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LAS VEGAS - Matthew Tkachuk n'était pas à l'entraînement des Panthers de la Floride, lundi, mais il était quelque part à Las Vegas.

« Je l'ai vu dans l'avion dimanche », a été le seul ver qu'on a pu tirer du nez de l'entraîneur Paul Maurice, lundi, en regard du statut de l'attaquant vedette en vue du cinquième match de la finale de la Coupe Stanley contre les Golden Knights de Vegas, mardi (20h HE; TVAS, CBC, SN, TNT).

Tkachuk, Brandon Montour, Radko Gudas et Nick Cousins ont brillé par leur absence à l'entraînement de l'équipe au T-Mobile Arena. On parlait donc davantage d'une séance facultative.

On peut parier sa chemise qu'au minimum les trois premiers seront en uniforme face aux Golden Knights. Il paraît acquis que l'attaquant Eetu Luostarinen manquera à l'appel dans un cinquième match de suite.

Tkachuk n'a été que peu utilisé en troisième période du match no 4, mais il a tout de même totalisé 16:40 minutes de temps de jeu.

« Les annonces officielles viendront avant le match mardi », a indiqué Maurice.

Il reste que les Panthers vont amorcer l'ascension du mont Kilimanjaro en étant amochés physiquement. Ont-ils encore les ressources nécessaires?

La réponse qu'a fournie l'attaquant Anthony Duclair à la question avait de quoi laisser perplexe.

« Je pense que oui », a-t-il murmuré sur un ton guère convaincant.

« Nous avons plusieurs joueurs qui peuvent élever leur niveau de jeu, a-t-il poursuivi. C'est ce que nous avons fait pendant toute la saison. Nous n'avons jamais vraiment été complètement en santé. Des joueurs ont pris le relais et aidé l'équipe. »

Duclair est possiblement lui-même incommodé par une quelconque blessure, ayant dû s'absenter pendant quelques présences en troisième période du dernier match.

« La santé va, tout est beau pour moi », s'est-il fait rassurant, dans un éclat de rire.

« Et tout est beau aussi pour Matthew (Tkachuk) », a-t-il assuré, en riant de bon cœur.

Les Panthers ont joué la carte de la bête meurtrie, lundi. C'est dans ce temps-là qu'il faut s'en méfier le plus parce que c'est très fort l'instinct de survie.

À une victoire d'amorcer les festivités d'une conquête, la dernière chose à laquelle les Golden Knights doivent s'attendre pour le cinquième match, c'est à une promenade du dimanche en ponton sur le lac William à Saint-Ferdinand !

« J'ai déjà été dans cette situation : en avant 3-1 en finale », n'a pas manqué de souligner le vétéran attaquant Eric Staal, sans même qu'on aborde le sujet. « Ce n'est pas facile. Il y a de la pression, et plusieurs aspects qui y sont rattachés : les demandes de la famille et d'amis, la présence de la Coupe dans l'amphithéâtre. Il vous trotte plein de choses dans la tête. Pour nous, c'est une affaire d'utiliser ce stress/pression à notre avantage. »

Du 'fun' à la tonne

Les Panthers n'ont plus rien à perdre. Dans leurs interactions avec les journalistes, ils ont aussi mis la notion de plaisir à l'avant-scène. C'est l'ingrédient vedette de la recette qui leur a permis de dompter les Bruins de Boston au premier tour, dans l'exacte même position précaire.

« Ça nous donne la confiance qu'on peut encore le faire, a souligné Duclair. Nous gardons la même philosophie. Ce n'est pas série qu'il faut gagner, mais un match sur la route. Nous avons l'équipe pour faire ça. Il faudra jouer librement, tout en ayant du plaisir. »

Du plaisir, on en a à la tonne au sein de l'équipe, comme l'a répété Maurice, lundi. L'atmosphère demeure détendue malgré la précarité de la situation.

Maurice était décontracté en mêlée de presse, comme à l'accoutumée. On lui laisse le mot de la fin.

« La possibilité d'avoir à se tirer d'affaire sans des joueurs importants, nous faisons ça depuis le début de la saison », a-t-il commenté par dire.

« Nous avons dû composer en cours de route avec la perte d'Aleksander Barkov et d'Anton Lundell, puis de Barkov et de Sam Bennett. En séries, nous avons perdu les services de Barkov tôt dans un match contre les Hurricanes de la Caroline. Ça ne nous a pas empêchés de gagner le match.

« Vous trouver des façons d'avoir du succès. Vous croyez en vos moyens. Si c'était la première fois qu'un de nos meilleurs joueurs n'était pas de la formation, ce serait une grosse affaire.

« Mais, en date d'aujourd'hui, nous n'avons pas à nous préoccuper de ça », a-t-il glissé, dans un large sourire.