TORONTO – Il y a un endroit, au siège social de Hockey Canada à Calgary, qu’on appelle le Sanctuaire du hockey. Il s’agit d’un espace de réunion rempli de photos et de souvenirs liés aux équipes canadiennes championnes du passé, que ce soit aux Jeux olympiques, à la Coupe Canada, à la Coupe du monde de hockey, au Championnat mondial junior, au Championnat du monde – la liste est longue.
C’est une photo instantanée du riche héritage du pays en matière de hockey.
Et un rappel de la hauteur à laquelle la barre dorée continue d’être placée pour l’avenir.
Demandez-le à Sidney Crosby, sans doute le joueur canadien le plus décoré sur la scène internationale.
« Ça signifie beaucoup de jouer au hockey, d'être Canadien, il y a énormément d’attentes, » a dit le capitaine des Penguins de Pittsburgh. « Et cette attente, quand tu vas aux Jeux olympiques, c’est de gagner l’or. »
Pour lui, rien d’autre n’est acceptable. Ça ne l’a jamais été dans le passé, et ça ne le sera certainement pas au cours des prochaines semaines aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026.
Et s’il y a quelqu’un capable de transmettre cet état d’esprit à ses coéquipiers, c’est bien Crosby.
Il y a une raison, après tout, pour laquelle on le surnomme Capitaine Canada. Jetez un coup d’œil à son palmarès. Il a remporté l’or aux Jeux de Vancouver en 2010, à ceux de Sotchi en 2014, au Championnat mondial junior de 2005, au Championnat du monde de 2015 et à la Coupe du monde de hockey en 2016. Son plus récent triomphe : aider le Canada à mettre la main sur le titre de la Confrontation des 4 nations en février dernier en tant que capitaine.
Au cours de ce parcours incroyable, il a créé l’un des moments les plus emblématiques de la culture canadienne en marquant ce qui est à jamais devenu le but en or lors de la prolongation du match de la médaille d’or à Vancouver, donnant au Canada une spectaculaire victoire de 3-2 contre les États-Unis.
Ce moment faisait partie des nombreux souvenirs exposés dans le Sanctuaire du hockey lorsque Hockey Canada a accueilli 92 joueurs invités de ses équipes masculine, féminine et de parahockey pour son camp d’orientation des équipes nationales, du 26 au 28 août. Il s’agissait d’un rassemblement que Scott Salmond, vice-président principal de la haute performance et des opérations hockey à Hockey Canada, a décrit comme « la première étape vers notre objectif de gagner trois fois l’or en février ».
Ce message – du moins en ce qui concerne l’équipe masculine du Canada – a trouvé écho chez le défenseur des Jets de Winnipeg Josh Morrissey lorsqu’il a parcouru le Sanctuaire du hockey pendant le camp d’orientation. L’Albertain de 30 ans a même pu se remémorer ses propres succès à l’international quand il a gagné l’or au niveau junior en 2015 et aux 4 nations en 2025.
Maintenant, à l’aube du premier match du Canada contre la Tchéquie, jeudi (10 h 40 HE; ICI Télé, TOU.TV, RDS2), le mantra demeure le même.
L’or, ou rien.
« Honnêtement, on n’a même pas besoin qu’on nous le dise, » a confié Morrissey à LNH.com. « Personne ne nous le dit. Nous en sommes tous conscients. C’est la façon dont on voit les choses.
« Être dans cette pièce, voir tous ces championnats, l’histoire, l’héritage des équipes canadiennes championnes, c’était vraiment spécial. Et nous étions plusieurs à avoir déjà fait partie d’au moins une de ces équipes. Alors, on connaît les attentes. Nous avons les mêmes.
« Tu regardes les équipes qui ont tracé la voie avant nous, elles ont démontré ce qui peut être accompli quand l’objectif est grand. Ce n’est pas de la pression si tu ne la laisses pas t’atteindre. »
Le chemin tracé par les vétérans
Jeudi, CBC a présenté en primeur un documentaire intitulé « RIVAUX : La Confrontation des 4 nations ». Il s’agissait d’un regard en coulisses du tournoi remporté par le Canada grâce au but en prolongation de Connor McDavid lors d’une victoire de 3-2 contre les États-Unis en finale, et qui comprenait des entrevues avec, entre autres, McDavid, son coéquipier Brandon Hagel, leurs adversaires Brady et Matthew Tkachuk, et même l’ancien premier ministre du Canada Justin Trudeau.
La citation la plus révélatrice, toutefois, est venue de l’entraîneur du Canada, Jon Cooper.
« Quand tu représentes le Canada, tu es là pour gagner l’or, a affirmé le pilote. Tu n’es pas là pour participer. »
McDavid ne pourrait être plus d’accord.
La super vedette des Oilers d’Edmonton a grandi à Newmarket, en Ontario, à une soixantaine de kilomètres au nord de Toronto, avec une affiche de son idole Crosby sur le mur de sa chambre. Il se souvient d’avoir regardé le but en or avec ses coéquipiers de l’époque, et comme tout le monde, il avait sauté de joie lorsque la rondelle a trouvé le fond du filet.



















