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MANALAPAN, Floride – Les deux meilleures équipes de la LNH se feront face mercredi dans un match qui aura une haute importance pour le classement de la section Centrale et le portrait des séries éliminatoires.

L’Avalanche du Colorado, en tête de la Centrale avec 97 points en 66 matchs, seront les hôtes des Stars de Dallas, deuxièmes avec 94 points en 67 parties, au Ball Arena (21 h 30 HE; HBO MAX, TNT, TVAS2).

Il s’agira du deuxième de trois affrontements en 30 jours entre les deux équipes. Le Colorado l’a emporté 5-4 en tirs de barrage à Dallas le 6 mars. Les Stars seront à nouveau à domicile face à l’Avalanche le 4 avril.

« Ces rencontres ont une saveur particulière parce qu’il y a un respect mutuel entre les deux équipes », a soutenu le directeur général des Stars, Jim Nill. « Les joueurs savent qu’ils auront probablement à défaire cette équipe si nous voulons gagner la Coupe Stanley. Ils le comprennent, et ils en tirent beaucoup de fierté.

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« Mais qu’on perde ou qu’on gagne [mercredi], ce n’est pas la fin du monde. Il y a encore beaucoup de chemin à faire. »

Un sentiment partagé par l’Avalanche et son directeur général Chris MacFarland. Le duel de mercredi est important pour plusieurs raisons, mais l’impact sur le classement est probablement celle qui retient le plus l’attention.

L’Avalanche et les Stars sont les deux meilleures équipes de la Ligue. Le Wild du Minnesota, qui est troisième dans la Centrale avec 88 points, occupe le cinquième rang du classement général. Le Wild a encore deux matchs à jouer contre Dallas.

Comme le format des séries assure qu’une des équipes entre l’Avalanche, les Stars et le Wild sera éliminée au premier tour et que deux d'entre elles seront en vacances après le deuxième tour, terminer au sommet de la section est d’une importance capitale. Même si ça ne garantit rien, ça permet néanmoins d’éviter de jouer contre l’une des deux autres formations au premier tour.

« Avec le départ que nous avons connu, je pense que c’est important (de gagner le titre de section), a dit MacFarland mardi après les réunions des directeurs généraux de la LNH. Dallas vous dirait la même chose, et le Minnesota vous dirait la même chose. »

Mais penser à cette situation alors qu’il y a encore un mois à faire à la saison régulière n’est pas la marche à suivre, ce qui explique pourquoi MacFarland et Nill se concentrent davantage sur la façon de jouer de leur équipe respective que sur l’importance de terminer au premier rang.

« Je comprends la question, mais je pense que Bedsy (l’entraîneur Jared Bednar) et ses adjoints font de l’excellent travail pour mettre l’accent sur le processus quotidien. Si nous faisons ce que nous avons à faire jour après jour, le tableau indicateur et le classement vont suivre, a dit MacFarland. Notre travail est d’être prêts à affronter Dallas, et ensuite Chicago vendredi. Puis dans un mois, peu importe où nous sommes au classement, nous serons prêts pour un match no 1. »

« C’est probablement le chemin facile pour éviter une question, mais nous voulons simplement nous préparer en vue des séries, a ajouté Nill. Nous savons que nous voulons être au sommet de notre art pour battre ces équipes, alors nous devons nous assurer d’être à ce niveau. »

Et les Stars étaient justement à ce niveau jusqu’à leur abrupte défaite de 6-3 contre le Mammoth de l’Utah lundi, leur première en temps réglementaire depuis le 22 janvier. Ce revers avait été précédé d’une séquence de 15 matchs de suite avec au moins un point (14-0-1) au cours de laquelle l’équipe avait inscrit 4,13 par match en moyenne et n’en avait accordé que 2,33, puis avait montré des taux de réussite de 33,3 % en avantage numérique et 86 % en infériorité numérique.

Les Stars ont rétréci l’écart de 12 à 3 points sur l’Avalanche, et ce, malgré les absences de Roope Hintz, Mikko Rantanen et Radek Faksa. L’équipe jouera sans ses trois attaquants pour un cinquième match d’affilée et une neuvième fois en 10 matchs mercredi.

À Dallas, on espère les revoir d’ici la fin de la saison régulière.

« On joue avec beaucoup de cohésion. Notre structure défensive est bonne. Notre jeu à 5-contre-5 s’est amélioré, alors qu’on s’en inquiétait en première moitié de saison. Notre avantage numérique est incroyable et nos unités d’infériorité numérique prennent leurs aises, a énuméré Nill. On a plusieurs blessés, oui, mais d’autres joueurs ont eu une occasion de lever leur jeu d’un cran et c’est ce qu’ils ont fait. »

L’Avalanche est aussi aux prises avec des blessures. Artturi Lehkonen ratera un huitième match de suite, Gabriel Landeskog, un sixième, et Ross Colton, un quatrième.

MacFarland s’attend à bientôt revoir Landeskog, Lehkonen et Logan O’Connor, qui n’a toujours pas joué cette saison car il se remet d’une opération à une hanche. Pour Colton, c’est moins clair.

Les blessures ont forcé le DG à acquérir des renforts à la date limite des transactions. Un seul renfort, en fait, mais non le moindre. Nazem Kadri est présentement le complice de Nathan MacKinnon et Martin Necas sur le premier trio de l’équipe.

« Ce n’est pas ce qu’on envisageait pour lui, mais il faut prendre certains moyens en l’absence de joueurs », a expliqué MacFarland.

Avec un mois à écouler avant la fin de la saison régulière et une course aux séries encore très serrée, l’Avalanche et les Stars comprennent toute l’importance du match de demain et s’assureront de tout donner, qu’importe les joueurs qui seront présents sur la glace du Ball Arena.

« Nos deux équipes ont peu de faiblesses, a conclu Nill. Des matchs comme celui-là sont importants. »

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