Werenski McAvoy split

MILAN – La confiance au camp d'orientation olympique des États-Unis en août était palpable, alors que les joueurs discutaient publiquement de leurs attentes de décrocher la médaille d'or aux Jeux olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026.

« On a des attentes au sein de ce groupe », a déclaré le défenseur des Bruins de Boston Charlie McAvoy au camp. « Tout le monde ici comprend le message : nous allons gagner l'or. »

Une partie de cette confiance est née il y a un an lors de la Confrontation des 4 nations, où les Américains n'étaient qu'à un seul but de remporter ce tournoi réunissant les meilleurs joueurs. Cette confiance a ensuite été renforcée le printemps dernier, quand les États-Unis ont remporté la médaille d'or au Championnat du monde de la FIHG pour la première fois en 92 ans.

Cette confiance s'explique également par le nombre de joueurs talentueux au sein de la formation américaine, surtout le groupe de huit défenseurs. Certains qualifient d'ailleurs cette brigade défensive de meilleure dans l'histoire du pays.

On n'a qu'à regarder les CV des joueurs qui la composent pour comprendre.

Il y a Quinn Hughes, du Wild du Minnesota, qui a remporté le trophée Norris à titre de meilleur défenseur de la LNH pendant la saison 2023-24. Son partenaire à la ligne bleue est une vedette en devenir, Brock Faber, son coéquipier chez le Wild.

Zach Werenski, des Blue Jackets de Columbus, occupe le deuxième rang au chapitre des points par un défenseur cette saison avec 62 (20 buts, 42 passes), derrière seulement Evan Bouchard des Oilers d'Edmonton (63). Il pourrait être jumelé à McAvoy, le meilleur défenseur chez les Bruins.

Jaccob Slavin, des Hurricanes de la Caroline, est souvent considéré comme le meilleur défenseur à caractère défensif de la LNH, tandis que Noah Hanifin, des Golden Knights de Vegas, a récolté au moins 35 points dans une saison à quatre reprises.

Jake Sanderson (Sénateurs d'Ottawa) et Jackson LaCombe (Ducks d'Anaheim) sont de jeunes vedettes en pleine ascension dans la Ligue. Sanderson a 23 ans, tandis que LaCombe en a 25.

« C'est incroyable, a dit McAvoy. Que ce soit grâce aux programmes de hockey mineur ou de hockey universitaire, on dirait qu'il y a plus de joueurs élites parmi les défenseurs américains.

« Si vous regardez les équipes de la LNH, plusieurs d'entre elles misent sur un défenseur américain comme numéro un. »

Les seuls changements à la brigade défensive qui a représenté les États-Unis à la Confrontation des 4 Nations sont Hughes, qui était blessé la saison dernière, et LaCombe, qui remplacera Seth Jones des Panthers de la Floride, qui souffre d'une blessure. Adam Fox, des Rangers de New York, a participé au tournoi l'année dernière, mais il n'a pas gagné une place au sein de la formation olympique. Fox a remporté le trophée Norris en 2020-21.

« Avec la profondeur dont les États-Unis bénéficient aujourd'hui, je crois que cette équipe est un groupe confiant, a affirmé Werenski cette semaine. Si vous regardez les défenseurs qui font partie de l'équipe ainsi que ceux qui ont passé près de se tailler une place, c'est plutôt incroyable. »

Une chose qui rend ce groupe spécial est la polyvalence de chaque joueur.

« Tu ne peux pas avoir six marteaux dans une boîte à outils, a imagé Slavin, jeudi. Tu dois te servir de différents outils. Tous les défenseurs ici sont de très bons joueurs dans l'ensemble, mais certains d'entre eux excellent dans certaines facettes, et tu en as besoin dans un court tournoi comme celui-ci. »

« Chaque gars pourra jouer à n'importe quelle position à tout moment, a ajouté Faber. Peu importe les paires ou les joueurs dans la formation, c'est un groupe avec beaucoup de profondeur, très habile et très mobile. Dans des tournois réunissant les meilleurs joueurs au monde, tu as besoin de gars qui peuvent défendre leur filet, effectuer des jeux et patiner à un rythme élevé. Je crois que nous avons tout ça, et c'est emballant. »

Un autre atout chez les défenseurs américains est la familiarité. Le directeur général des États-Unis Bill Guerin, qui occupe le même poste chez le Wild, a conclu ce qui pourrait être la transaction de la saison le 13 décembre quand il a fait l'acquisition de Hughes des Canucks de Vancouver. L'échange n'a pas seulement donné au Wild un coup de fouet dans son objectif d'une première conquête de la Coupe Stanley, il a également réuni Hughes et Faber sur la glace deux mois avant les Jeux olympiques.

« La familiarité est assurément importante dans un événement comme celui-là », a admis Faber à Mike Zeisberger de LNH.com le mois dernier. « Quand vous jouez avec des défenseurs d’élite comme ceux qui sont avec (l’équipe des États-Unis), la transition se fait bien, peu importe avec qui nous jouons. Mais pour moi et Quinn, ça va se faire encore plus en douceur.

« Nous passons beaucoup de temps sur la glace. Nous jouons beaucoup ensemble. Ça se passe super bien. »

LaCombe n'en est qu'à sa troisième saison complète dans la LNH, mais il a goûté au hockey international en remportant la médaille d'or au Championnat du monde la saison dernière, jouant avec Werenski.

La performance à la Confrontation des 4 Nations aura également un impact. Avec seulement quatre jours entre l'arrivée des joueurs américains à Milan dimanche et leur premier match du tournoi le 12 février contre la Lettonie (15 h HE; ICI Télé, TOU.TV), toute expérience est d'une importance primordiale.

Werenski a fait remarquer le temps que les joueurs ont passé ensemble pendant la Confronation des 4 Nations. Comme aux Olympiques, les joueurs n'avaient que quelques journées de préparation avant le début du tournoi. Ils ont même voyagé ensemble de Montréal à Boston pendant le tournoi.

« Beaucoup de gars se connaissent de leur séjour avec le Programme de développement, des Championnats mondiaux juniors ou des Championnats du monde, a-t-il expliqué. Cela dit, la Confrontation des 4 Nations était la première fois que nous faisons partie de la même équipe, et nous devions trouver la bonne dynamique. Je crois que nous l'avons fait. Je suis certain qu'il y aura certains incidents de parcours aux Olympiques que nous devrons traverser, mais je crois certainement que nous avons une longueur d'avance. »

Slavin a noté que ce sentiment de camaraderie joue un rôle clé pour l'équipe, tant sur la glace que dans le vestiaire.

« Quand tu forges des liens à l'extérieur de la patinoire, les gars te tiennent à cœur davantage sur la glace, et c'est ce qui crée de bonnes équipes », a dit Slavin.

Une formule qui pourrait couvrir le pays d'or.

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