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RALEIGH, Caroline du Nord -Les Bruins étaient simplement trop forts pour les Hurricanes.
On avait vu la tendance se dessiner dans les trois premiers matchs de la Finale de l'Est et elle a été confirmée, jeudi, alors que les Bruins ont signé une victoire de 4-0 pour compléter le balayage face aux Hurricanes et obtenir leur billet pour la Finale de la Coupe Stanley.

« Il y a beaucoup d'émotions en ce moment, a lancé l'entraîneur Bruce Cassidy. Je suis fier des gars et de la manière dont ils ont joué ce soir. Nous avons mérité notre place en Finale et nous savons qu'il reste encore beaucoup de travail à accomplir. »
Les Bruins seront en Finale pour la première fois depuis 2013 alors qu'ils s'étaient inclinés en six matchs contre les Blackhawks de Chicago. Et ils y arriveront en pleine confiance.
Comme ce fut le cas à plusieurs étapes importantes du parcours de Boston, le gros trio de Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak ainsi que le gardien Tuukka Rask ont pris les choses en mains, jeudi.
Pastrnak et Bergeron ont touché la cible en avantage numérique au deuxième vingt et Rask a réalisé 23 arrêts pour signer son deuxième jeu blanc des séries. L'attaquant québécois a ajouté son deuxième du match en troisième et Brad Marchand a complété la marque dans un filet désert.
« On a regardé du vidéo et on s'est rendu compte qu'on ne se soutenait pas bien en zone offensive, a avancé Bergeron. On a passé beaucoup trop de temps en zone défensive, ce qui fait qu'on avait moins d'énergie en attaque.
« On s'est rapprochés en zone offensive, on est restés en mouvement et on a mis des rondelles au filet. Je pense que ç'a été la clé. »

Les Bruins balaient la Caroline et passent en Finale

On s'attendait à ce que la troupe de Rod Brind'Amour sorte aussi en force que lors du match no 3, une défaite de 2-1, mais ce ne fut pas le cas. On a senti dès le début de la rencontre que sa confiance était fragile et qu'il restait très peu d'énergie dans le réservoir.
« Le réservoir est bas depuis un bon bout de temps et nous roulions sur l'adrénaline, a fait valoir Justin Williams. C'est toujours difficile à avaler. Du jour au lendemain, tu te fais tout enlever et tu dois rentrer à la maison. »
Les Bruins ont conclu cette série avec une efficacité de 46,7 pour cent (7-en-15) avec l'avantage d'un homme tandis que les Hurricanes n'ont inscrit qu'un but en 14 occasions. Ç'a finalement été l'histoire de la série et du match no 4. McElhinney a fait tout en son possible pour garder les siens dans le match et a repoussé 19 tirs, mais il n'a rien pu faire face au puissant avantage numérique de Boston.
« Ç'a fait la différence, a reconnu Brind'Amour. Ces équipes sont tellement talentueuses que lorsque tu fais une erreur, la rondelle se retrouve dans ton filet. Ç'a joué un grand rôle dans cette série. Nous savions tout ça en l'amorçant, mais ça nous a malheureusement battus. »
Les Hurricanes ont résisté en première grâce à de brillants arrêts du gardien, mais ne se sont pas aidés en écopant d'une pénalité pour avoir eu trop de joueurs sur la patinoire à 4:28 de la deuxième période. Seulement 28 secondes plus tard, Pastrnak faisait 1-0 Bruins et portait déjà un dur coup aux locaux.
La même chose s'est produite à 18:10 lorsque Greg McKegg a été chassé pour obstruction sur le gardien alors que Rask en a ajouté une couche après un contact devant son filet. Vingt-quatre secondes après, Bergeron doublait l'avance des siens et retirait l'air du PNC Arena.
En périphérie
Les Hurricanes ont bien tenté de générer un tant soit peu d'attaque en troisième, mais ç'a été le même refrain que tout au long de la rencontre. Ils ont bourdonné et ont fait circuler la rondelle en périphérie sans être capables de se rendre au filet. Ils n'ont même pas pu profiter de l'absence du vétéran défenseur Zdeno Chara, qui a sauté son tour par mesure préventive et qui devrait être du premier match de la Finale.
Après avoir réussi 13 tirs au premier vingt, ils ont été limités à 11 lancers au cours des deux dernières périodes. Ce n'est pas exactement le sentiment d'urgence qu'ils voulaient mettre en œuvre.
« Ils ont très bien joué défensivement et ont fait du très bon travail pour s'adapter à notre style de jeu, a commenté l'attaquant Jordan Staal. Ç'a évidemment été frustrant et ça nous a fait dévier de notre style. Ça n'a pas fonctionné, évidemment. »
Le citron de l'équipe Cendrillon avait été pressé jusqu'à la dernière goutte.