Patrick Kane DET

DETROIT – Patrick Kane affirme ne pas avoir de problème à effectuer un retour avec les Red Wings de Detroit la saison prochaine, mais c’est au passé que le directeur général Steve Yzerman et lui ont parlé de son séjour avec l’équipe lors du bilan de saison, vendredi.

« C’était une belle année. Ç’a été plaisant d’être un Red Wing. J’en garderai sans doute des souvenirs pour la vie », a d’abord indiqué Kane.

« Patrick a été bon, n’est-ce pas? Il est comme un magicien avec la rondelle – ses habiletés, son sens du jeu, son calme lorsqu’il est sous pression… Il a été important pour notre équipe et y a apporté beaucoup de swag », a quant à lui commenté Yzerman.

Kane a récolté 47 points (20 buts, 27 aides) en 50 matchs après avoir signé un contrat d’un an (2,75 millions $) avec les Red Wings le 29 novembre dernier. Quelques mois plus tôt, il avait subi une opération de resurfaçage de la hanche qui l’avait tenu à l’écart du jeu. Il a joué 19 matchs avec les Rangers de New York la saison dernière après avoir été acquis des Blackhawks de Chicago dans une transaction à trois équipes, le 28 février 2023.

Chez les Red Wings, Kane a retrouvé Alex DeBrincat, son complice de cinq saisons avec les Blackhawks.

« J’étais heureux de jouer à nouveau avec Alex, mais à mesure que la saison avançait, j’ai réalisé qu’il y avait plusieurs bons joueurs au sein de cette équipe, a souligné le vétéran. On m’a mis dans une position me permettant de connaître du succès. »

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La formation des Red Wings sera toutefois bien différente la saison prochaine, car six joueurs auront droit à l’autonomie complète cet été : David Perron, Daniel Sprong, Christian Fischer, Shayne Gostisbehere, James Reimer et Kane.

« Je leur ai signalé mon intérêt à ce qu’ils reviennent parmi nous, mais nous devons également signer les joueurs autonomes avec compensation Lucas Raymond et Moritz Seider, a expliqué Yzerman. Ils occuperont une bonne partie de notre masse salariale. Ce sera tout un casse-tête. »

Kane n’a aucun problème à patienter et observer le cours du marché de l’autonomie cet été. 

« Je parlerai à mon agent, nous allons tout vérifier ensemble et voir ce qui a le plus de sens pour chaque parti », a indiqué l’attaquant. 

Vedette des Blackhawks pendant les 16 premières saisons de sa carrière, Kane a aidé l’équipe à remporter trois fois la Coupe Stanley – en 2010, 2013 et 2015. 

Il a remporté le trophée Conn-Smythe, remis au joueur le plus utile des séries, en 2013, puis a remporté le Hart, titre du joueur le plus utile à son équipe, en 2015-16. Il venait alors d’établir un sommet dans la ligue avec 106 points (46 buts, 60 aides), lui permettant également de mettre la main sur le Art-Ross. Il a complété son année de rêve avec la victoire du trophée Ted-Lindsay, remis au joueur par excellence selon les membres de l’Association des joueurs (AJLNH). 

Kane est deuxième dans l’histoire des Blackhawks avec un total de 1225 points (446 buts, 779 aides), derrière Stan Mikita (1467). Ses 1237 points (451 buts, 786 aides) le placent également deuxième chez les joueurs américains de la LNH, derrière Mike Modano (1374). Lors d’une cérémonie pour le centenaire de la LNH, il a été nommé parmi les 100 meilleurs joueurs de l’histoire du circuit. 

À Detroit, on lui a collé le surnom Showtime, car il a excellé dans les grands moments. Ses sept buts gagnants représentent un sommet d’équipe et comme de fait, c’est lui qui a inscrit le dernier but de la saison des Red Wings. Il a complété une belle manœuvre en tirs de barrage pour déjouer Cayden Primeau, des Canadiens de Montréal, et donner la victoire aux siens. Cet effort était toutefois vain, car Detroit venait de subir l’élimination quelques minutes plus tôt, avec la victoire des Capitals de Washington contre les Flyers de Philadelphie. 

« Il sera difficile à remplacer, car il est spécial », a mentionné l’entraîneur-chef Derek Lalonde, lui aussi au passé. « C’est non seulement ce qu’il nous a apporté sur la glace, mais aussi dans le vestiaire. On parle de l’aura d’une vedette et de swag. Quand nous le côtoyons, nous comprenons. »

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