DANAULT ANDERSON BADGE CHAUMONT

MONTRÉAL – Il y a trois attaquants de plus de 30 ans chez les Canadiens de Montréal : Brendan Gallagher (33 ans), Phillip Danault (33 ans) et Josh Anderson (31 ans). Si l’expérience ne s’achète pas, pour recycler une expression chère de Martin St-Louis, ce trio aura son mot à dire d’ici la fin de la saison.

Dans ce gain de 3-2 en prolongation contre les Bruins de Boston où Cole Caufield a marqué son 40e but de la saison, le trio des vieux a tracé le chemin à suivre à plusieurs reprises dans ce match.

Anderson l’a fait en redirigeant une frappe de Lane Hutson pour créer l’égalité 2-2 à mi-chemin en deuxième période, mais il l’a aussi fait en sortant ses grosses épaules. En fin de troisième période, le numéro 17 a renversé le défenseur Charlie McAvoy avec une percutante mise en échec derrière le filet de Jeremy Swayman. De la première à la dernière minute, Anderson a utilisé sa grande vitesse pour déstabiliser la défensive des Bruins.

Gallagher a aussi joué le rôle du marteau dans ce classique face aux Bruins. Malgré un temps de jeu légèrement supérieur à 10 minutes, le fougueux ailier droit a obtenu six mises en échec en plus d’écrire son nom sur la feuille de pointage avec une passe sur le but d’Anderson.

BOS@MTL: Anderson crée l'égalité sur une déviation

« Quand tu regardes les équipes qui aspirent à gagner, elles misent toutes sur un trio d’énergie avec des joueurs expérimentés, a dit Danault à quelques heures du départ de l’équipe en direction de Detroit. Nous avons de la profondeur au sein de notre équipe. Martin (St-Louis) a du choix pour former ses trios. Mais nous avons joué un gros match contre les Bruins. »

« Nous ne sommes jamais complètement satisfaits, a poursuivi Danault. Nous voulons contrôler la rondelle et créer des jeux. Nous jouons un style nord-sud, mais nous devons aussi peaufiner nos jeux. Nous devons être un trio difficile à affronter. Nous placerons des rondelles en fond de territoire. »

Depuis le 24 janvier, St-Louis a gardé intact le trio de Danault au centre d’Anderson et de Gallagher dans 15 des 16 derniers matchs. Gallagher n’avait pas joué contre les Sharks de San Jose samedi dernier, sautant son tour pour une première fois.

Absent à l’entraînement mercredi afin de recevoir des traitements, Anderson fera le voyage avec ses coéquipiers dans la ville de l’automobile.

« Josh est un joueur très important, a noté Gallagher. Il peut changer le cours d’un match en une seule présence. Il est une carte précieuse. Il est aussi un coéquipier respecté et aimé de tout le monde. Nous le regardons à l’intérieur du vestiaire et nous nous attendons à le voir connaître un grand match quand l’enjeu devient plus important. Il peut marquer des buts, il frappe, il patine et il est fatigant comme rival. »

Sur papier, les trois vétérans patinent au sein du quatrième trio. Pour rester au sommet de leur art, ils doivent surtout se tenir loin de la dentelle.

« Ils ont besoin de garder une simplicité dans leur jeu, a expliqué St-Louis. Ils doivent jouer selon leurs forces. Andy et Gally vont foncer dans des coins et ils resteront physiques pour récupérer des rondelles. Andy a aussi un très bon coup de patin et il force ses coéquipiers à placer la rondelle en fond de territoire. Avec ce trio, la rondelle doit se retrouver derrière la ligne des buts. Ils doivent amener leur pesanteur.

« C’est une ligne qui dicte le rythme d’un match, a enchaîné l’entraîneur en chef. Tu récupères le rythme avec la rapidité, la pesanteur et la simplicité. »

Après le passage des Bruins à Montréal, le Tricolore jouera une autre rencontre importante contre un rival de division à Detroit jeudi.

« Nous sommes heureux de notre dernier match, nous trouvons que nous avons retrouvé notre identité comme équipe, a souligné Gallagher. Mais la constance reste la clé dans cette ligue. Nous devrons jouer un autre bon match contre une autre très bonne équipe, une équipe qui se bat aussi pour participer aux séries. »

St-Louis a refusé d’identifier son gardien partant pour ce match contre les Red Wings. Il le fera jeudi en matinée. 

Dans un vestiaire des plus tranquilles mercredi matin à Brossard, Danault avait encore le sourire dans le visage en repensant au but décisif de Caufield à 3-contre-3 face aux Bruins.

« Honnêtement, quand nous avons marqué en prolongation, je me sentais comme dans un rêve, a dit le Québécois. C’est comme si je n’avais jamais vécu cette foule et cette énergie. C’était magique. C’était beau. J’étais très heureux d’en faire partie. »