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David Perron est au sommet de son art en séries

Le Sherbrookois dit savourer davantage la deuxième chance en autant d'années qu'il se voit offrir en finale d'association

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

ST. LOUIS - David Perron ne veut pas le dire trop fort, mais il connaît possiblement ses meilleurs moments en carrière en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

« Ça se passe bien, mais j'espère être encore meilleur d'ici à la fin », affirme le vétéran attaquant des Blues de St. Louis. « J'ai dit à ma conjointe que je ne me raserais pas la barbe tant que je ne gagnerai pas la Coupe Stanley. J'espère que ce sera cette année », ajoute-t-il en riant.

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Les Blues ont évité de se retrouver en recul 1-3 en finale de l'Association de l'Ouest en signant une courte victoire de 2-1 au Enterprise Center, vendredi. Le cinquième match de la série aura lieu au SAP Center de San Jose, dimanche (15h HE; TVAS, CBC, NBCSN, SN).

Perron a été déçu que les Golden Knights de Vegas le laissent aller, l'an dernier, au terme d'une saison de rêve qui a pris fin à trois victoires de l'objectif ultime. Il a vite tourné la page en voyant le fort désir des Blues de le rapatrier de nouveau. Perron est dans son élément à St. Louis, sa terre d'accueil pour un troisième séjour. Il souhaite, comme le dit le vieil adage, que la troisième fois soit la bonne. 

« Ç'a été une saison unique à Vegas, la première de l'histoire de l'équipe, relate-t-il, mais je savoure davantage le parcours en séries des Blues cette année pour la simple raison que je réalise que les occasions du genre ne passent pas toutes les années, et que je ne sais pas si j'en aurai une autre. J'essaie donc de donner le meilleur de moi-même. »

Avec une récolte de 10 points (5-5) en 17 matchs, Perron s'avère être un rouage important des succès des Blues, au quatrième rang des marqueurs de l'équipe.

« C'est également une réalité différente pour moi cette année, poursuit-il. L'an dernier, je suis revenu d'une blessure en séries et, pour être honnête, ce n'était pas la grande forme. Cette année, je me sens très bien. Ce n'est pas tout le temps une affaire de production. Je joue de façon détendue et je fais des jeux. C'est ce que je veux apporter à l'équipe. »

Video: SJS@STL, #3: Perron inscrit son deuxième but en A.N.

Blais blessé?

Depuis le match no 6 de la série de deuxième tour face aux Stars de Dallas, Perron forme un trio très efficace en compagnie de Ryan O'Reilly et de Samuel Blais. Vendredi, Blais a paru se blesser en bloquant un tir du défenseur Brent Burns en troisième période. Il a tenté quelques pivots au cours d'une pause publicitaire, mais on ne l'a plus revu.

Pour revenir à Perron, il a dit que le parcours vécu avec les Golden Knights lui a amené une « paix d'esprit » bénéfique.

« J'ai le sentiment de jouer des matchs de la saison régulière. Je ne suis pas du tout nerveux. Il n'y a rien de bon qui se passe quand on joue nerveusement. C'est ça, avoir de l'expérience », mentionne celui qui espère célébrer son 31e anniversaire de naissance avec ses coéquipiers, entre les premier et deuxième matchs de la Finale de la Coupe Stanley.

Guerre de tranchées

Le Sherbrookois n'avait pas le sentiment d'avoir connu un bon match, vendredi.

« Ça n'a pas été le meilleur match pour tout le monde, mais je m'attribue une partie du blâme parce que j'aurais pu être plus tenace en échec-avant et faire en sorte de garder la rondelle plus longtemps en zone adverse. 

« C'est positif que nous ayons trouvé le moyen de gagner. C'est le 'fun' parce que malgré la victoire, je peux me dire que je peux être encore meilleur pour le prochain match. » 

Les Blues et les Sharks se livrent une guerre de tranchées après quatre matchs. Les deux équipes connaissent des variations de rythme à chacun des matchs et aucune n'est capable de prendre l'ascendant sur l'autre pendant très longtemps.

« C'est ça, les séries, avance Perron. L'an dernier, nous trouvions le moyen d'être meilleurs que nos adversaires à tous les matchs. Rendus en Finale contre les Capitals de Washington, nous étions incapables d'imposer notre rythme et c'est ce qui a fait la différence.

« Cette année, c'est la même chose. Plus on avance en séries, les équipes adverses te font moins bien paraître. »

Vendredi, les Blues en ont eu plein les bras après avoir connu une très bonne première période. Ils ont résisté tant bien que mal aux charges des Sharks au cours des deux dernières minutes. Ils ont répété les mêmes erreurs que dans le match no 3, soit en multipliant les dégagements illégaux.

« Les Sharks nous font suer sang et eau pour gagner nos matchs », a affirmé l'entraîneur des Blues Craig Berube. « Les gars ont dû se défoncer, bloquer des lancers, couper des jeux avec leurs bâtons et voir Jordan Binnington faire de beaux arrêts. 

« À six contre cinq en fin de match, les Sharks exercent une très forte pression. Ils misent sur deux des meilleurs défenseurs de la LNH pour tirer au filet. Ce n'est pas facile de déblayer notre territoire. Nous préférerions ne pas commettre de dégagements illégaux, mais ça ne fonctionne pas tout le temps comme nous le voulons. Les gars ont lutté farouchement et nous avons gagné. »

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