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Marleau insuffle du leadership aux Maple Leafs

L'attaquant de 38 ans est un « très bon exemple »

par Mike Zeisberger @zeisberger / Journaliste NHL.com

TORONTO - Le soir où Patrick Marleau a marqué ses deux premiers buts en séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour les Maple Leafs de Toronto, ses parents n'étaient pas dans les estrades. Impossible, quand il y a des semences à préparer et du bétail dont il faut prendre soin à Aneroid en Saskatchewan, à 2896 kilomètres à l'ouest du Air Canada Centre.

« Il y a trop de travail à la ferme familiale », a dit Marleau en riant, mardi, une journée après avoir aidé les Maple Leafs à battre les Bruins de Boston 4-2 dans le match no 3 de la série de première ronde de l'Association de l'Ouest. « Il y en a toujours beaucoup à ce temps-ci de l'année. »

« C'est leur priorité et c'est une bonne chose. Les priorités sont importantes. »

Denis et Jeannette Marleau accordent beaucoup d'importance aux priorités. Ils gardent aussi les deux pieds sur terre. Voilà des valeurs qu'ils ont transmises à Patrick.

Et l'attaquant les utilise pour s'assurer que les jeunes Maple Leafs gardent un certain équilibre contre les Bruins.

Les Maple Leafs tirent de l'arrière 2-1 dans la série au meilleur de sept matchs et le match no 4 aura lieu au Air Canada Centre jeudi (19 h HE, NBCSN, CBC, TVAS, NESN). Marleau est l'une des raisons qui expliquent pourquoi ce n'est pas 3-0.

Marleau a marqué deux fois dans le match no 3, utilisant ce que ses parents lui ont appris pour garder ses jeunes coéquipiers calmes.

Video: BOS@TOR, #3: Marner trouve Marleau pour le but

Après que les Maple Leafs eurent été dominés 12-4 au chapitre des buts dans les matchs no 1 et 2 à Boston, Marleau n'a pas livré de discours pour rassembler les troupes. Il s'est simplement préparé comme si c'était un match comme les autres. Ses coéquipiers l'ont remarqué.

« Il est tellement constant, un leader silencieux », a décrit son compagnon de trio Mitchell Marner. « Il mène par l'exemple et nous apprenons de ça. »

Marleau, 38 ans, a joué 180 matchs de séries éliminatoires, un sommet chez les joueurs actifs qui n'ont pas gagné la Coupe Stanley, et marqué 70 buts. Les 177 premiers matchs ont été joués avec les Sharks de San Jose. Marleau a disputé ses 19 premières saisons dans la LNH avec eux avant de signer un contrat de trois ans d'une valeur de 18,75 millions de dollars avec Toronto le 2 juillet.

Les séries pour ce genre de joueurs, c'est comme la fontaine de Jouvence », a affirmé l'entraîneur des Maple Leafs Mike Babcock. « Ils ont plus d'énergie, ils compétitionnent plus et ils connaissent l'enjeu. »

« Ce que nos gars doivent garder en tête, c'est qu'ils pensent avoir plusieurs occasions, mais tu regardes un grand joueur comme Marleau, il vient de marquer son 70e but en séries ou quelque chose du genre. C'est ridicule à quel point il a joué. C'est difficile de gagner, c'est difficile de connaître du succès en séries éliminatoires et beaucoup d'équipes tentent d'exceller. Je pense qu'il est un très bon exemple pour notre groupe. »

Babcock a mentionné qu'il considère Marleau comme un professeur et un joueur. À ce moment dans l'année, c'est un atout précieux. Babcock le sait, lui qui a dirigé plusieurs vétérans durant ses 10 saisons avec les Red Wings de Detroit de 2005 à 2015.

« J'avais l'habitude de dire ça à propos de [l'ancien défenseur des Red Wings Nicklas] Lidstrom : tu te demandes qui est l'entraîneur de qui, a dit Babcock. Ce que je veux dire par là, c'est que tu peux autant apprendre d'eux qu'eux peuvent apprendre de toi. Tu es là pour les responsabiliser, les rendre meilleurs et t'assurer qu'ils jouent bien. Cela dit, ils sont là pour t'aider à gérer l'équipe et à prendre de bonnes décisions.

« Donc, quand tu penses à des gars comme Lidstrom, Henrik Zetterberg, Steve Yzerman, Brendan Shanahan ou Pavel Datsuyk, tous des gars que j'ai dirigés à Detroit, tu vois que ces gars veulent simplement que l'équipe connaisse du succès, donc ils sont très utiles à l'entraîneur. »

« Ils n'hésitent pas à te dire ce qui doit être dit. »

Marleau et l'attaquant de 35 ans Tomas Plekanec ont élevé leur jeu d'un cran dans le match no 3 en l'absence des vétérans Nazem Kadri (suspension) et Leo Komarov (blessure au haut du corps).

Plekanec a pris la place de Kadri entre Marleau et Marner sur la deuxième ligne et il a disputé son meilleur match avec les Maple Leafs, amassant une passe et affichant un différentiel de plus-2. Il a joué 17 :58, comparativement à 11 :38 dans le match no 2 et 10 :07 dans le match no 1.

« Je me suis mieux senti », a dit Plekanec, acquis des Canadiens de Montréal le 25 février. Évidemment, tous les joueurs vous diront que plus tu joues, plus tu te sens bien et tu engranges de la confiance. La clé, c'est de connaître un bon début de match. Nous avons eu de bonnes présences dès le départ, ce qui nous a aidés à nous débarrasser de la rouille des matchs précédents. »

« Il y a tellement de choses à dire à propos de Marleau et Marner. C'est génial de jouer avec ces gars-là. »

Marleau ne s'attend pas à ce que Denis et Jeannette soient à Toronto pour le match no 4 en raison de tout le travail qu'ils ont à la maison. Pour ceux qui seront présents, il a dit s'attendre à une belle ambiance.

« C'était fou lors du match no 3, a-t-il affirmé. C'était bien. »

« J'ai hâte à la prochaine rencontre. »

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