GREENBURGH, New York – Les Rangers de New York pourraient imprimer les slogans suivants sur des chandails pour verbaliser l’attitude qu’ils affichent au camp d’entraînement.
Souci du détail.
Sérieux et détermination.
Celui-ci fonctionnerait également : « Pas de stupidités », a lancé l’attaquant Vincent Trocheck.
À leur premier camp d’entraînement sous les ordres de l’entraîneur Peter Laviolette, les Rangers sont consciencieux et professionnels. Ils apprennent déjà des systèmes de jeu et fignolent de petits détails. Laviolette exige un niveau de sérieux et de concentration et il est heureux de voir que ses joueurs le lui donnent.
« On dit de cette équipe qu’elle peut atteindre un autre niveau depuis un bout de temps maintenant, a ajouté Trocheck. Le futur, c’est maintenant. Nous n’avons pas de temps à perdre. À ce point-ci, ça passe ou ça casse. »
Il y a deux saisons, les Rangers ont atteint la finale de l’Association de l’Est et ils croyaient qu’ils venaient de prendre leur envol et qu’ils étaient prêts à remporter la Coupe Stanley. Ils ont plutôt échoué en première ronde contre des rivaux locaux, après avoir réussi ce qui a probablement été le plus gros coup de filet avant la date limite des échanges.
Les Rangers ont acquis les attaquants Patrick Kane et Vladimir Tarasenko dans des échanges en février et ils ont gagné les matchs no 1 et 2 en première ronde contre les Devils du New Jersey, les deux fois par la marque de 5-1. Mais ils ont ensuite ralenti et inscrit seulement sept buts lors du reste de la série. Ils ont notamment été blanchis deux fois pour être éliminés en sept rencontres.
« Celle-là a fait mal longtemps pendant l’été, peut-être plus que les éliminations des années précédentes », a admis le capitaine Jacob Trouba. « Ça fait toujours mal, mais celle-là a donné une boule dans l’estomac à tout le monde. Il faut tourner la page. C’est une nouvelle saison. »
Le sentiment d’urgence est élevé pour tout le monde, incluant les jeunes joueurs qui ne sont plus tout à fait jeunes.
L’attaquant Alexis Lafrenière a 21 ans, mais il entame sa quatrième saison dans la LNH, tout comme le défenseur K’Andre Miller, 23 ans. L’attaquant Kaapo Kakko, 22 ans, disputera une cinquième campagne, tandis que le joueur de centre Filip Chytil, 24 ans, en sera déjà à une septième saison.
Lafrenière, Kakko et Chytil ont formé « le trio des jeunes » au cours des deux dernières saisons. Le surnom ne s’applique plus maintenant. Ils ont joué un total combiné de 782 rencontres en saison régulière et 86 en séries.
« Cette affaire de "trio des jeunes", ça n’existe plus », a martelé le défenseur de 25 ans Ryan Lindgren. « Nous sommes presque une équipe de vétérans maintenant. »
Laviolette a renchéri : « Ils viennent de connaître trois de leurs meilleures saisons pour gagner en confiance, et maintenant, ils doivent tenter d’aller plus loin. »
Laviolette n’a pas perdu de temps pour découvrir l’équipe qu’il a sous la main. Il a placé les joueurs qu’il compte aligner lors du match d’ouverture des Rangers, le 12 octobre contre les Sabres de Buffalo, dans le même groupe sur la glace.
Vendredi et samedi, les 22 joueurs du groupe A étaient tous des réguliers qui sont de retour après la saison dernière ou des vétérans qui ont rejoint l’équipe comme joueurs autonomes sans compensation le 1er juillet. Laviolette a choisi de ne pas mélanger ses vétérans avec des jeunes ou des vétérans des mineures.
Aucun joueur n’a un contrat de recrue en poche dans ce groupe. Le défenseur Zac Jones, 22 ans, était le plus inexpérimenté du lot avec 38 parties dans la LNH. Le défenseur de 28 ans Ben Harpur le suit (198).
Vendredi, ils ont travaillé sur des exercices conçus en fonction de la manière dont Laviolette veut les voir jouer en territoire offensif. Samedi, on a mis l’accent sur le jeu défensif.
« Il y a une direction et c’est bon pour nous », a souligné Trouba après l’entraînement de vendredi. « Dès la première séance, nous pratiquons des idées de jeux en zone offensive et nous avons déjà étudié des systèmes de jeu partout sur la glace en regardant des vidéos. Les joueurs ont accès aux vidéos et peuvent les regarder quand ils le souhaitent. Ils savent que nous devons implanter ça. C’est aux joueurs de faire leur travail, mais dès le départ, je trouve qu’il nous donne les outils pour que nous connaissions du succès cette année. »
Certaines normes établies lors des deux dernières saisons sous l’entraîneur Gerard Gallant sont remises en question et parfois modifiées, ce qui suscite encore plus l’attention des joueurs.
Lafrenière évolue à l’aile droite pour avoir l’occasion d’obtenir plus de temps de jeu à forces égales, alors qu'il avait un rôle limité comme ailier gauche au cours des trois dernières saisons. Il évoluait avec Mika Zibanejad et Chris Kreider vendredi, puis on l’a vu avec Chytil et Jimmy Vesey samedi.
Chytil, troisième centre dans la hiérarchie des Rangers depuis la saison où David Quinn était l’entraîneur en 2020-21, pivotait la deuxième unité, vendredi, avec Artemi Panarin et le nouveau venu Blake Wheeler. Samedi, on a vu Trocheck avec Kreider et Kakko ainsi que Zibanejad avec Panarin et Wheeler.
Les deux premières paires défensives, habituellement Lindgren avec Adam Fox et Trouba avec Miller sous Gallant et Quinn, ont été remaniées vendredi. Lindgren était avec Trouba; Fox avec Miller. On est revenu à Lindgren et Fox ainsi que Miller et Trouba samedi.
« Je veux évaluer différentes combinaisons durant le camp d’entraînement pour voir s’il y a une chimie, a expliqué Laviolette. Je veux donner aux joueurs l’occasion de démontrer ce qu’ils peuvent faire dans différentes situations. Je veux être ouvert et faire mon évaluation à partir de là. »
Il s’agit d’une perspective et d’un point de vue différents pour une équipe qui affiche une attitude différente après avoir été incapable de combler ses propres attentes la saison dernière.
« Notre mentalité n’est pas de considérer une participation aux séries comme un succès, a prévenu Trocheck. Nous savons à quel point ç’a été horrible de perdre en première ronde l’an dernier, donc nous voulons livrer la marchandise cette fois. Tu deviens tanné de perdre. Je suis dans cette ligue depuis longtemps et je n’ai jamais rien gagné. »



















