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Presque une semaine après la date limite des transactions dans la LNH, plusieurs échanges ont déjà changé la donne dans les pools de hockey. Pour certains joueurs, un changement d’air pourrait relancer leur production offensive, tandis que pour d’autres, le départ d’un ou plusieurs coéquipiers signifie plus de responsabilités et davantage d’occasions de noircir la feuille de pointage. 

Voici donc cinq joueurs dont la valeur a augmenté dans les pools avec les échanges effectués dans la foulée de la date limite des transactions, qui avait lieu vendredi dernier (en ordre alphabétique).

Jonathan Drouin, Blues de St. Louis (A) : L’attaquant n’avait récolté qu’une seule passe en 16 matchs avec les Islanders de New York avant de passer aux Blues dans la transaction impliquant Brayden Schenn. Il profite donc d’un nouveau départ pour tenter de relancer sa saison et il a d’ailleurs inscrit un but en avantage numérique à son premier match avec sa nouvelle équipe. Drouin est utilisé sur la première vague du jeu de puissance avec des noms beaucoup plus intéressants qu’à New York, où il était cantonné à la deuxième unité du quatrième pire avantage numérique de la LNH (16,2%). Les Blues ne font pas beaucoup mieux dans cette facette du jeu (17,1%), mais ce rôle demeure beaucoup plus propice à la production offensive pour Drouin. En carrière, 33% de ses points ont été obtenus avec l’avantage d’un homme (131 sur 396).

Conor Garland, Blue Jackets de Columbus (A) : Garland a démarré en force avec un doublé à son deuxième match avec les Blue Jackets lundi, puis il a répété l'exploit le jour suivant. Avant d’être échangé par les Canucks de Vancouver, l’ailier avait passé la majorité de ses dernières rencontres aux côtés de Teddy Blueger et Liam Ohgren, qui ont un total combiné de seulement 22 points cette saison. À Columbus, Garland évolue avec Sean Monahan et Kent Johnson, des compagnons de trio nettement plus intéressants. Mais surtout, il rejoint une équipe qui a remporté 15 de ses 20 dernières parties (15-2-3) et qui a marqué 76 buts durant cette séquence. En Ohio, Garland pourrait redevenir le joueur qui a flirté avec le plateau des 20 buts au cours des quatre dernières campagnes.

LAK@CBJ: Garland inscrit son deuxième but du match

Nazem Kadri, Avalanche du Colorado (A) : Difficile de ne pas inclure Kadri dans cette liste quand il vient de passer de la pire offensive de la LNH, celle des Flames de Calgary (2,44 buts/match), à la meilleure avec l’Avalanche (3,78). Avant d’être échangé, Kadri affichait sa pire moyenne de point par match (0,67) depuis la saison 2020-21 (0,57). Il avait amassé 41 points (12 buts, 29 passes) en 61 rencontres, un rendement décevant après des saisons de 75 et 67 points avec les Flames. Même si Kadri pourrait éventuellement se retrouver dans la chaise de troisième centre derrière Nathan MacKinnon et Brock Nelson, il va profiter d’un environnement beaucoup plus offensif au Colorado, un endroit qu’il connaît bien pour y avoir évolué de 2019 à 2022. Pour l’instant, l’entraîneur Jared Bednar l’utilise toutefois à gauche de MacKinnon et Martin Necas sur le premier trio en remplacement de Gabriel Landeskog, blessé au bas du corps. Kadri est aussi employé sur la première vague du jeu de puissance à la place de Landeskog. Il a amassé une aide en une partie jusqu’ici avec l’Avalanche.

Alexis Lafrenière, Rangers de New York (A) : Le départ d’Artemi Panarin pour Los Angeles semble avoir permis à Lafrenière de sortir de l’ombre. Même s’il a été repêché au premier rang en 2020, l’attaquant québécois n’a jamais été capable de s’imposer comme l’une des pierres angulaires de l’offensive des Rangers. Mais maintenant que Panarin n’est plus dans le portrait, l’entraîneur Mike Sullivan n’a guère le choix de lui confier plus de responsabilités, et Lafrenière le lui rend bien. En huit matchs depuis l’échange de Panarin, le 4 février, il est au sommet des pointeurs de New York avec 10 points (six buts, quatre passes). Lafrenière est également utilisé sur la première vague du jeu de puissance, ce qui lui est rarement arrivé en carrière – il compte 24 points avec l’avantage d’un homme – et son temps de jeu global est en hausse. Avant l’échange de Panarin, il jouait en moyenne 17:05 par rencontre, mais à ses six dernières parties, il a joué 18:38 ou plus à cinq reprises, franchissant la barre des 20 minutes trois fois.

CGY@NYR: Lafrenière réussit son deuxième tour du chapeau en carrière

MacKenzie Weegar, Mammoth de l’Utah (D) : Weegar se dirigeait vers une saison de moins de 30 points après avoir récolté 47 points ou plus lors de chacune de ses deux campagnes à Calgary avant d’être échangé. Mais comme Kadri, une bonne partie de ses déboires s’expliquait par le piètre environnement offensif dans lequel il évoluait. Le Mammoth n’a pas acquis Weegar pour diriger la première vague de son jeu de puissance, mais il devrait jouer de grosses minutes. Évoluer pour une équipe qui marque plus de trois buts par match (3,12) devrait aussi l’aider à être plus productif que pendant les trois premiers quarts de la saison. Déjà une bête dans les pools à catégories multiples, Weegar pourrait devenir extrêmement payant s’il parvient à noircir la feuille de pointage avec un peu plus de constance d’ici la fin de la saison.