En effet, la Confrontation des 4 nations, qui incluait aussi le Canada, les États-Unis et la Suède, a été difficile pour les Finlandais. Plusieurs défenseurs manquaient à l’appel, comme Heiskanen et l’arrière des Flyers de Philadelphie Rasmus Ristolainen, qui seront tous les deux aux Olympiques cette fois. Malgré tout, Lundell a vu ce tournoi comme une bonne préparation pour son équipe avant de se rendre à Milan.
« C’était la première fois en 10 ans que tous les meilleurs joueurs étaient réunis, a-t-il mentionné. Nous avons vu c’est comment, ce que nous avons fait de bien et ce que nous avons moins bien fait. Maintenant, nous allons à un autre tournoi, et ce sera gros pour nous. Nous savons que ce sera un court tournoi et nous voulons bien sûr mieux jouer qu’à la Confrontation des 4 nations. Je pense que c’était très important de vivre cette expérience et d’apprendre à connaître les joueurs, les entraîneurs et toute l’équipe. »
Cette fois, le défi sera de se débrouiller sans le centre des Panthers Aleksander Barkov. Le capitaine de la Floride a remporté la Coupe Stanley au cours des deux dernières saisons, mais il est à l’écart du jeu en raison d’une blessure à un genou subie pendant le calendrier préparatoire.
« Quand ça s’est produit, nous savions qu’il allait nous manquer l’un des meilleurs joueurs au monde en Barkov », a dit le directeur général Jere Lehtinen. « C’est le sport. Ce sont des choses qui surviennent, et les gars ont vécu des situations semblables. C’est gros, mais nous avons des joueurs qui pourront aider notre équipe dans la formation. »
Les Finlandais ne manquent toutefois pas de force de frappe. Rantanen est le meneur des Stars avec 69 points (20 buts, 49 passes) cette saison, et Aho mène les Hurricanes avec 57 points (20 buts, 37 aides). Heiskanen est troisième chez les Finlandais dans la LNH avec 46 points (sept buts, 39 mentions d’aide), tandis que Hintz le suit avec 44 points (15 buts, 29 passes).
Les meilleurs joueurs de la Finlande devront néanmoins livrer la marchandise au moment opportun.
« Bien sûr, ça fait mal de ne pas avoir des joueurs comme Barkov et [Patrik Laine], mais pour la Finlande, le jeu collectif prime », a assuré l’ailier des Blackhawks de Chicago Teuvo Teravainen. « C’est de cette façon que nous devons jouer pour gagner. Peu importe quels joueurs seront dans la formation, ils devront livrer la marchandise pour nous. C’est un bon sentiment de savoir que l’une de nos plus grandes forces est le fait que nous jouons toujours bien ensemble. »
Les joueurs finlandais ont développé une chimie qui s’est créée à travers les dernières compétitions internationales. C’est encore plus vrai pour les joueurs des Stars et des Panthers, qui sont quatre et deux, respectivement, au sein de l’équipe finlandaise. Lindell et Heiskanen forment la première paire défensive des Stars depuis un bout de temps maintenant. Lundell et Luostarinen jouent habituellement sur le même trio en Floride.
« Ça va les aider », a souligné l’entraîneur des Stars Glen Gulutzan. « Ce serait une bonne équipe à diriger, aucun doute là-dessus. Ils ont des joueurs qui ont beaucoup joué ensemble, donc ce sera aux entraîneurs de bâtir là-dessus. Les joueurs de ces pays – la Finlande, la Suède – se connaissent depuis longtemps. Ils ont souvent joué ensemble et ils adorent être réunis. Cette chimie sera un avantage pour eux. »
La Finlande est donc optimiste en vue des Olympiques. Les joueurs de la LNH qui n’étaient pas au sein de l’édition gagnante de l’or en 2022 ont suivi le tournoi avec fierté. Maintenant, ils veulent contribuer à rapporter l’or encore une fois.
« C’est gros pour la Finlande, a lancé Rantanen. Le hockey est le sport numéro un, et les gens adorent en regarder, surtout quand l’équipe nationale est en action. C’est l’affaire de tout un pays, et tout le monde soutient l’équipe. Les Olympiques sont la plus grande scène sur laquelle tu peux accomplir quelque chose, donc j’espère que nous pourrons jouer de bons matchs et obtenir de bons résultats. »
*Avec la contribution du directeur principal de la rédaction Shawn P. Roarke et du correspondant indépendant NHL.com George Richards.