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Nolan Patrick a assurément marqué des buts plus importants que celui-là dans sa jeune carrière.
Le jeune attaquant des Flyers de Philadelphie a inscrit le deuxième filet des siens dans une victoire de 6-3 face aux Penguins de Pittsburgh, mercredi. Une vulgaire déviation à peine intentionnelle d'un tir de la pointe d'Erik Gustafsson en avantage numérique.

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Mais Patrick risque de s'en souvenir longtemps. Il s'agissait de son premier but depuis le 9 mars 2019 à son tout premier match en 21 mois. Une réussite qui marquera peut-être enfin, pour lui, le début d'un nouveau chapitre de son sinueux parcours.
« Il est dans un très bon état d'esprit en ce moment », a déclaré son coéquipier Travis Konecny. « C'est plaisant de le voir s'amuser à nouveau sans avoir à se soucier de son état de santé ou de son retour au jeu. Il est de retour, il travaille fort et il mérite d'être récompensé de cette façon.
« Il a investi beaucoup d'efforts pour revenir à ce niveau de jeu, et ça fait peur honnêtement. Il ne va que s'améliorer. Déjà à son premier match en une éternité, il a été vraiment bon. C'est incroyable de voir tout le travail qu'il a accompli, et tout le monde était heureux de le voir marquer. »
Il n'y a pas si longtemps de ça, à peu près tout le monde s'entendait pour dire que Patrick était voué à un brillant avenir. Après deux premières saisons assez modestes - 30 et 31 points - il était permis de croire que son éclosion allait finalement survenir en 2019-20.

Des problèmes de migraines l'ont cependant tenu à l'écart du jeu pour la totalité de la saison. À 22 ans, il a déjà passé la majorité de deux de ses quatre dernières campagnes sur les lignes de côté - il a été limité à 33 matchs à son année de repêchage en raison de deux hernies sportives.
Pas l'idéal pour un jeune en plein développement. Maintenant qu'il a recouvré la santé, le deuxième choix du repêchage de 2017 joue gros puisqu'il vient de signer une courte entente d'un an avec les Flyers. Il a beaucoup à prouver et bien peu de temps pour le faire.
« C'est difficile de se prononcer sur son potentiel », a déclaré l'entraîneur-chef Alain Vigneault, qui le dirigeait dans un match pour la première fois. « Personne ne le sait à ce point-ci de sa carrière. Mais je remarque qu'il a un sourire accroché au visage. Il est heureux d'être de retour avec nous chaque jour.
« Il s'améliore de jour en jour. Où est-ce que ça va le mener? Seul le temps nous le dira. »
Son retour au jeu ainsi que le premier match d'Oskar Lindblom à Philadelphie depuis qu'il a vaincu le cancer ont agi comme deux bougies d'allumage dans le vestiaire des Flyers. Comme le hasard fait bien les choses, ce dernier a aussi trouvé le fond du filet dans la victoire.
« Ma seule déception du match de ce soir, c'est qu'Oskar n'ait pas eu la chance de jouer devant nos partisans, qui lui aurait offert l'ovation et tout l'amour qu'il mérite pour sa détermination. Je lui en ai parlé un peu après le match. Ç'aurait été un moment mémorable. »
Au lieu de ça, leurs coéquipiers les ont tous les deux chaudement applaudis avant le début de la rencontre, et Vigneault a décidé d'envoyer Lindblom sur la patinoire pour la toute première mise au jeu de la saison.
Tout le reste n'est que partie remise.
« Ces deux gars sont incroyables », a lancé l'attaquant Kevin Hayes. « Le simple fait de les avoir avec nous, avec leur personnalité, ce qu'ils apportent à l'équipe, ça nous a tous motivés ce soir. […] Ce sont deux joueurs de niveau élite, et ils l'ont montré dans ce match. »