HOFER POOLERS BADGE DESCHAMBAULT

Au cours d'une saison, certains joueurs voient leur situation être modifiée, que ce soit en raison d'un changement de rôle, d'une transaction ou d'une blessure à un coéquipier. Chaque jeudi, LNH.com propose aux poolers quelques joueurs dont la valeur est en hausse et quelques autres dont la valeur est en baisse, et avec lesquels les poolers devraient faire preuve de prudence.

EN HAUSSE

Frank Nazar, Blackhawks de Chicago (A) – Nazar avait amorcé la saison sur les chapeaux de roue avec 11 points à ses 10 premières parties, mais il a ralenti par la suite, notamment en raison d’une blessure au visage qui l’avait forcé à rater 15 matchs. À son retour au jeu, il a visiblement mis du temps à retrouver ses repères, puisqu’il a été blanchi dans neuf de ses 11 premiers matchs. La rouille semble toutefois être partie, puisqu’il a récolté 10 points (quatre buts, six passes) à ses sept derniers matchs, un réveil qui a plus ou moins coïncidé avec le début de son association avec Teuvo Teravainen à forces égales, un duo qui est maintenant complété par Tyler Bertuzzi. Malgré les déboires de Nazar, l’entraîneur Jeff Blashill l’a laissé sur la première vague du jeu de puissance, et cette patience a été récompensée puisque trois des points de Nazar depuis le début de sa séquence ont été amassés en avantage numérique.

UTA@CHI: Nazar fait mouche en A.N. et met fin au match

Adam Fox, Rangers de New York (D) – Lorsque les Rangers ont échangé Artemi Panarin, annonçant du même coup qu’ils amorçaient ouvertement une refonte de leur formation, plusieurs poolers ont craint que la valeur de tous les joueurs de New York dégringole et que l’avantage numérique devienne anémique, ce qui aurait notamment fait très mal à Fox. Finalement, les Rangers n’ont pas procédé à d’autres changements majeurs avant la date limite des transactions, et les éléments en place ont élevé leur jeu d’un cran. En raison de l’éclosion de Gabriel Perreault et du réveil de Lafrenière, le jeu de puissance fonctionne à un rythme complètement fou de 36,4 % depuis le 5 mars. Depuis cette date, Fox a obtenu huit points (un but, sept passes) en neuf matchs, et quatre de ces points ont été obtenus en avantage numérique.

Joel Hofer, Blues de St. Louis (G) – La pause olympique semble avoir fait le plus grand bien à Hofer. Le cerbère de 25 ans avait très mal conclu les dernières semaines d’activité avant les Jeux de Milano Cortina, alors qu’il avait accordé pas moins de 14 buts à ses trois derniers départs. C’est le jour et la nuit depuis la reprise des activités, et son brio a fait en sorte qu’il a obtenu plus de départs que Jordan Binnington (7 contre 4). Il suffit de jeter un œil à ses spectaculaires statistiques pour comprendre pourquoi : fiche de 5-0-2, moyenne de buts alloués de 1,64, taux d’efficacité de ,953 et un blanchissage. Il a accordé plus de deux buts à une seule occasion, et c’était lors d’un barrage de 49 lancers dans un revers de 4-3 en prolongation contre les Islanders de New York.

STL@MIN: Hofer prive Tarasenko d'un but

EN BAISSE

Alex Ovechkin, Capitals de Washington (A) – Le meilleur buteur de l’histoire de la ligue en saison régulière est toujours bloqué à un but du plateau des 1000 filets au total en combinant la saison régulière et les séries éliminatoires. C’est que le prolifique vétéran n’a touché la cible que dans seulement deux de ses 15 derniers matchs, et il a amassé un faible total de sept points au cours de cette période. Il a de plus été limité à seulement deux points en avantage numérique au cours de ces 15 parties, et avec 16 points sur le jeu de puissance cette saison, il est en voie de connaître sa pire saison à ce chapitre au cours d’une saison de 82 matchs (22 en 65 matchs la saison dernière). Ovechkin n’a que deux points à ses sept derniers matchs, et depuis quelques rencontres, il a été séparé de son centre habituel, Dylan Strome, pour être jumelé avec Justin Sourdif et Anthony Beauvillier. Le départ de son bon ami John Carlson et la perspective de rater les séries éliminatoires doivent aussi jouer sur son moral.

Aaron Ekblad, Panthers de la Floride (D) – Ekblad, à l’instar de la majorité de ses coéquipiers des Panthers, ne connaît pas une grande saison. Il avait notamment été blanchi à ses six derniers matchs avant la pause olympique. Ekblad s’est toutefois vu confier les rênes de la première vague du jeu de puissance au retour de la pause, et ça a semblé vouloir le sortir de sa torpeur, alors qu’il a obtenu quatre points, dont deux en avantage numérique, en l’espace de trois matchs entre le 1er et le 5 mars. Ces succès furent toutefois éphémères, car il a été blanchi à ses cinq derniers matchs. De plus, le retour au jeu de Seth Jones risque de lui faire perdre des minutes en avantage numérique, ce qui ne devrait pas arranger les choses.

Mackenzie Blackwood, Avalanche du Colorado (G) – L’Avalanche connaît une légère baisse de régime depuis quelques semaines, et le rendement de Blackwood explique en partie ces insuccès. Le vétéran de 29 ans est particulièrement ordinaire depuis la date limite des transactions. En quatre matchs, il a conservé une fiche de 0-2-0 ainsi qu’une moyenne de buts alloués de 4,58 et un taux d’efficacité de ,794. Comme Scott Wedgewood fait du très bon travail depuis le retour de la pause olympique avec un dossier de 5-1-1, une moyenne de 1,65 et un taux d’efficacité de ,935, il ne faudrait pas être surpris de le voir obtenir la majorité des départs au cours des prochaines semaines.

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