KniesTORMTLLepageLNH093023

MONTRÉAL – Tout était en place pour que les joueurs réguliers des Canadiens de Montréal tirent leur épingle du jeu et ne fassent qu’une bouchée de leurs adversaires, samedi, au Centre Bell.

La troupe de Martin St-Louis affichait beaucoup plus de punch offensif que cette autre formation « B » des Maple Leafs de Toronto. On pouvait espérer voir des flammèches, surtout de la part du trio nouvellement formé par Nick Suzuki, Cole Caufield et le nouveau venu Alex Newhook.

Les trois ont connu leurs moments, tout comme l’unité pilotée par Kirby Dach, mais l’exécution a rarement été au rendez-vous et les chances de grande qualité se sont faites plutôt rares. À l’inverse, la formation torontoise n’a pas obtenu beaucoup d’occasions, mais elle a été opportuniste pour l’emporter 3-1.

« En première période, le premier trio était excitant à voir et j’ai trouvé qu’en équipe, nous étions dominants, a observé St-Louis. Notre avantage numérique (0-en-5) nous a ensuite enlevé du momentum et on s’est tiré dans le pied quelques fois. On a perdu, mais j’ai quand même vu du positif et de belles choses. »

Matthew Knies, Fraser Minten et Nicholas Robertson ont tous déjoué Samuel Montembeault dans les 40 premières minutes pour aider les Leafs à signer un deuxième gain en autant de soirs dans la métropole.

Le gardien québécois n’a pas particulièrement bien paru sur le but de Knies, qui l’a pris de vitesse en contournant le filet, mais il n’aurait pas pu faire grand-chose de plus sur les deux autres. Il a repoussé 12 lancers et a été remplacé par Jakub Dobes, auteur de sept arrêts, en troisième période.

À l’autre bout de la patinoire, seul Kaiden Guhle a été en mesure de déjouer Martin Jones, qui a fait face à un barrage de 33 rondelles. Le défenseur a connu un fort match, tout comme son jeune compagnon à la ligne bleue, David Reinbacher.

« Son calme me saute aux yeux, a fait valoir St-Louis. Il affiche le calme d’un gars beaucoup plus vieux que son âge. Le fait qu’il ait ce calme me permet de croire qu’il a une maturité spéciale pour un gars de 18 ans. »

À son deuxième match préparatoire, le choix de première ronde de l’équipe au dernier repêchage a joué avec aplomb et s’est démarqué aux deux extrémités de la patinoire. L’état-major a tout de même décidé de le renvoyer à Kloten, en Suisse, après le match.

« Lors de notre premier match, nous étions tous les deux un peu nerveux, a expliqué Guhle. Aujourd’hui, nous avons gardé les choses simples et nous avons eu du plaisir. J’ai trouvé qu’il avait très bien joué et que nous étions plus efficaces comme duo. »

En attaque, on a un peu plus vu Emil Heineman, qui avait promis d’en faire plus en matinée. Ce n’était rien pour écrire à sa mère, mais le pilote montréalais a affirmé qu’il s’agissait de son « meilleur match ». Newhook, lui, a eu de bons flashs sur le premier trio, et on a pu constater que sa vitesse ne serait jamais un problème.

Encore l’avantage numérique

Difficile de tirer des conclusions quant aux situations de jeu collectif dans un camp d’entraînement, mais il faut quand même bien décrire ce que l’on voit. Et ce que l’on a vu – encore une fois – du jeu de puissance du Tricolore n’était pas bien chic.

S’il avait été blanchi en six occasions, la veille, alors que ses éléments de pointe étaient absents, on aurait pu anticiper un grand déblocage compte tenu de la présence de Suzuki, Caufield et Kirby Dach. Ce fut toutefois le même refrain, à la simple exception que les hommes de St-Louis ont été en mesure de s’installer.

« L’exécution n’était pas au rendez-vous, a relevé Rafaël Harvey-Pinard. On avait de la misère à se trouver, on ne connectait pas sur des passes, on forçait des jeux au lieu de lancer. Il y a beaucoup à travailler en avantage numérique. […] L’objectif est d’arriver prêt au premier match de la saison. »

Les Canadiens se sont même fait prendre à la fin d’un avantage numérique quand Robertson s’est échappé à sa sortie du banc pour inscrire le troisième but de siens. Guhle a au moins rétabli l’équilibre un tant soit peu en touchant la cible sur un jeu planifié lors d’une infériorité en troisième période.

Pour une équipe qui a conclu au 29e rang dans la LNH avec une efficacité de 16,1 pour cent, la saison dernière, il s’agit assurément d’un aspect du jeu sur lequel s’attarder d’ici le début de la nouvelle campagne.

« On a forcé trop de choses et on n’a pas généré assez de chances, a analysé St-Louis. La présaison est là pour nous aider à travailler là-dessus. Il nous reste deux matchs et de bonnes pratiques ensemble pour être prêt pour le premier match. »