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30 en 30: Les grands enjeux chez les Predators

Nashville a pris les moyens afin d'aller plus loin en séries éliminatoires

par Robert Stanley / Correspondant NHL.com

Les Predators de Nashville sont venus à une victoire d'atteindre la finale de l'Association de l'Ouest pour la première fois de l'histoire de la concession, le printemps dernier, et ils espèrent maintenant que l'équipe sera capable de franchir ce seuil en 2016-17.

Avec l'ajout de P.K. Subban, les Predators devraient avoir une des brigades défensives les plus efficaces et mobiles dans la LNH. Le jeune noyau d'attaquants sait comment marquer des buts et l'équipe dans son ensemble devrait être plus rapide, alors que ce sont de plus jeunes joueurs qui seront affectés aux deux derniers trios.

 

Les Predators ont beaucoup de talent et ils ont effectué des changements dans le but de devenir une des puissances montantes dans la LNH, mais seront-ils en mesure de se faire une place au sommet au sein d'une section Centrale où la compétition est féroce?

Voici quatre raisons d'être optimiste.

1. L'excellence des deux premiers duos de défenseurs

L'ajout de P.K. Subban vient bonifier le groupe composé des quatre premiers défenseurs de l'équipe, qui était déjà considéré comme un des meilleurs de la ligue. Roman Josi, Mattias Ekholm et Ryan Ellis complètent un quatuor qui réussit à faire circuler la rondelle rapidement et à offrir du jeu solide en défensive.

« Le hockey va dans une direction où il faut avoir des défenseurs mobiles qui peuvent faire circuler la rondelle, mais c'est une denrée rare, a noté Subban. En avoir quatre au sein de ton équipe, c'est difficile. On ne voit pas ça dans beaucoup d'équipes de la ligue. On dirait que Nashville a toujours été en mesure de produire et d'avoir de grands défenseurs. Je suis juste content de pouvoir faire partie d'un tel groupe. »

2. Filip Forsberg continue de progresser

Forsberg a le potentiel pour être une superstar et il l'a montré la saison dernière, quand il a égalé le record d'équipe de buts en une saison, avec 33. Il a été le meilleur pointeur de la formation de Nashville à chacune des deux dernières campagnes et son niveau de jeu devrait continuer de s'améliorer.

Forsberg n'a pas passé beaucoup de temps dans le premier trio la saison dernière, ce qui a permis aux Predators de déployer une attaque plus équilibrée. Il sera un élément important de l'offensive, en plus d'être en voie de devenir un des meilleurs attaquants à caractère défensif de la ligue.

3. Ryan Johansen disputera une saison complète

Pour la première fois de leur histoire, les Predators amorceront la saison en alignant un véritable joueur de centre no 1. C'était une lacune depuis leurs débuts, et Johansen a le talent pour être un joueur qui fait la différence dans un match.

Johansen a amassé 34 points en 42 rencontres avec les Predators la saison dernière, après avoir été échangé par les Blue Jackets de Columbus. Il a immédiatement affiché une bonne chimie avec l'attaquant James Neal. Sans doute que le duo représentera une des principales menaces de Nashville cette saison.

4. Le noyau de jeunes joueurs apprend à gagner

Les Predators semblent prêts à franchir une nouvelle étape et à aller plus loin dans les séries. La capacité des joueurs à rester en santé demeurera un facteur important, mais reste que l'expérience emmagasinée par le noyau de jeunes joueurs en séries au cours des deux dernières années devrait être bénéfique.

Les Predators ont retenu plusieurs leçons en ce qui a trait à ce qu'on doit faire pour connaître du succès en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Ils ont été éliminés en six matchs par les Blackhawks de Chicago au premier tour dans l'Association de l'Ouest en 2015, puis ils ont perdu en sept rencontres au deuxième tour dans l'Association de l'Ouest contre les Sharks de San Jose, le printemps dernier.

« Dans les séries, chaque match est difficile, a souligné Josi. Ce sont les petits détails qui font la différence la plupart du temps. Nous l'avons vu contre les Sharks. C'est important d'apprendre dans ce contexte des séries, peu importe que tu gagnes ou que tu perdes. Le match suivant, c'est toujours un nouveau départ. »

Voici trois grandes questions auxquelles font face les Predators:

1. P.K. Subban et Roman Josi joueront-ils ensemble?

Subban et Josi sont deux des défenseurs les plus talentueux de la ligue. En théorie, ils feraient un excellent duo. Toutefois, les deux joueurs ont un style de jeu similaire et aiment foncer en zone adverse pour soutenir l'attaque.

Les Predators pourraient plutôt décider d'utiliser Subban et Josi au sein de duos différents, par exemple en jumelant Subban à Ekholm et Josi à Ellis.

« En ce qui concerne notre brigade défensive, surtout nos trois premiers, sans inclure [Subban], c'est qu'ils peuvent tous être déplacés d'un poste à l'autre, a affirmé l'entraîneur Predators Peter Laviolette. Ils peuvent tous patiner et bien faire circuler la rondelle. Je crois que [Subban] va bien s'insérer dans ce groupe. Nous aurons un quatuor très mobile à la ligne bleue. Nous verrons comment les choses se dérouleront et nous aviserons ensuite. »

2. À quel point Mike Ribeiro contribuera-t-il aux succès de l'équipe?

Ribeiro a encore une fois affiché une belle production, récoltant 50 points en 81 matchs. Mais ça n'a pas été le cas en séries éliminatoires.

Ribeiro s'est contenté de deux mentions d'aide en 12 rencontres et il a été rayé de l'alignement à deux reprises. Les Predators ont déclaré à la fin de la saison que Ribeiro allait devoir prouver qu'il mérite toujours un poste au sein d'un des deux premiers trios.

« Mike Ribeiro a été un de ceux qui nous a le plus aidés à obtenir notre place en séries ces deux dernières années, mais il a connu des difficultés dans le dernier droit, a noté le directeur général des Predators David Poile. [Ribeiro] a vraiment besoin de connaître l'été de sa vie pour qu'on lui redonne son poste au sein d'un des deux premiers trios. »

Ribeiro est un élément-clé des Predators. S'il ne réussit pas à produire au sein du deuxième trio, la profondeur de l'équipe au poste de centre s'avérera alors un gros point d'interrogation.

3. Pekka Rinne pourra-t-il afficher plus de constance?

De son propre aveu, Rinne n'a pas été aussi constant qu'il l'aurait voulu la saison dernière. Il a eu de la difficulté à connaître de longues séquences de grandes performances, lui qui a pourtant démontré par le passé qu'il en était capable.

Le pourcentage d'arrêts de Rinne la saison dernière s'est élevé à 0,908 et il a enregistré une moyenne de buts alloués par match de 2,48, des statistiques qui sont clairement inférieures à celles qu'il a affichées en 2014-15 (moyenne de 2,18 et pourcentage d'arrêts de 0,923). Il a connu des mois où son pourcentage d'arrêts s'est élevé au-dessus de 0,920, mais il en a connu d'autres où il s'est retrouvé sous le plateau de 0,900.

Les succès des Predators sont intimement liés à ceux de Rinne. Il a réussi à rester en santé la dernière saison, mais il a dû composer avec des blessures graves dans le passé. Rinne aura 34 ans en novembre, ce qui signifie que ses meilleurs jours sont derrière lui. Sa capacité à être constant et à rester en santé dictera en grande partie quel genre de saison les Predators connaîtront.

 

 

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