« Je le revois toujours dans sa position où il s’accote sur son bâton avec ses deux mains. J’ai une photo de lui chez moi dans cette posture. Je passe à côté de lui avec la rondelle et Ken ne bouge même pas. Il me regardait et il n’avait pas peur que je perde la rondelle. Il était toujours calme. Il a connu une grande carrière avec le CH. Pour gagner en séries, tu as besoin d’un bon gardien. Avec Ken, nous avions le meilleur. » -- l’ancien coéquipier de Dryden chez les Canadiens, Yvan Cournoyer
« Ken Dryden était un athlète exceptionnel mais aussi un homme d'exception. Derrière le masque, il était plus grand que nature. Nous pleurons aujourd'hui non seulement la perte d'un pilier d'une des plus grandes dynasties du hockey, mais également d'un homme de famille, d'un citoyen attentionné et d'un gentilhomme qui a profondément marqué nos vies et nos communautés à travers les générations. Il était de ces légendes qui ont façonné notre club pour en faire ce qu'il est aujourd'hui. Ken représentait tout ce que les Canadiens de Montréal se doivent d'être, et son legs au sein de notre société transcende notre sport. Au nom de la famille Molson et de tous les membres de l'organisation des Canadiens de Montréal, j'aimerais offrir mes plus sincères condoléances à la famille Dryden, à ses proches ainsi qu'à tous ceux et celles qui ont eu le privilège de croiser son chemin et de le connaître. » -- le propriétaire des Canadiens Geoff Molson
« C'est avec le cœur lourd que j'offre mes plus sincères condoléances à la famille Dryden. Merci, M. Dryden, pour votre service, non seulement en tant que joueur des Canadiens, mais aussi en tant que Canadien. Vous m'avez aidé lorsque j'étais un jeune gardien de but et je vous serai toujours reconnaissant de vos mots d'encouragement attentionnés. » -- Carey Price, qui a joué 712 matchs et signé 361 victoires avec les Canadiens, des sommets dans l’histoire de l’équipe
« C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de l’hon. Ken Dryden, légende du hockey canadien, membre du Temple de la renommée, homme au service de l’État et source d’inspiration. Il a remporté six fois la Coupe Stanley, cinq fois le trophée Vézina et a été un ministre du Développement social et un parlementaire dévoué. C'est grâce à Ken Dryden que je suis devenu gardien de but, même si je n'ai jamais réussi à maîtriser son talent pour s'appuyer sur son bâton, et encore moins pour empêcher la rondelle d'entrer dans le filet. Son retour à l'université au moment où il était au sommet de sa carrière sportive nous a enseigné l'importance de l'équilibre dans la vie. Sa carrière après le hockey a démontré l’importance du service public. Rares sont les Canadiens qui ont tant donné, ou qui se sont autant distingués, pour notre pays. Ken Dryden incarnait le Canada dans toute sa grandeur. Il incarnait aussi le Canada dans ce qu’il a de mieux à offrir. Qu’il repose en paix. » -- le premier ministre du Canada, Mark Carney
« Comme des millions de Québécois, j’ai grandi en admirant Ken Dryden. Six fois champion de la Coupe Stanley avec le CH. Quel exploit! Auteur, député, ministre, il a marqué notre histoire et toute une génération. Mes condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l’ont admiré. » -- le premier ministre du Québec, François Legault
Il mesurait 6 pieds 4 pouces dans une époque où des gardiens comme Rogatien Vachon, Gump Worsley et Charlie Hodge [étaient tous sous les 6 pieds]. Ken savait comment jouer à sa position parce qu’il était imposant. Il se concentrait sur la rondelle alors il ne se déplaçait pas partout sur la glace. Ce n’était pas un gardien qui bondissait partout. « Un ami m’a envoyé un message (samedi) matin, m'offrant ses sympathies à la suite du décès de Ken. Je n’y croyais pas, puis j’ai vu que c’était partout à la télévision. Je suis sous le choc. […] Ken était tellement bon que nous le tenions en quelque sorte pour acquis. Nous nous disions qu’il allait nous garder dans le match. Parfois, c’est comme si nous laissions l’autre équipe aller, puis quand nous nous disions qu’il était le temps de commencer à jouer, nous parvenions à gagner les matchs en troisième période. Quand on pense à Kenny, on le voit se tenir debout, s’appuyant sur son bâton, dans cette célèbre pose. Vous savez pourquoi il faisait cela? Pour donner du repos à son dos. Il était tellement grand que lorsqu’il se penchait, ça avait un impact sur son dos. Il avait trouvé la meilleure façon pour soulager la tension. » -- l’ancien coéquipier de Dryden chez les Canadiens, Larry Robinson
« Ken était un homme aux multiples talents. Il était toujours occupé, on ne le voyait jamais s’asseoir. Mais il s’est concentré sur le hockey, il connaissait bien les joueurs de la Ligue. Ken était une personne très cérébrale. Il m’avait approché à propos d’un projet de livre, mais je n’étais pas intéressé. Je lui avais dit que j’étais occupé et que j’aimais mes hivers en Floride. Mais il est revenu à la charge avec un échéancier, me disant qu’il n’était pas pressé, qu’il pouvait m’appeler trois fois par semaine pour que nous puissions discuter quelques heures au téléphone. Tout était tellement organisé. Chaque lundi, mercredi et vendredi, à 9 heures, il m’appelait ou je l’appelais et nous parlions pendant presque trois heures de sujets qu’il avait préparés. Il est venu me voir en Floride et à mon domicile de Buffalo quelques fois, rassemblant des photos et des livres sur moi, pendant presque trois ans avant que le projet soit enfin achevé. Je vais toujours me souvenir de ça à propos de Ken, de la façon dont il était organisé, comment il a simplifié les choses pour moi. Il était comme ça au hockey, et il était comme ça dans la vie. » -- l’ancien entraîneur des Canadiens Scotty Bowman
« Ken Dryden était plus qu’un rival – il était mon ami. Personnellement, j'ai perdu un ami cher que je n’oublierai jamais. Au revoir Ken, tu vas toujours rester dans mon cœur. » -- l’ancien gardien Vladislav Tretiak, qui défendait la cage de l’Union soviétique lors de la Série du siècle de 1972 contre Dryden et le Canada