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Perron dit avoir un plaisir fou à jouer avec James Neal et Erik Haula

L'attaquant sherbrookois attribue une grande part de ses succès à l'entraîneur Gerard Gallant

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - David Perron connaît peut-être ses meilleurs moments dans la LNH. Le vétéran attaquant des Golden Knights de Vegas affirme qu'au-delà de son impressionnant total de points, sa grande satisfaction réside dans la cohésion qu'il a créée avec ses acolytes de trio James Neal et Erik Haula ainsi que la façon de faire de l'entraîneur Gerard Gallant.

« Je n'ai jamais connu rien de semblable auparavant », déclare à l'autre bout du fil le Sherbrookois âgé de 29 ans en entrevue à LNH.com.

« Trouver de la chimie avec des coéquipiers, savoir où l'autre se trouve sur la glace sans avoir à se poser trop de questions, ce n'est pas évident à faire au cours d'une carrière, poursuit-il. Celle que nous avons développée ensemble, James Neal et Erik Haula et moi, me procure un plaisir incroyable. »

Dernièrement, un autre Québécois, Jonathan Marchessault, affirmait la même chose en parlant de la magie qui s'est opérée entre William Karlsson, Reilly Smith et lui.

« Tout le monde va dans la même voie et chacun connaît son rôle. Juste d'avoir ça c'est rare », continue Perron.

Il est en tout cas en voie de repousser ses limites cette saison avec un ratio d'un point par match, avec 53 points (14 buts, 39 passes) après 51 rencontres. Avant cette saison, son sommet personnel de points était de 57 (28 buts, 29 passes) atteint dans l'uniforme des Oilers d'Edmonton en 2013-14.

Video: CHI@VGK: Perron déjoue Glass d'un tir vif

Il accorde une bonne part de mérite à l'entraîneur Gallant parce qu'il sait, dit-il, tirer sur les bonnes ficelles.

« L'autre grande satisfaction, c'est la compréhension de ton style de jeu par l'entraîneur et comment il s'y prend pour le maximiser. Il va tabler sur tes qualités au lieu de mettre en relief tes lacunes. Il va préférer parler directement à un joueur, avant ou pendant une séance d'entraînement, au lieu de le faire venir dans son bureau pour lui montrer 25 séquences vidéo de ce qu'il ne fait pas correctement.

« La façon qu'il dirige l'équipe donne beaucoup de confiance aux joueurs et c'est visible dans notre rendement. »

Les Golden Knights ont déboulonné tous les mythes entourant une équipe de première année dans une ligue professionnelle sportive. Personne, mais personne, ne les voyait bousculer l'élite de la LNH à leurs premiers coups de patin.

S'il existait un trophée pour la surprise par excellence en saison régulière dans la LNH, on leur remettrait sur-le-champ.

« Entre nous, les joueurs québécois, on se disait avant la saison que ce que nous voulions le plus c'était de jouer des matchs importants rendu en janvier et en février », confie-t-il.

« Nous ne voulions pas que l'équipe soit à toutes fins utiles sortie de la lutte pour l'obtention d'une place en séries éliminatoires en décembre. C'est moins agréable dans ce temps-là. »

Les Golden Knights ne montrent aucun signe de ralentissement. L'effet de surprise ne peut pourtant plus être apporté comme une excuse valable par leurs rivaux déchus.

« Les équipes nous attendaient de pied ferme, avant même le Match des étoiles, souligne Perron. Tout le monde parle des distractions pour nos adversaires de venir jouer à Las Vegas qui seraient l'explication de notre excellente fiche à domicile. Mais nous montrons un des meilleurs dossiers de la LNH à l'étranger.

« Nos succès font jaser à travers la ligue, nous le savons. Nous gardons le cap sur notre équipe », dit Perron en indiquant qu'on prend soin de ne pas mettre la charrue devant les boeufs.

Les succès des Golden Knights sont tout autant inattendus qu'inespérés pour les dirigeants. Le directeur général George McPhee se voit confronté à un heureux dilemme. Doit-il déroger ou pas du plan initial qui consistait à garnir la banque de choix et d'espoirs de l'organisation en échangeant des vétérans qui en sont à leur dernière année de contrat?

Perron est un de ces joueurs. Neal en est un autre. Perron a même emménagé dans un condo cette saison en pensant que le déménagement serait facilité.

« On ne me paie pas pour prendre ces décisions-là, réagit Perron face au choix que McPhee fera. Moi je me concentre à jouer au hockey. Nous faisons confiance à George McPhee. Son groupe et lui ont assemblé une très belle équipe. »

Perron ne peut pas s'empêcher de se mettre dans la peau de McPhee et de réfléchir à voix haute.

« Si tu es le directeur général, la question est de savoir si tu es prêt à changer la chimie existante dans l'équipe ou plutôt à y ajouter de la profondeur. Ça dépend de ce que tu veux faire. Tu cours le risque de changer la chimie au complet si tu échanges des gars comme Neal et moi qui sont en fin de contrat. »

McPhee sait déjà tout ça, mais à bon entendeur...

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