MANALAPAN, Floride – Barry Trotz s’est présenté aux réunions des directeurs généraux pour la dernière fois mercredi, avec un respect renouvelé pour le travail de DG, mais aucun regret quant à sa décision de quitter son poste.
Le dirigeant de 63 ans a annoncé le 2 février qu’il allait quitter son poste de DG des Predators de Nashville, mais qu’il allait conserver ce rôle jusqu’à ce que son successeur soit trouvé. Il va aider au processus de sélection, puis il va agir à titre de conseiller jusqu’à l’échéance de son contrat à la fin de la prochaine saison.
Trotz a indiqué que les Predators avaient déployé un « large filet » dans la quête de leur prochain DG, et que les dirigeants de l’organisation allaient se réunir la semaine prochaine afin de réduire le nombre de candidats. Nashville (30-28-9), qui occupait le dernier rang de la LNH le 1er décembre (8-13-4), accuse maintenant deux points de retard sur le Kraken de Seattle et la deuxième place de quatrième as dans l’Association de l’Ouest.
« Je dirais qu’il y a beaucoup d’intérêt pour ce poste, a mentionné Trotz. (Le président et propriétaire) Bill Haslam et notre groupe de propriétaires vont réduire le nombre de candidatures, et quand ce nombre sera raisonnable pour les entrevues, je ferai partie de ce processus d’entrevues puis de sélection avec les propriétaires. »
Trotz a été embauché comme DG le 27 février 2023, et a officiellement remplacé David Poile le 1er juillet de cette année-là. C’était la première fois qu’il occupait la chaise de DG après 23 saisons comme entraîneur dans la LNH avec les Predators, les Capitals de Washington et les Islanders de New York. Il occupe le cinquième rang de l’histoire de la ligue pour les matchs dirigés (1812) et les victoires (914) parmi les entraîneurs, et il a remporté la Coupe Stanley avec les Capitals en 2018.
Il a mentionné que le poste d’entraîneur représentait ce qu’il y avait de mieux après le métier de joueur. Il aimait l’adrénaline ainsi que les hauts et les bas qui suivaient les victoires et les défaites. En tant qu’entraîneur, il devait rester dans le moment présent. En tant que DG, il doit regarder plus loin dans le temps, à long terme.
« La passion est toujours là, les victoires et les défaites ont encore un impact, mais il faut toujours garder en tête la vue d’ensemble, a noté Trotz. Quand on est derrière le banc, nous pensons uniquement au prochain match, à la prochaine présence, ce genre de choses. Comme directeur général, il faut penser aux deux, trois ou quatre prochaines années. Il faut beaucoup de patience. »
Les exigences liées aux deux postes sont également différentes.
« Comme entraîneur, il est possible de s’éloigner du hockey pendant six, même huit semaines pendant l’été, de mettre ça sur pause et de recharger les batteries, a-t-il lancé. Comme DG, on ne peut jamais faire ça, parce que c’est presque un poste qui t’occupe pendant 365 jours par année. C’est très exigeant, et j’ai énormément de respect pour ce poste. »
Chaque année au cours de leurs réunions, les DG discutent des nuances de leur sport et effectuent des recommandations pour des changements de règlements. À l’extérieur – les partisans, les médias, et même les entraîneurs – possèdent beaucoup d’idées et d’opinions. Trotz a changé de perspective sur le rôle des DG, qu’il qualifie de « gardiens du sport ».
« Nous voulons simplement nous assurer que le sport se porte bien, et que les processus sont les bons afin de nous permettre de prendre les meilleures décisions, que ce soit pour accorder des buts ou pour décerner des sanctions disciplinaires, ce qui semble être un sujet d’actualité, a-t-il dit. J’ai tellement de respect pour tous les directeurs généraux qui sont ici. J’ai évidemment été de l’autre côté comme entraîneur, et je peux maintenant voir tout le reste du processus. J’éprouve encore plus de respect pour tout le temps, les efforts et la passion envers l’état de notre sport que ces hommes déploient.
« Il arrive que des gens disent qu’il faudrait faire ceci ou cela. Mais quand on arrive ici, ils commencent à parler des choses qui se sont déjà produites dans le passé, des conséquences involontaires qui ont accompagné certains changements de direction. Rien n’est fait sans que ces hommes et les employés de la ligue effectuent beaucoup de discussions et de recherches. Le partisan moyen peut avoir une opinion tranchée. C’est facile d’être un gérant d’estrade dans son salon, mais c’est autre chose quand on entre dans le vif du sujet ici. »
Trotz affirme être en paix avec sa retraite imminente. Après les deux duels des Predators conter les Penguins de Pittsburgh dans le cadre de la Série globale de la LNH à Stockholm les 14 et 16 novembre, l’équipe a bénéficié de quelques jours de congés. Trotz a effectué un rapide voyage en Espagne pour voir sa fille, son mari et leur fille. Ils ont célébré ensemble le cinquième anniversaire de sa petite-fille.
« J’ai été là pendant seulement 36 heures, a raconté Trotz. C’était merveilleux. À mon retour, ça m’a frappé, c’était le premier anniversaire auquel j’assistais. Elle a 5 ans. C’est ce qui m’a vraiment poussé à prendre cette décision. À me dire que le moment était venu. Ce sport a été merveilleux pour moi. Je l’aime. Je vais toujours l’aimer. Il fera toujours partie de moi. Mais je réalise aussi qu’il y a des gens proches de moi qui sont très importants à mes yeux, et je veux faire partie de leur vie. »






















