Les Capitals obtenaient alors leur première de quatre victoires d’affilée, éliminant éventuellement les Blue Jackets en six matchs. Moins de deux mois plus tard, ils allaient remporter la Coupe Stanley pour la toute première fois de leur histoire.
Auteur de 38 points en saison régulière, Eller avait été un véritable héros obscur ce printemps-là avec une récolte de 18 points en 24 rencontres.
Dans un coin du vestiaire du Centre Canadian Tire après un entraînement facultatif des Sénateurs, mercredi, le vétéran de 36 ans se souvenait encore très bien de ce duel d’avril face aux Blue Jackets.
« Ce match a été un tournant, a-t-il affirmé. On réduisait l’écart 2-1 au lieu de tirer de l’arrière 0-3. On s’est emparé du momentum et on l’a gardé jusqu’à la toute fin.
« C’est un grand défi pour chaque équipe de garder le momentum pour la durée entière d’une série. Souvent, il va changer dans un même match, ou d’un match à l’autre. Il faut se battre pour le récupérer ou s’efforcer de le garder quand tu l’as. »
Huit ans plus tard, Eller tentera d’aider les Sénateurs à se sortir d’un trou similaire à celui que s’étaient creusé les Capitals à l’époque. Les Ottaviens accusent un retard de 0-2 dans leur série de premier tour face aux Hurricanes de la Caroline, qui viennent de remporter 2-0 et 3-2 – en deuxième prolongation – les matchs 1 et 2, respectivement.
Les deux équipes reprennent le collier jeudi à Ottawa (19 h 30 HE; CBC, TVAS, SN, TBS, FDSNSO, HBO MAX).
À défaut d’avoir un rôle de premier plan au sein de l’attaque des Sénateurs, Eller détonne par son vécu dans un vestiaire où les vedettes ne regorgent pas d’expérience des séries. Les Sénateurs n’en sont qu’à une deuxième participation au tournoi printanier depuis 2018.
« J’interviendrais si le doute s’était installé ou si le niveau de confiance avait diminué, mais ce n’est pas le cas présentement, a-t-il assuré. Les gars ont confiance en leur capacité à gagner le prochain match, et c’est la seule chose qui devrait être dans leurs pensées présentement. On est une machine bien huilée qui est prête pour ce défi. J’ai confiance à 100 % qu’on peut réussir. »
Green entretient le mystère
La précarité de la situation pourrait pousser l’entraîneur-chef des Sénateurs, Travis Green, à tester de nouvelles combinaisons en vue du match de jeudi. Déjà lundi, à la recherche d’une étincelle en cours de match, il a promu Brady Tkachuk sur le premier trio à la place de Claude Giroux, puis Warren Foegele sur le troisième trio à la place de Nick Cousins.
Mais ne comptez pas sur le principal intéressé pour dévoiler la nature de ses prochains tests, si tests il y a.
« Tu as des chances de commencer le match sur le troisième trio demain! », a même répondu Green, pince-sans-rire, à un collègue qui le sondait à propos de Foegele.
En défense, l’équipe doit encore puiser dans ses derniers retranchements en l’absence d’Artem Zub (non divulgué), Tyler Kleven (haut du corps) et Nick Jensen (bas du corps). Les trois hommes ont été respectivement les défenseurs no 3, 5 et 6 des Sénateurs en saison régulière.
Du lot, seul Kleven participait à l’entraînement de mercredi – avec une visière complète. Il représente un cas incertain en vue de la prochaine rencontre.
« Tyler est un gros bonhomme qui aime le jeu physique. Il patine bien et il est intelligent. Il a été partie prenante de notre défensive toute l’année. Il sera un ajout de taille à notre formation lorsqu’il sera prêt à rejouer », a soutenu Green.