SlafkovskyMarcilLNH010126

Au cours d'une saison, certains joueurs voient leur situation être modifiée, que ce soit en raison d'un changement de rôle, d'une transaction ou d'une blessure à un coéquipier. Chaque jeudi, LNH.com propose aux poolers quelques joueurs dont la valeur est en hausse et quelques autres dont la valeur est en baisse, et avec lesquels les poolers devraient faire preuve de prudence.

EN HAUSSE

Juraj Slafkovsky, Canadiens de Montréal (A) : Étonnament, c’est depuis qu’il a été séparé des deux meilleurs attaquants de l’équipe – Nick Suzuki et Cole Caufield – que Slafkovsky connaît ses meilleurs moments de la saison. Jumelé à Ivan Demidov et à Oliver Kapanen sur le deuxième trio depuis dix matchs, Slafkovsky est le deuxième joueur le plus productif du Tricolore au cours de cette période, derrière le défenseur Lane Hutson (16), avec 12 points (quatre buts, huit passes). À titre comparatif, il avait amassé seulement 16 points à ses 29 premières parties de la campagne. Le moins qu’on puisse dire, c'est que la chimie opère avec ses compagnons de trio, puisque Slafkovsky a récolté sept de ses 12 points en même temps que Demidov ou Kapanen. Sur cette unité, il affronte généralement des effectifs adverses de moins bonne qualité que lorsqu’il évoluait avec Suzuki et Caufield, ce qui devrait l’aider à maintenir sa production. Le fait qu’il demeure utilisé sur la première vague du jeu de puissance, qui est à égalité au cinquième rang de la LNH au chapitre de l’efficacité (25%), joue aussi en sa faveur. Slafkovsky a amassé quatre de ses 12 plus récents points en avantage numérique, sans compte.

MTL@TBL: Slafkovsky force la tenue de la prolongation

Jamie Drysdale, Flyers de Philadelphie (A) : Drysdale vient d’amasser huit points (un but, sept passes) à ses 13 derniers matchs, après en avoir obtenu 10 à ses 25 premières rencontres de la saison. Les Flyers (20-12-7) figurent parmi les surprises dans la LNH, et leur offensive tourne à plein régime depuis le début du mois de décembre, avec une moyenne de plus de trois buts par partie (3,07). Ça profite à Drysdale, que l’entraîneur Rick Tocchet utilise presque exclusivement dans un rôle offensif. Le joueur de 23 ans évolue sur la première vague du jeu de puissance et il est le défenseur qui entame le plus souvent ses mises en jeu en zone offensive à 5-contre-5 chez les Flyers (52,9%, minimum 30 matchs). Le sixième choix au total du repêchage 2020 a toujours possédé un bon potentiel offensif, mais il a souvent frustré les poolers en raison de son inconstance et de ses nombreuses blessures. Reste à voir s’il est réellement sur une lancée durable, mais chose certaine, les poolers doivent battre le fer pendant

Juuse Saros, Predators de Nashville (G) : La valeur de Saros dans les pools a chuté à la même vitesse que les Predators au classement en début de saison. Or, ces derniers sont l’une des bonnes équipes de la LNH depuis le début du mois de décembre (10-4-0), et Saros y est pour beaucoup. Au cours de cette période, le portier finlandais est à égalité au deuxième rang chez les gardiens de la LNH au chapitre des victoires (8-3-0) et il a effectué huit départs de qualité (pourcentage d’arrêts supérieur à ,900) en 11 sorties. Les Predators risquent de redevenir l’équipe qu’ils étaient durant le premier quart de la saison, mais les poolers peuvent toujours surfer sur la vague pendant qu’elle dure. Trois des cinq prochains adversaires de Nashville – le Kraken de Seattle, les Flames de Calgary et les Blackhawks de Chicago – ne sont pas dans le portrait des séries éliminatoires au moment d’écrire ces lignes.

CAR@NSH: Saros frustre Hall tard en 2e période

EN BAISSE

Quinton Byfield, Kings de Los Angeles (A) : S’il y en a un qui doit être soulagé de voir le mois de janvier arriver, c’est bien Byfield. Parce que le mois de décembre a été extrêmement difficile pour l’imposant joueur de centre, qui n’a obtenu que deux points à ses 12 derniers matchs et qui a été blanchi à 11 reprises. Il faut dire que Byfield n’a pas exactement des ailiers qui vont l’aider à produire, lui qui évolue depuis quelques matchs entre Warren Foegele et Trevor Moore. C’est sans compter le fait que Byfield n’évolue pas sur la première vague du jeu de puissance et que, collectivement, les Kings ont de la difficulté à trouver le fond du filet. Après 38 matchs cette saison, seul Adrian Kempe a récolté plus de 25 points (32) à Los Angeles.

Josh Morrissey, Jets de Winnipeg (D) : Morrissey n’a obtenu que deux points (un but, une passe) à ses sept plus récents matchs, et depuis le 28 novembre, il n’en compte que sept (un but, six aides) en 16 rencontres, un rythme de moins de 40 points sur une saison complète. Morrissey n’est pas devenu un mauvais défenseur du jour au lendemain, il évolue simplement dans un environnement offensif peu favorable. Depuis le début du mois de décembre, les Jets montrent la pire fiche de la LNH (2-7-4) et ils peinent à marquer avec seulement 2,38 filets par partie, la cinquième pire moyenne de la LNH, à égalité avec les Kings et les Canucks de Vancouver. Les Jets sont aussi l’équipe d’un seul trio, alors que derrière Mark Scheifele (45 points), Kyle Connor (45) et Gabriel Vilardi (33), le meilleur pointeur chez les attaquants est Nino Niederreiter, avec seulement 15 points. Dans ce contexte, difficile pour Morrissey de produire avec constance, une situation qui pourrait perdurer jusqu’à ce que les Jets ajoutent du punch

Calvin Pickard, Oilers d’Edmonton (G) : La blessure de Tristan Jarry, qui le tiendra à l’écart pour quelques semaines, aurait pu faire grimper la valeur de Pickard dans les pools. Or, c’est Connor Ingram, rappelé de la Ligue américaine de hockey, qui semble avoir l’avantage devant le filet pour le moment. Depuis que Jarry est absent, Ingram a obtenu quatre des six départs disponibles – dont trois de suite du 21 au 27 décembre – et il a fait bonne figure avec un dossier de 2-2-0. Sa moyenne de buts alloués de 3,28 et son pourcentage d’arrêts de ,883 durant cette séquence sont largement plombés par une sortie plus difficile dans la défaite de 6-2 contre les Bruins de Boston mercredi. Pickard a certes brillé lundi avec 41 arrêts dans un gain de 3-1 contre les Jets, mais il connaissait des difficultés auparavant, avec une fiche de 1-2-0, une moyenne de 3,65 et un taux d’efficacité de ,889 depuis le début du mois de décembre.