Arturs Silovs, qui évolue maintenant avec les Penguins de Pittsburgh, avait réalisé 26 arrêts dans la partie pour la médaille de bronze. Il a affiché une moyenne de buts alloués de 2,20, un taux d’efficacité de ,921 et un blanchissage en 10 matchs pour être sacré meilleur gardien et joueur le plus utile du tournoi.
« Tout le tournoi avait été plutôt cool », a raconté le défenseur des Panthers Uvis Balinskis, auteur de deux mentions d’aide en plus d’avoir été le meneur de son équipe avec un temps de glace moyen de 21:10 en 10 matchs. « Ce fut une expérience incroyable. Nous n’allions jamais plus loin que les quarts de finale. Nous en avons profité au maximum, et c’était vraiment cool. »
Dix-sept joueurs qui ont participé à cette victoire au Championnat du monde se retrouvent sur la formation olympique, dont Balinskis et Silovs. Ils seront accompagnés du défenseur de 18 ans Alberts Smits (6 pieds 3 pouces, 205 livres), qui occupe le deuxième rang du classement de mi-saison du Bureau central de dépistage parmi les patineurs internationaux en vue du repêchage 2026.
Smits a amassé 13 points (six buts, sept passes) en plus d’afficher un temps de jeu moyen de 20:09 en 37 parties avec Jukurit dans la Liiga, la meilleure ligue professionnelle de Finlande. Il a obtenu cinq points (un but, quatre passes) et a été le joueur le plus sollicité de la Lettonie (23:40/match) en cinq rencontres au Championnat mondial junior.
« Il allie gabarit, mobilité et hargne, a noté le directeur du dépistage européen de la LNH, Jukka-Pekka Vuorinen. « Il joue plus de 20 minutes par match et il y a des soirées où il est dominant. Il est en confiance et en contrôle de la situation. Il est un patineur puissant avec un bon équilibre et une accélération surprenante. Il est habile en transition, transportant souvent lui-même la rondelle. Son intelligence sur la glace est exceptionnelle. Il lit bien le jeu, il fait de bons choix de passes, et son positionnement lui permet d’être efficace dans chaque zone. »
Artis Abols, le père de Rodrigo et entraîneur de la Lettonie au CMJ, a abondé dans le même sens que Vuorinen.
« Il a un bon gabarit et il est un bon patineur, a-t-il souligné. Est-ce un [Matthew] Schaefer et ce qu’il accomplit dans la LNH? Physiquement, je pense qu’il est prêt. »
Le jeu de Smits explique en grande partie pourquoi la Lettonie a été en mesure d’atteindre les quarts de finale au CMJ. Après une victoire mémorable de 3-2 en tirs de barrage contre le Canada au CMJ 2025, ils ont de nouveau poussé le Canada jusqu’en prolongation en 2026, mais ont perdu 2-1.
« Nos jeunes joueurs progressent et ils font de bonnes choses pour nous mettre sur la carte, a relevé le gardien des Blue Jackets de Columbus Elvis Merzlikins. Aujourd’hui, quand nous affrontons des équipes comme le Canada, les États-Unis, ou encore la Suède ou la Finlande, elles nous regardent d’une manière différente, et elles savent que nous pouvons gagner. Nous leur livrons bataille et nous allons nous battre jusqu’à la fin. »
Les joueurs lettons de la LNH qui vont prendre part aux Jeux olympiques ont bien hâte de découvrir le jeune Smits en personne.
« Je l’ai regardé jouer au Championnat mondial junior, a indiqué l’attaquant des Canucks de Vancouver Teddy Blueger. Il se déplace vraiment bien, il est très imposant pour son âge. Je l’ai trouvé très bon, et les attentes à son endroit sont évidemment très, très élevées, alors c’est certain qu’il va nous aider. »
L’attaquant du Lightning de Tampa Bay Zemgus Girgensons a hâte de potentiellement céder son titre de joueur letton repêché le plus hâtivement à Smits. Les Sabres de Buffalo ont sélectionné Girgensons avec le 14e choix au total en 2012.
« Je suis heureux de voir qu’il a percé la formation olympique, a affirmé Girgensons. C’est une très bonne chose pour lui et pour son rang de repêchage. J’ai hâte de le voir, de savoir comment il est en personne. Il peut être un joueur repêché dans les 10 premiers, et j’espère qu’il sera le premier joueur de notre pays à percer le top-10.
« Chaque fois qu’un Letton connaît du succès, c’est un grand honneur pour notre pays, alors nous nous encourageons toujours les uns les autres. Nous sommes un petit pays. Chaque fois qu’un joueur peut percer et accomplir quelque chose qui n’a jamais été réalisé, c’est énorme dans tout le pays. J’espère même qu’il sera repêché parmi les cinq premiers. »
La Lettonie n’a jamais fait mieux qu’une huitième place aux Jeux olympiques, et a terminé au 11e rang aux Jeux de Pékin en 2022, mais l’équipe qui sera à Milan possédera une énergie différente.
« Comme l’un de nos entraîneurs a dit, nous allons là-bas avec l’intention de gâcher la fête, a mentionné Irbe. Puisqu’il s’agit d’un party pour certains des gros pays, nous voulons nous présenter là et créer un peu de chaos. »
Les joueurs croient pouvoir jouer les trouble-fêtes en raison de leurs récents succès et du talent présent chez leurs joueurs du présent et d’avenir.
« Depuis que nous avons gagné le bronze il y a quelques années, je crois que notre équipe s’améliore d’une année à l’autre, et nos joueurs s’améliorent eux aussi, a avancé Balinskis. De plus en plus de joueurs signent des contrats avec des équipes de la LNH, et les joueurs lettons jouent de mieux en mieux. Ça aide l’équipe nationale à rivaliser avec les meilleures équipes au monde. »
Article écrit avec la collaboration de Wes Crosby, Craig Merz, George Richards et Kevin Woodley, correspondants indépendants NHL.com