Niederreiter badge Chaumont

MILAN – À 33 ans, Nino Niederreiter a atteint cette année le plateau des 1000 matchs dans la LNH. Sur la scène internationale, l’ailier des Jets de Winnipeg a aussi une immense expérience avec neuf participations au Championnat du monde et deux présences aux Jeux olympiques pour Équipe Suisse.

La Suisse a reconnu sa contribution pour son sport en lui offrant l’un des plus beaux honneurs possibles : il a porté le drapeau de son pays pour l’entrée des athlètes dans le stade San Siro lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 vendredi. Fanny Smith, double championne du monde de skicross, a quant à elle mené la délégation suisse à Livigno, l’un des sites de compétition en montagne.

À LIRE AUSSI : Olympiques : Crosby nommé capitaine d’Équipe Canada | Tout ou rien pour le Canada aux Olympiques | Olympiques : Le début d'un rêve pour les joueurs de la LNH

Deux jours après cette cérémonie, Niederreiter restait encore sur un nuage à sa sortie d’un entraînement de la Suisse dimanche en fin d’après-midi au Santagiulia Arena.

« C’était clairement la réalisation d’un rêve », a-t-il affirmé avec des étoiles dans les yeux. « Quand j’étais enfant, je rêvais de participer aux Jeux olympiques. J’ai maintenant reçu l’honneur de porter le drapeau de mon pays pour la cérémonie d’ouverture. Je n’oublierai jamais ce moment. »

« Quand j’ai reçu l’appel pour porter le drapeau, je n’ai pas hésité une seule seconde. Je savais que le voyagement serait assez long, mais je voulais arriver le plus rapidement possible. Je suis heureux de retrouver mes coéquipiers de l’équipe nationale. Je peux parler en allemand, ma langue maternelle, avec mes coéquipiers. »

Nino Niederreiter carrying Swiss flag

Niederreiter a joué son dernier match avant la pause olympique mercredi lors d’un revers de 5-1 contre les Canadiens de Montréal à Winnipeg. Vendredi vers midi, il touchait le sol en Italie.

« J’ai eu assez de temps pour me préparer, je ne voulais surtout pas arriver en retard », a-t-il lancé en souriant.

Aux yeux de Patrick Fischer, l’entraîneur en chef de la formation helvète, Niederreiter méritait pleinement cet honneur.

« C’était un message fort pour notre sport, a dit Fischer. Nous avons de bons ambassadeurs. Nino a fait de grandes choses pour le hockey. Il a l’expérience d’un peu plus de 1000 matchs dans la LNH et il a gagné quatre fois la médaille d’argent au Championnat du monde. Il y a quatre ans, un autre hockeyeur portait notre drapeau avec Andres Ambühl. Il est une autre légende de notre sport en Suisse. »

Roman Josi, qui agira comme un des meneurs au sein de l’équipe, se réjouissait aussi pour Niederreiter.

« C’était cool pour lui, a répliqué le défenseur des Predators de Nashville. Il est l’un de mes très bons amis. C’est un immense honneur quand tu peux porter le drapeau. Je sais qu’il était très heureux de le faire. »

L’équipe nationale comme premier rêve

À Milan, Niederreiter renouera avec l’expérience olympique pour une première fois depuis Sotchi en 2014. À une autre époque, il rêvait de défendre les couleurs de son pays bien avant de patiner sur une glace de la LNH.

« Quand j’ai commencé à jouer au hockey en Suisse, je regardais l’équipe nationale », a expliqué le choix de premier tour (5e au total) des Islanders de New York en 2010. « À mes yeux, c’était la plus grande scène possible pour un joueur de mon pays. Il y avait peu de Suisses au sein de la LNH, à l’exception de Mark Streit. Je croyais que c’était pratiquement impossible d’atteindre la LNH. Je voulais représenter mon pays. J’ai toujours porté ce chandail avec une grande fierté. Je l’ai fait à plusieurs reprises pour le Championnat du monde et maintenant, je vivrai pour une deuxième fois l’expérience des JO. »

Pour un jeune garçon qui considérait la LNH comme un objectif impossible, Niederreiter n’a pas juste déjoué ses propres plans. Il les a pulvérisés. Le 13 décembre dernier, il est devenu le premier joueur suisse à jouer 1000 matchs dans la meilleure ligue au monde.

« Si vous m’aviez posé cette question il y a plusieurs années, je n’y aurais pas cru, a-t-il répliqué. Je ne pensais pas au plateau des 1000 matchs. J’ai maintenant réalisé cette étape. J’en suis très fier. Je dirais que j’ai réalisé un autre rêve. J’ajoute mon nom à une liste prestigieuse. »

D’ici les prochains jours, Niederreiter espère écrire un autre chapitre de sa belle histoire. La Suisse ouvrira son tournoi olympique le 12 février avec un match contre la France. Dès le lendemain, les Suisses joueront contre les Canadiens.

Même s’ils seront négligés, l’ailier des Jets croit aux chances des siens.

« L’espoir est grand, a-t-il répliqué. Nous désirons chatouiller le gros ours. Nous savons que le Canada représente la grande puissance. Ils ont un talent fou. Mais nous ne nous cacherons pas, nous voudrons rivaliser avec eux. »