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Les Rodrigue seront réunis à Edmonton

Olivier Rodrigue a été sélectionné par l'équipe pour laquelle son père travaille à titre de consultant pour les gardiens

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

DALLAS -- Quand les Oilers d'Edmonton ont effectué une transaction avec les Canadiens de Montréal pour s'avancer au 62e rang du repêchage 2018 de la LNH, samedi, le clan Rodrigue se doutait bien que quelque chose se tramait en coulisses.

La formation albertaine souhaitait-elle s'avancer pour s'assurer de sélectionner le gardien Olivier Rodrigue, le fils de Sylvain - le consultant de longue date des gardiens de l'organisation? La nervosité et l'excitation ont grimpé jusqu'à ce que le tout soit confirmé quelques instants plus tard.

C'était bel et bien l'objectif.

« Le coeur a commencé à battre un peu plus vite, a expliqué le portier des Voltigeurs de Drummondville, vêtu du chandail auquel avait été soigneusement apposé son nom. Je ne sais même pas quelles ont été mes émotions. C'est très spécial, ça fait chaud au coeur. »

Cette décision est aussi venue comme une surprise pour le paternel, qui s'était retiré de toutes discussions concernant le repêchage cette année pour des raisons évidentes.

« J'ai reçu un message texte quand ç'a été fait, a-t-il expliqué. Avant, je n'en avais aucune idée. C'était les Canadiens qui parlaient, il y a eu un échange puis j'ai vu que c'était les Oilers et j'ai allumé. Keith Gretzy (le directeur général adjoint) est venu me voir et il m'a lancé : ''Je te l'avais dit!''. Il ne me l'avait jamais dit.

« Sauf que c'est un moment qui est spécial. C'est le fun. »

Le père et le fils ne travaillent ensemble que très rarement sur la patinoire. Mais pas plus tard que la semaine dernière, ils ont enfilé les patins afin de permettre à Olivier de se dégourdir les jambes en vue du camp de développement auquel il prendrait part à la suite de l'encan.

À ce moment-là, Sylvain avait remarqué que son fils avait bien progressé en cours de saison, mais il ne se doutait pas qu'il aurait l'occasion de le retrouver sur une patinoire d'Edmonton dans quelques jours. Cette pensée lui avait certes traversé l'esprit, mais il préférait ne pas trop se faire d'attentes.

« J'avoue y avoir déjà pensé, je ne suis pas fou, a-t-il dit en riant. L'autre entraîneur des gardiens Dustin Schwartz l'aime beaucoup, et je savais que l'organisation l'aimait aussi. Je savais qu'il avait eu une bonne entrevue avec eux à Buffalo. Et aujourd'hui ils font une transaction pour aller le chercher, c'est spécial. »

Ce choix des Oilers signifie donc que la relation entre les deux hommes changera considérablement quand il s'agira de parler de hockey.

« Ce sera un peu étrange, a affirmé Olivier visiblement encore sous le coup de l'émotion. Je sais qu'il va m'aider à devenir un meilleur gardien. »

En cours de saison, ils avaient des discussions sporadiques sur la tenue d'Olivier, mais Sylvain ne voulait pas empiéter sur le travail que son fils effectuait en compagnie de son entraîneur des gardiens Olivier Michaud. Il ne deviendra pas son entraîneur, mais il aura davantage son mot à dire en ce qui a trait à sa progression.

« Obligatoirement, ça devient ma responsabilité comme je suis au développement. Ça va être de trouver la ligne où l'on fait la distinction, a-t-il dit. Je reste son père, un être humain. Je pense que c'est important pour tout jeune de se développer avec sa famille à ses côtés. Mais à la patinoire, j'ai un travail à faire et il n'y aura pas de privilège. »

Une filiale déjà bien remplie

Il n'y aura certainement pas de favoritisme et Rodrigue devra faire ses preuves à Edmonton parce qu'il se retrouve au sein d'une organisation qui mise déjà sur de jeunes gardiens en devenir.

Les Oilers ont sélectionné Dylan Wells en 2016 (no 123) et Stuart Skinner en 2017 (no 78) et les deux sont sur le point d'amorcer leur parcours chez les professionnels avec le club-école de Bakersfield. C'est d'ailleurs pour cette raison que les Rodrigue déménageront en Californie dans les prochains mois pour permettre à Sylvain de travailler à temps plein avec les deux espoirs.

« C'est une compétition, et c'est ce que je dis aux jeunes de l'organisation, a fait valoir le paternel. La Ligue nationale, ce sont les meilleurs joueurs au monde. Tout le monde pousse tout le monde. On connaît Stuart et Dylan depuis quelques années et la relation est établie.

« Là c'est spécial qu'Olivier arrive dans l'organisation, mais on va le faire et ça va être le fun. »

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