Skip to main content

Philippe Boucher voit Noah Dobson très gros en vue du repêchage

L'ancien entraîneur des Remparts de Québec affirme qu'il aurait de la misère à ignorer le défenseur s'il parlait au troisième rang au total

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAINT-AGAPIT - Philippe Boucher s'excuse à l'avance : il a un faible pour les défenseurs droitiers. Déformation professionnelle, admet-il, c'est qu'il en a été un dans la LNH. Boucher voit donc très gros Noah Dobson, du Titan d'Acadie-Bathurst, en vue du repêchage à venir.

Il peut faire une bonne évaluation de Dobson pour l'avoir vu à l'œuvre au cours des deux dernières saisons dans la LHJMQ, à titre d'entraîneur des Remparts de Québec.

« Je l'ai vu des dizaines de fois et je suis un grand "fan" », s'est affiché Boucher en entrevue à LNH.com la semaine dernière.

« Il m'avait grandement impressionné à l'âge de 16 ans la saison dernière, quand nous avions affronté le Titan en séries éliminatoires », a-t-il évoqué à l'occasion de la Classique de golf des Étoiles, un tournoi caritatif pour la Fondation portant son nom qui vient en aide aux enfants défavorisés du comté de Lotbinière.

« Je l'avais trouvé dominant au même titre que l'avait été l'attaquant Pierre-Luc Dubois contre nous au même âge en 2014-15, a-t-il soumis. J'avais décelé chez lui les mêmes qualités d'un joueur exceptionnel.

« Cette saison, il a été le meilleur défenseur et un des meilleurs joueurs de la ligue. Contrôler le jeu comme il le fait à son âge, c'est remarquable. Il a été un des piliers du Titan dans sa conquête de la Coupe Memorial. 

« Il ne jouera plus dans le junior à l'âge de 19 ans », a argué Boucher, qui a quitté les Remparts à la fin de la saison dernière. « Je le vois suivre le même cheminement qu'un défenseur comme Samuel Girard de l'Avalanche du Colorado. »

Boucher, qui a été un choix de premier tour (13e au total) des Sabres de Buffalo en 1991, voit en Dobson des ressemblances dans le style du défenseur vedette Seth Jones des Blue Jackets de Columbus.

« Quand je jouais pour les Stars de Dallas, le père de Seth Jones (l'ancien basketteur étoile Popeye Jones) m'avait demandé de l'accompagner à un match de hockey de son fils, a-t-il raconté. Popeye était l'entraîneur des Mavericks de Dallas dans la NBA et il voulait avoir mon opinion sur les qualités athlétiques de Seth qui était âgé de 13 ans à ce moment. Après l'avoir vu faire deux présences sur la glace, je lui avais dit que son fils allait jouer dans la Ligue nationale.

« Il possédait trop d'aptitudes naturelles, d'intelligence au jeu et de maturité pour ne pas réussir. Je vois la même chose pour Dobson. »

Boucher ne veut surtout pas dire quoi faire aux Canadiens de Montréal, mais il a déclaré qu'il aurait de la misère à ne pas sélectionner à Dobson au troisième rang au total de la séance.

« Je connais moins les autres principaux espoirs - les Andrei Svechnikov et Brady Tkachuk, a-t-il pris soin de préciser. Je sais que Rasmus Dahlin est dans une catégorie à part et que Filip Zadina est classé troisième. »

Parlant de Zadina, un ailier gauche des Mooseheads de Halifax, Boucher n'a que de bons mots à son endroit.

« Je l'ai moins vu, mais je l'avais trouvé meilleur au même âge que Nico Hischier, qui a été le premier choix au total du repêchage 2017 de la LNH. L'entraîneur André Tourigny m'avait vanté Hischier, mais il a connu plus de succès qu'on aurait pu le croire à sa première saison chez les Devils du New Jersey. Il est doté d'une intelligence au jeu supérieure.

« Zadina est dominant dans plusieurs aspects du jeu, a-t-il continué. C'est un homme, il possède le physique de l'emploi. Il aura besoin d'une saison additionnelle dans les rangs juniors, à mon avis. Ce serait une excellente chose pour lui, d'autant que les Mooseheads seront les hôtes du tournoi de la Coupe Memorial en 2019. »

Après cinq ans, Boucher a mis fin à son association avec les Remparts comme entraîneur et directeur général de l'équipe. Il veut s'accorder un temps d'arrêt avant de relever un prochain défi.

« J'ai eu des discussions avec Halifax, mais j'ai un peu trop attendu avant de leur donner ma réponse. Ils ont fait un excellent choix en recrutant Éric Veilleux. J'ai passé une entrevue par curiosité avec les Voltigeurs de Drummondville. C'est une organisation que je respecte et qui a un bel avenir, mais je les ai rappelés pour leur dire que je n'étais pas prêt à me rembarquer et que je préférais prendre du temps pour moi. Je veux voyager et décompresser. Je vais aller voir ma fille jouer au basketball et soutenir mon fils qui veut faire ses débuts dans le hockey professionnel.

« J'ai d'autres projets qui n'ont aucun lien avec le hockey qui m'allument. »

En voir plus

La LNH utilise des témoins, des pixels invisibles et d'autres outils technologiques similaires. En naviguant sur les sites web de la LNH et ses autres services en ligne, vous acceptez les pratiques décrites dans notre Politique de confidentialité et dans nos Conditions générales d'utilisation, incluant notre Politique sur les témoins.