EDMONTON, Alberta – Corey Perry commence un nouveau chapitre de sa carrière avec les Oilers d’Edmonton alors que l’équipe est en pleine chasse aux records.
L’attaquant de 38 ans devrait faire ses débuts avec la formation albertaine samedi, pour un duel face aux Predators de Nashville au Rogers Place (16h HE; SN, BSSO).
Les Oilers ont remporté leurs 15 derniers matchs et pourraient s’approcher à un gain du record du circuit, établi en 1992-93 par les Penguins de Pittsburgh (17).
« Ce fut deux longs mois d’introspection, mais maintenant, je suis emballé d’être ici », a d’abord lancé Perry, vendredi. « Les entraînements se passent bien depuis mon arrivée. Ce n’est pas la même chose qu’un match, mais tu patines tout de même avec des joueurs et des gardiens de la LNH. »
Le vétéran s’est entendu sur les termes d’un contrat d’un an (775 000$) avec Edmonton lundi. À l’entraînement, il a patiné au sein de la troisième unité avec Dylan Holloway et Ryan McLeod, puis au sein de la deuxième vague du jeu de puissance.
Le contrat de Perry a été résilié par les Blackhawks de Chicago le 28 novembre en raison d’une « conduite inacceptable en plus d’une violation des termes de son contrat et de la politique interne des Blackhawks en matière d’environnement de travail sécuritaire. »
Durant son court passage en Illinois, il a cumulé neuf points (quatre buts, cinq aides) en 16 parties. Il a été acquis dans une transaction avec le Lightning de Tampa Bay le 29 juin, signant ensuite une entente d’un an (4 millions $).
Le 30 novembre, Perry a indiqué avoir amorcé des démarches pour s’occuper de sa santé mentale et de ses problèmes d’alcool.
« Il parait bien pour quelqu’un qui n’a pas joué depuis longtemps », a souligné l’entraîneur-chef des Oilers, Kris Knoblauch. « Il a un peu patiné lors de sa pause, mais jusqu’à ce que tu ne t’entraînes pas avec une équipe de la LNH, tu ne peux pas savoir où tu en es réellement. Cela dit, jusqu’à maintenant, il fait très bien et il devrait jouer demain. »
Les Oilers pourraient égaler le record des Penguins le 6 février, au retour de la pause des Étoiles, lors d’un match contre les Golden Knights de Vegas.
« Nous tentons simplement de gagner chaque match, a expliqué l’attaquant Zach Hyman. Il n’y a pas de raison de penser au-delà de demain. Ce fut notre état d’esprit depuis le début de la séquence. Lorsqu’on regarde derrière nous, on se dit ‘’Wow, nous en avons gagné 15!’’, mais en réalité, nous n’avons pas l’impression que c’est le cas. Nous y sommes allés un match à la fois, et voilà que nous nous approchons du record! »
Les Oilers (28-15-1) n’ont pas perdu depuis le 19 décembre, face aux Islanders de New York. Ils ont établi un record de concession avec une 10e victoire d’affilée, obtenue face aux Canadiens de Montréal le 13 janvier. Sept jours plus tard, leur 13e victoire consécutive leur permettait de battre le record pour une équipe canadienne.
« Ces records ne sont jamais des objectifs en soi, mais nous les avons certainement en tête, a avoué Hyman. Lorsqu’ils sont à ta portée, c’est formidable. C’était spécial de battre le record de concession et le record canadien.
« C’est lorsque nous avons atteint la marque canadienne que je me suis demandé quel était le record du circuit, a-t-il ajouté. Sam Gagner le savait, car il était avec les Blue Jackets de Columbus en 2016-17, lorsqu’ils se sont approchés à une victoire de la marque des Penguins. »
Les récents succès des Oilers leur permettent d’être de retour dans le portrait des séries éliminatoires après un début de saison très difficile. Edmonton présentait une fiche de 2-9-1 après 12 rencontres, ce qui a mené au remplacement de l’entraîneur Jay Woodcroft et de son assistant Dave Manson par Knoblauch et Paul Coffey, respectivement.
Depuis ces changements derrière le banc, aucune équipe de la ligue n’a mieux fait que les Oilers (25-6-0). Depuis le 24 novembre, ils n’ont perdu que trois de leurs 26 duels. Edmonton est présentement au troisième rang de la section Pacifique et l’ambiance dans le vestiaire est beaucoup plus légère. Perry a immédiatement fait l’observation.
« J’ai pu voir à quel point ils sont proches; évidemment, en gagnant 15 matchs de suite, tu as les épaules plus légères et tu arrives plus heureux dans le vestiaire, a mentionné Perry. J’ai également pu voir à quel point chaque joueur est important aux yeux de tous. J’ai eu un accueil chaleureux. J’ai hâte d’apprendre à connaître tout le monde et revenir au hockey hargneux que je joue à l’habitude. »





















