Dan Muse for off day PIT story April 23 26

PHILADELPHIE – Dan Muse a déjà réussi un fait d’armes impressionnant en amenant les Penguins de Pittsburgh en séries éliminatoires dans ce que plusieurs considéraient comme une saison de reconstruction à venir. 

Pour son prochain exploit, cependant, l’entraîneur des Penguins devra accomplir quelque chose d’historique. 

En retard 3-0 dans leur série de premier tour contre les Flyers de Philadelphie, les Penguins vont tenter de devenir la cinquième équipe de l’histoire à surmonter un tel déficit pour remporter une série quatre de sept. Pittsburgh a été dominé 11-4 au cumulatif du pointage dans les trois premiers matchs, s’inclinant d’ailleurs 5-2 à Philadelphie dans le match no 3, mercredi.  

Les Penguins auront deux jours pour se regrouper avant le match no 4 qui aura lieu samedi au Xfinity Mobile Arena (20 h HE; HBO MAX, SN-PIT, truTV, TBS, NBCSP, SN, TVAS). Les joueurs ont profité d’une journée de congé jeudi, mais Muse et ses adjoints ont travaillé fort sur leur préparation pour tenter de renverser la vapeur dans la série. 

« Nous devons gagner un match de hockey, a dit Muse. Nous tiendrons un entraînement demain et nous nous préparerons pour ce match. C’est le point de mire présentement. »

Les probabilités ne jouent pas en faveur des Penguins, mais, comme Muse l’a souligné jeudi, « les attentes externes sont contre nous depuis le premier jour ». 

Après trois saisons sans présence en séries éliminatoires, plusieurs s’attendaient à ce que les Penguins amorcent une certaine transition sous les ordres de Muse, qui devenait entraîneur-chef dans la LNH pour la première fois. Plusieurs jeunes joueurs avaient été insérés dans la formation pour entourer le noyau vieillissant composé de Sidney Crosby, 38 ans, Evgeni Malkin, 39 ans, et Kris Letang, qui aura 39 ans vendredi. 

Pittsburgh (41-25-16) en a surpris plus d’un en terminant au deuxième rang de la section Métropolitaine avec 98 points, une amélioration de 18 points par rapport à la saison dernière, faisant de Muse l’un des favoris pour l’obtention du trophée Jack-Adams à titre d’entraîneur de l’année dans la LNH. 

« Il a fait un travail extraordinaire », a mentionné Peter Laviolette, qui a eu Muse comme adjoint avec les Predators de Nashville (2017-2020) et avec les Rangers de New York (2023-2025). « Il devrait être considéré pour le titre d’entraîneur de l’année, car personne n’attendait quoi que ce soit de son équipe et elle s'est fait une place dans le top-10 de la LNH (pour les points). 

« Plusieurs aspects partent de l’entraîneur, et il est assurément arrivé avec une mentalité positive et un plan de match qu’il a mis à exécution. »

Muse était l’entraîneur désigné pour le poste chez les Penguins en vertu de son expérience comme adjoint dans la LNH et de celle qu’il a acquise avec de plus jeunes joueurs comme adjoint et entraîneur associé dans la NCAA – avec Yale (2009-2015), avec Chicago dans la USHL (2015-2017) et avec le Programme de développement de l’équipe nationale de USA Hockey (NTDP) des moins de 18 ans (2020-2023).

Laviolette n’est pas surpris des succès des Penguins sous les ordres de Muse en raison de curriculum vitae et de l’éthique de travail du pilote de 43 ans. Aux côtés de l’entraîneur-chef Keith Allain, Muse a aidé Yale à devenir la première équipe de la « Ivy League » depuis 1989 à remporter un championnat de la NCAA en 2013. Il a ensuite mené Chicago à sa première conquête de la Coupe Clark (USHL) en 2017, puis a guidé les États-Unis à la médaille d’or aux Mondiaux des moins de 18 ans en 2023. 

