« Je ne montre pas les chiffres que je voudrais avoir », a-t-il reconnu, à son arrivée au Centre Bell en début de soirée. « Je veux aider l'équipe. Ce qui fait ma réussite, c'est mon jeu dans les deux sens de la patinoire. Ça signifie d'apporter une contribution à l'attaque, ce que je ne fais pas à mon goût jusqu'à maintenant.
« Je suis très exigeant pour moi-même. Je suis le premier à vouloir en faire toujours davantage », a-t-il ajouté.
L'entraîneur des Bruins Claude Julien s'est dit confiant de voir Bergeron connaître bientôt un déblocage à l'attaque.
« Il fait quand même bien. Il obtient des occasions de marquer comme toujours, a-t-il soumis. C'est plutôt la finition qui fait défaut. C'est tout simplement ça. Il joue quand même du bon hockey et il continue de faire son travail comme à tous les jours. Ce n'est qu'une question de temps avant que le vent tourne pour lui et qu'il retrouve son synchronisme. »
La panne de Bergeron est le reflet des déboires de l'équipe à l'attaque. Les Bruins ont de la difficulté à acheter des buts actuellement.
Le grand complice de Bergeron, Brad Marchand, a amassé 25 points, incluant huit filets. Le duo, qui a fait flèche de tout bois en compagnie de Sidney Crosby au tournoi de la Coupe du monde, a principalement eu David Pastrnak comme ailier droit cette saison. Le trio est l'objet d'une surveillance très étroite des équipes adverses, d'où la raison pour laquelle Julien a décidé de ne plus mettre tous ses œufs dans le même panier.
Pastrnak, âgé de 20 ans, est la révélation des Bruins avec 18 buts déjà au compteur.
« Avec Pastrnak avec eux, c'était facile pour nos rivaux de se concentrer sur un seul trio, a relevé Julien. L'objectif visé par les changements est de créer un meilleur équilibre à l'attaque. »