Le Repêchage 2026 de la LNH Upper Deck se tiendra les 26 et 27 juin au KeyBank Center de Buffalo. Le premier tour se tiendra le 26 juin (19 h HE; ESPN, ESPN+, SN, TVAS) tandis que les tours 2 à 7 auront lieu le 27 juin (11 h HE; NHLN, ESPN+, SN, SN1). LNH.com vous aide à vous préparer en vue de ce repêchage en vous offrant des profils des principaux espoirs admissibles à l'encan, grâce à des entrevues réalisées dans le cadre de la Séance d’évaluation des espoirs de la LNH (Combine) au KeyBank Center, qui s’est tenue du 1er au 6 juin.
Repêchage 2026 : Smits, olympien et espoir de premier plan
Le défenseur letton a affronté des hommes toute la saison, notamment aux Jeux olympiques de Milan

par
Sébastien Deschambault
Directeur de la rédaction LNH.com
BUFFALO – Sur la feuille de route déjà unique d’Alberts Smits, on retrouve un élément que l’on voit rarement chez les espoirs qui se présentent à la Séance d’évaluation : une participation aux Jeux olympiques.
Smits est le seul espoir de sa cuvée à avoir foulé la glace à Milan en février dernier alors qu’il a représenté sa Lettonie natale.
Le défenseur de 18 ans, homme de peu de mots s’il en est un, semble d’ailleurs posséder une bonne dose du proverbial calme olympien.
« Avec du recul, je me rends compte que c’était une expérience un peu folle, mais ce n’était pas le cas sur le coup. Il s’agissait simplement d’un autre endroit où j’avais un travail à accomplir », a mentionné Smits dans le cadre d’une entrevue avec LNH.com à la Séance d’évaluation des espoirs à Buffalo. « En vivant dans le village olympique avec toutes ces vedettes, j’étais un peu comme un partisan au départ, mais dès que nous avons commencé à jouer, j’ai compris que j’étais ici parce que j’avais un travail à accomplir.
« Dès le premier match, je ne voulais pas regarder autour de moi pour voir contre qui je jouais. Je voulais faire mon boulot et me concentrer sur mon jeu. »
Smits a conclu le tournoi olympique avec deux mentions d’aide en quatre parties. Il a été utilisé en moyenne pendant 18:44 par match, ce qui lui a valu le troisième rang parmi les défenseurs lettons, derrière Uvis Balinskis, qui a remporté la Coupe Stanley en 2025 avec les Panthers de la Floride, et Kristians Rubins, un vétéran de 28 ans qui joue depuis longtemps dans les rangs professionnels en Europe.
Smits assure avoir tiré des leçons de sa courte interaction avec les joueurs de la LNH qui ont partagé son vestiaire, comme Balinskis, Zemgus Girgensons, Teddy Blueger, Sandis Vilmanis, Arturs Silovs et Elvis Merzlikins.
« Lorsque vous êtes dans la même équipe que des joueurs de la LNH, il est possible de voir à quel point ils sont professionnels, de quelle manière ils prennent soin de leur corps avant et après les matchs, a noté Smits. Ce sont les petites choses qu’il faut retenir dans des événements comme ça si vous voulez devenir meilleur et vous rapprocher de la LNH. »
Smits affirme être reparti de Milan avec une bonne dose de confiance, et il voulait en faire profiter son équipe de Jukurit, dans la Liiga en Finlande. Il a toutefois été prêté à Munchen dans la DEL, la meilleure ligue professionnelle d’Allemagne, après seulement un match à son retour des Olympiques. Il a conclu la saison avec une mention d’aide en cinq matchs de saison régulière avant d’ajouter six points (deux buts, quatre passes) en 11 parties des séries éliminatoires.
Le parcours rocambolesque de Smits cette saison s’est conclu avec une participation au Championnat du monde en Suisse, où il a récolté quatre mentions d’aide en huit matchs pour aider son pays à terminer au sixième rang du tournoi. Il s’agissait du deuxième meilleur résultat de l’histoire de la Lettonie à cette compétition.
« Pour un petit pays comme le nôtre, pour connaître du succès, il faut vraiment tout donner, aborder chaque match comme s’il s’agissait d’un match des séries éliminatoires, a indiqué Smits. Pour moi, ce fut une autre belle expérience à un autre événement d’envergure avec un bon niveau de hockey. J’ai encore pu prendre des notes qui vont me servir pour le reste de ma carrière. »
Smits a fait le plein de primes aériennes au cours de la dernière année : le Minnesota, où il a pris part au Championnat mondial junior, la Finlande, l’Italie, l’Allemagne, la Suisse, et finalement Buffalo, où il a rencontré une quinzaine d’équipes dans le cadre du Combine, et où il reviendra en vue du Repêchage 2026.

Partout où il a joué, à l’exception du Minnesota, il a affronté des joueurs beaucoup plus âgés et expérimentés que lui, et c’est ce qu’il a mis de l’avant dans ses discussions avec les dirigeants des équipes de la LNH.
« Je ne veux pas avoir l’air arrogant, mais je crois que je suis le seul espoir ici qui a joué contre des hommes toute la saison, et qui a pris part aux Jeux olympiques, a souligné Smits. Je me suis entraîné tous les jours avec des hommes et j’ai joué contre des hommes. Je pense donc que j’ai vécu un peu plus de choses que les autres, et j’ai pu apprendre certains trucs de plus qu’eux. »
Le fait d’avoir affronté des hommes toute la saison, et d’avoir quitté le domicile familial à 13 ans pour habiter seul en Finlande afin d’évoluer dans un meilleur calibre de hockey, explique en partie pourquoi Smits démontre une maturité peu commune pour un joueur de son âge.
Ce n’est toutefois pas uniquement pour sa maturité qu’une équipe de la LNH va le repêcher, mais aussi pour ses aptitudes sur la glace, qui lui ont permis de pointer au deuxième rang du classement final du Bureau central de dépistage de la LNH parmi les patineurs internationaux.
« Il est un très bon patineur, qui se débrouille très bien dans sa zone et qui est en avance sur les défenseurs de son âge avec son bâton et les angles qu’il va chercher sur les descentes à un contre un, a analysé Jean-François Damphousse du Bureau central de dépistage. Il est mobile et il est capable de s’imposer physiquement dans son territoire.
« Il est un peu comme Moritz Seider, c’est-à-dire qu’il peut s’impliquer physiquement tout en étant aussi très bon avec la rondelle. Il n’est pas qu’un défenseur de troisième paire qui frappe. Il peut changer un match autant avec une mise en échec qu’avec ses jeux avec le disque. »
Avec toute cette expérience et son gabarit de 6 pieds 3 pouces et 209 livres, plusieurs dépisteurs considèrent Smits comme l’espoir qui est le plus physiquement prêt à faire le saut dans la LNH. Le principal intéressé n’est pas en désaccord, mais il ne fait pas une obsession d’évoluer dans la meilleure ligue au monde dès la saison 2026-27.
« Je vais pousser pour atteindre cet objectif. Mon but est de jouer dans la LNH le plus rapidement possible, a assuré Smits. Cependant, je ne veux pas non plus brûler les étapes et prendre des décisions qui vont se retourner contre moi. Je vais donc jouer dans cette ligue quand je serai prêt. Seul le temps va nous dire quand ce sera le cas. »

















