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Les Ducks ont l'habitude des déficits

Anaheim tire de l'arrière 2-0 dans sa série contre San Jose, mais sait mieux que quiconque qu'il n'y a pas lieu de paniquer

par Marc Tougas / Collaborateur LNH.com

Quand on dit que l'expérience est un atout crucial dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, les Ducks d'Anaheim en sont l'illustration parfaite en raison de leur situation actuelle.

C'est l'expérience qui fait en sorte que les joueurs des Ducks ne paniquent pas présentement, même s'ils accusent un déficit de 2-0 contre les Sharks dans leur série de premier tour dans l'Association de l'Ouest, au moment où celle-ci se transportera à San Jose, lundi (22h30 HE; TVA Sports 2, SN1, CNBC, NBCSCA, PRIME).

Une autre défaite et les Ducks seront au bord du précipice dans cette série quatre de sept. Mais une victoire, et ils sont de retour dans le coup.

C'est ce deuxième côté de la médaille que les Ducks préfèrent voir. Et c'est en raison de leur expérience qu'ils peuvent non seulement le voir, mais aussi le considérer comme un objectif atteignable.

Car ils savent qu'un déficit de 2-0 dans une série, ce n'est pas la fin. Les Sharks doivent aller en chercher deux autres. Leur travail n'est qu'à moitié fait. Il reste l'autre moitié, la plus difficile des deux !

Les Ducks le savent, parce qu'ils l'ont vécu par le passé. L'an dernier, au deuxième tour éliminatoire contre les Oilers d'Edmonton, par exemple. Ils avaient également perdu leurs deux premiers matchs au Honda Center, mais ils étaient ensuite revenus égaler la série 2-2 sur la patinoire des Oilers, pour finalement s'imposer en sept matchs aux dépens de la formation albertaine.

Au printemps 2016, les Ducks avaient également perdu leurs deux premiers matchs du premier tour contre les Predators de Nashville, et avaient fini par prolonger la série jusqu'au septième match. Qu'ils ont perdu, mais n'empêche, c'était là une autre preuve qu'à 2-0, une série est loin d'être finie.

C'est ce vécu qui fait en sorte que les membres des Ducks entreprendront le match de lundi avec confiance.

« Nous avons été en déficit de deux matchs avant. Ils doivent en remporter quatre. La série n'est pas terminée », a résumé le défenseur Brandon Montour.

« Deux à zéro, c'est sûr que ce n'est pas dans cette situation-là qu'on veut être, et on est conscient que le prochain match va être important, mais j'ai confiance qu'on est capable de remonter la pente, a affirmé le vétéran défenseur François Beauchemin. On croit en nos chances de revenir dans la série, et on sait que ça doit commencer par une victoire (lundi), alors c'est là-dessus qu'on va se concentrer. »

Video: Beauchemin discute de l'allure de la série

« Nous avons des joueurs dans ce vestiaire qui savent comment faire », a souligné le défenseur Hampus Lindholm.

Ce n'est pas seulement dans les séries que les Ducks ont appris « comment faire » au fil des ans. C'est un apprentissage qu'ils ont fait et appliqué en saison régulière aussi, par exemple en 2014-15, quand Anaheim a établi un record de la LNH en signant 18 victoires après avoir accusé un déficit en troisième période.

« La majorité du temps, quand nous tirons de l'arrière dans un match, pour une raison quelconque, c'est à ce moment-là que l'équipe donne son meilleur hockey », avait déclaré l'attaquant des Ducks Ryan Kesler en avril 2015, peu après cette séquence record. « Cette équipe a la capacité d'appliquer de la pression et de marquer des buts à des moments importants. »

En d'autres mots, les Ducks n'abandonnent pas. Parce qu'ils savent que lorsqu'on se retrouve en déficit, ce n'est pas le moment de changer la recette qui a fait le succès de l'équipe. Tout changer, c'est ce que font les équipes qui paniquent. Au contraire, quand on tire de l'arrière, il faut adhérer au plan de match plus que jamais, tout en ajustant des choses ici et là.

Parce qu'en fin de compte, la différence entre la victoire et la défaite se résume à très peu. C'est d'ailleurs ce qu'a réalisé un joueur qui s'est trouvé du mauvais côté d'un tel scénario, l'an dernier, soit l'attaquant des Oilers Drake Caggiula.

« Dans les séries, le momentum peut changer à n'importe quel moment, avait-il dit après le match où les Ducks ont égalé la série 2-2 contre les Oilers. Un petit jeu peut changer tout le rythme du match. Nous avons compris que le momentum ne se transporte pas nécessairement d'un match à l'autre. »

Beauchemin a d'ailleurs fait écho à cette vérité au cours du dernier week-end, après la défaite de 3-2 de samedi contre San Jose.

« On a eu plusieurs chances de marquer, c'est juste que (le gardien des Sharks Martin) Jones a fait des arrêts importants. Corey Perry a vu son tir frapper le poteau, ç'aurait pu créer l'égalité 3-3. Ce sont les petits détails comme ça qui font la différence dans une série. En espérant que (lundi), les poteaux vont nous favoriser cette fois », a souligné le défenseur de 37 ans.

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