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Patrice Bergeron est plus prêt que jamais

Après avoir vécu l'extase de la victoire et l'agonie de la défaite, le vétéran attaquant des Bruins sait ce qui l'attend en Finale

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BOSTON - Le nom de Patrice Bergeron est gravé sur la Coupe Stanley depuis 2011, et ça, personne ne pourra jamais lui enlever. Ça ne l'empêche toutefois pas de rêver à un second triomphe, surtout après avoir vu cette chance lui glisser entre les doigts en 2013.

Et ce n'est pas parce qu'il en sera à sa troisième présence en Finale qu'il ne ressent pas la fébrilité et la nervosité à l'aube du premier match de la série finale face aux Blues au TD Garden de Boston, lundi (20h HE; TVAS, CBC, SN).

« La journée où je ne ressentirai plus cette adrénaline-là, je vais prendre ma retraite », a lancé le vétéran attaquant des Bruins dans le cadre de la journée des médias, dimanche. C'est ce que tu recherches en tant qu'athlète. Ce sont des moments comme ceux-là, des moments où tu essaies de repousser tes limites. »

« L'adrénaline, le stress, les papillons, il faut les gérer de la bonne façon et les utiliser à ton avantage. Pour moi, c'est une expérience très enrichissante et ce sont des choses que tu mets dans ton coffre à outils et que tu transportes avec toi. »

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Le coffre de Bergeron commence à être assez bien rempli. Si ce n'était pas qu'une métaphore, il pourrait sérieusement penser à bâtir une maison - ou peut-être même un manoir - de ses propres mains.

À sa 15e saison dans la LNH, il amorcera sa 24e ronde de séries en carrière, lundi. Il sait mieux que quiconque ce que ça signifie de jouer au hockey à l'aube de la saison estivale. Maintenant qu'il a connu l'extase de la victoire et l'agonie de la défaite, il est prêt à toute éventualité.

« Je pense que tu essaies d'utiliser ton expérience, surtout dans des moments comme ceux-là, a-t-il fait valoir. Tu essaies de l'utiliser du mieux que tu peux, et c'est certain que les souvenirs de ce qu'on a vécu ensemble comme équipe en 2011, c'est quelque chose d'exceptionnel et d'inoubliable.

« En 2013, c'est certain que ç'a été plus difficile. Tu apprends des deux expériences, et je pense que tu apprends quasiment plus des expériences plus difficiles. Ce dont je me souviens le plus et qui est le plus important, c'est de prendre les choses une journée à la fois et de rester dans le moment présent. » 

Video: Bergeron rencontre les médias à l'aube de la Finale

Le natif de L'Ancienne-Lorette n'est pas le seul à avoir vécu ces deux expériences. Quatre autres joueurs des Bruins - les attaquants Brad Marchand et David Krejci, le défenseur Zdeno Chara et le gardien Tuukka Rask - faisaient aussi partie des dernières éditions à avoir pris part à la Finale.

Huit ans après leur première conquête, ils pourront maintenant guider les jeunes de l'organisation à travers les montagnes russes d'émotions qui se présentent devant eux. C'est la roue qui tourne.

« De mon côté, la valeur des vétérans est inestimable, a lancé l'entraîneur Bruce Cassidy. Ils ne comptent pas les heures. Ils se préparent comme des professionnels et savent à quel point il est important de profiter de chaque seconde de repos à l'extérieur de la patinoire.

« Nos vétérans ont fait du très bon travail depuis la fin de la Finale de l'Est pour s'assurer que tous les jeunes se concentraient sur ce qui est vraiment important à ce point-ci de l'année. C'est là qu'on voit toute leur valeur. »

En pleine forme

S'il est prêt mentalement, Bergeron l'est aussi physiquement. Il est même dans une forme resplendissante comparativement à l'état dans lequel il avait conclu la Finale de 2013. On n'a pas accès aux rapports médicaux, mais s'il est aussi magané qu'il l'était, il le cache très, très bien.

Après la défaite des siens lors du match no 6 face aux Blackhawks, le Québécois avait pris le chemin de l'hôpital en ambulance. Il souffrait d'une côte fracturée, d'un cartilage costal déchiré, d'une séparation de l'épaule et d'une perforation du poumon.

En véritable guerrier, ce n'est pas de cette douleur qu'il se souvient le plus.

« Ce n'est pas douloureux par rapport aux blessures, mais plus par rapport au fait que nous n'avons pas atteint l'objectif ultime, a-t-il dit à la surprise de tous. C'est certain que ce sont des souvenirs moins faciles à digérer, mais tu apprends beaucoup de situations comme celles-là. 

« C'est certain que ç'avait été une série difficile au niveau de la santé également, donc c'était beaucoup de choses en même temps. Mais ce sont des occasions et des expériences qui m'ont fait grandir. »

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