Patrice Bergeron deviendra un immortel des Bruins. L’organisation bostonienne a annoncé jeudi qu’elle allait hisser le numéro 37 de l’ancien attaquant québécois dans les hauteurs du TD Garden la saison prochaine.
« C’est un honneur qu’il est difficile de mettre en mots, a commenté Bergeron par voie de communiqué. Lorsque je suis arrivé chez les Bruins à 18 ans, jamais je ne m’imaginais obtenir cette reconnaissance un jour. J’ai toujours cru que mon succès était uniquement possible grâce aux gens qui m’entourent. J’ai évolué avec d’incroyables coéquipiers, appris d’entraîneurs de grande qualité, et une organisation a cru en moi dès mes tout débuts. Je suis également reconnaissant des sacrifices que ma famille a faits pour me permettre de réaliser mon rêve. Cet honneur leur revient autant qu’à moi.
« Je chérirai jusqu’à la fin de mes jours le fait d’avoir mon no 37 immortalisé dans l’histoire des Bruins. »
Bergeron a connu une illustre carrière de 1484 matchs dans l’uniforme noir et or, saison et séries incluses. Il aura récolté un total de 1168 points (477 buts, 691 passes).
Mais il s’est aussi fait connaître pour son apport dans son propre territoire, au-delà des statistiques. Le natif de L’Ancienne-Lorette à Québec a remporté six fois le trophée Frank J. Selke du meilleur attaquant défensif de la LNH, un sommet dans l’histoire du circuit.
Il a pris sa retraite en 2023 en étant le meneur de tous les temps au chapitre des mises en jeu gagnées (15 182; 59 %). Seuls Sidney Crosby (16 437) et Anze Kopitar (15 237) l’ont dépassé depuis.
En 2011, au terme de sa septième saison dans la LNH, Bergeron a soulevé la Coupe Stanley avec les Bruins. Il a clos le tournoi éliminatoire cette année-là avec 20 points (six buts, 14 passes) en 23 matchs.
Parmi ses autres accomplissements, sa conquête du Prix du leadership Mark-Messier en 2021, puis celle du trophée King-Clancy, qui récompense à la fois les qualités de leader et l’implication communautaire, en 2013.
Sur la scène internationale, Bergeron a remporté deux fois la médaille d’or avec le Canada aux Jeux olympiques. D’abord à Vancouver, en 2010, puis à Sotchi, quatre ans plus tard.
Bergeron deviendra le 14e joueur à voir son numéro être retiré par les Bruins, après Zdeno Chara (33, 2026), Willie O’Ree (22, 2022), Rick Middleton (16, 2018), Cam Neely (8, 2004), Terry O’Reilly (24, 2002), Raymond Bourque (77, 2001), Phil Esposito (7, 1987), Johnny Bucyk (9, 1980), Bobby Orr (4, 1979), Milt Schmidt (15, 1955), Eddie Shore (2, 1947), Aubrey « Dit » Clapper (5, 1947) et Lionel Hitchman (3, 1934).
« Patrice Bergeron s’est établi comme l’un des attaquants les plus complets de l’histoire du hockey, et comme l’un des piliers de l’une des périodes les plus fructueuses de l’histoire des Bruins », a commenté Neely, aujourd’hui président de l’équipe. « Patrice nous a rendus fiers chaque fois qu’il portait le B sur la patinoire. Il a été un meneur par son humilité, son intégrité et le respect qu’il montrait envers tous ceux qui l’entouraient. Il a instauré une culture d’inclusivité et de collaboration qui a été à la base de nos succès. Patrice restera pour toujours quelqu’un sur qui notre organisation, nos partisans et la ville de Boston peuvent prendre exemple. Désormais, nous regarderons le plafond du TD Garden, y verrons le no 37, et tout le monde, y compris les générations futures, comprendra l’ampleur de l’héritage qu’aura laissé Bergeron. »
La date et les détails de la cérémonie du retrait du no 37 seront annoncés ultérieurement.


