« Je connais sa capacité à gagner, sa capacité à développer et à enseigner, a dit Laviolette. Pour moi, ce sont les deux côtés de la médaille. Il cadrait très bien à Pittsburgh. »

Laviolette a reconnu qu’il ne connaissait pas du tout Muse avant d’entamer sa recherche d’un adjoint pour remplacer Phil Housley quand ce dernier a quitté la barque pour devenir entraîneur-chef des Sabres de Buffalo en 2017. Laviolette voulait dénicher un adjoint plus jeune pour obtenir une perspective différente au sein de son personnel, qui était principalement composé de vétérans. Il a donc appelé Jim Johansson, le directeur adjoint de USA Hockey (malheureusement décédé en 2018), afin de recevoir des suggestions.

« Je lui ai dit : “Donne-moi quelques noms. Trouve-moi quelqu’un qui est plus jeune que moi, plus intelligent que moi, qui travaille plus fort que moi, qui est différent”, a raconté Laviolette. Il m’a fourni deux ou trois noms. Je les ai contactés, et Dan est celui qui était ressorti du lot. »

Muse a impressionné Laviolette ainsi que le directeur général des Predators David Poile par sa préparation. Il s’occupait de l’infériorité numérique chez les Predators et les Rangers quand il travaillait avec Laviolette. 

Quand l’association entre les Predators et Laviolette a pris fin en 2020, Muse a cherché à acquérir davantage d'expérience en tant qu'entraîneur-chef et a rejoint le NTDP, où il a dirigé de futurs joueurs de la LNH en Ryan Leonard, Will Smith, Zeev Buium, Luke Hughes et Rutger McGroarty, un actuel espoir des Penguins. 

« Il a été génial pour moi, il m’a beaucoup aidé avec mon développement, a dit Leonard. Il y a une grosse différence quand tu passes de l’école secondaire au niveau junior, mais il a grandement aidé les jeunes et il a été formidable avec le groupe de leadership là-bas. »

Ancien attaquant qui a joué quatre ans (2001-2005) à Stonehill College, au Massachusetts (en deuxième division à l’époque), Muse n’a pas l’expérience d’une ancienne vedette sur la glace, mais Laviolette soutient que ça ne l’a jamais empêché de créer une connexion avec les joueurs.

« C’est son plan de match, son message, son approche, a énuméré Laviolette. Il est un gars positif. Son éthique de travail, ses connaissances… Il comprend la game, il comprend les gens, il comprend comment enseigner et communiquer. »

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Tout cela a aidé Muse à rapidement obtenir le respect des vétérans des Penguins comme Crosby, Malkin, Letang, Erik Karlsson et Rickard Rakell, mais aussi celui des plus jeunes. Même si les Penguins ont connu des difficultés lors des trois premiers matchs des séries, Muse est demeuré calme tout en essayant de guider les siens à naviguer dans la plus grande adversité à laquelle ils ont fait face cette saison. 

« Il a simplement été constant, a remarqué Crosby. Son message a été le même en ce qui concerne ses attentes ou les choses que nous pouvons améliorer. Il a également été capable de bien nous communiquer les petits changements qu’il souhaite apporter. »

Ce sont les premières séries de Muse en tant qu’entraîneur-chef dans la LNH, mais il a vécu des situations sans lendemain dans le passé à titre d’adjoint – il a notamment atteint la finale de l’Est avec les Rangers il y a deux ans. Il s’en remet à ce qu’il a appris à ce moment et pendant ses séjours comme entraîneur dans la USHL et au sein du NTDP. 

« Comme entraîneur, je pense que tu reviens toujours à ces expériences. J’ai vécu plusieurs séries à Nashville et à New York, a dit Muse. C’est un peu différent quand tu es entraîneur adjoint, mais je pense que tu peux tout de même apprendre beaucoup de choses.

« J’ai été très chanceux de travailler avec Peter Laviolette. J’ai beaucoup appris en voyant comment il gérait les choses en saison régulière et en séries. »

Laviolette est un des quatre entraîneurs qui ont mené leur équipe à combler un retard de 3-0 avant de remporter une série – il l’a fait à la barre des Flyers face aux Bruins de Boston de demi-finale de l’Est en 2010. Pour commencer, du moins, Muse souhaite que les Penguins adoptent une perspective plus restreinte face au redoutable défi qui les attend.

« Nous devons trouver une façon d’en faire plus, a résumé Muse. Nous devons trouver une façon d’arriver dans ce match et de le gagner. Point final. »

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