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TORONTO -C'est faux de prétendre que les bons gars finissent toujours derniers. La prochaine fois qu'on vous rabâchera la citation de l'ancien gérant du baseball majeur Léo Durocher, répondez simplement : Paul Byron.

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Les Canadiens de Montréal peuvent s'estimer chanceux de l'avoir dans leurs rangs, celui-là. Byron est le prototype du joueur d'équipe par excellence, le joueur dont rêve tout entraîneur en raison de son ardeur à la tâche et de sa polyvalence.
On ne peut que se réjouir pour ce type d'athlètes droit et vaillant quand ils se retrouvent sous les projecteurs, comme c'est arrivé à Byron dans le match no 1 de la série contre les Maple Leafs de Toronto. L'Ontarien âgé de 32 a réussi un but de toute beauté en infériorité numérique, qui a finalement fait la différence dans la victoire de 2-1 du Tricolore.
« Je ne sais pas trop comment j'ai fait ça, mais c'était dans un moment important dans le match. Tout juste auparavant, Carey Price avait réalisé l'arrêt du match (face à Mitchell Marner) », a-t-il relevé, incapable de s'attribuer le moindre mérite.
Sa plus belle récompense, il a dit l'avoir eue après la rencontre.
« Mon épouse m'a envoyé une vidéo de la réaction des enfants à mon but, c'était fantastique à voir, a-t-il raconté. Ils ont regardé le match et ils étaient fous de joie. »
Byron et sa famille ont pu chérir un beau moment après avoir vécu de l'incertitude au cours des derniers mois. Ce n'est pas que les Canadiens voulaient s'en départir, mais ils ont couru le risque de perdre ses services en le rendant disponible aux 30 équipes pour des raisons administratives à trois reprises cette saison. Chaque fois, Byron a dit comprendre la situation, tout en réitérant son affection indéfectible à l'endroit de l'organisation qui lui a donné sa première véritable chance dans la LNH en 2015-16.
« La situation n'a pas été si pire à vivre, a-t-il répété. C'est difficile pour tout le monde en raison de la COVID-19 et de toutes les mesures sanitaires, peu importe le métier que vous exercez.
« Moi je savais que ce n'était rien de personnel avec l'équipe et que les dirigeants tenaient à moi, a-t-il continué. Ça arrive tous les jours que des joueurs restent avec leur équipe après être passés au travers du processus de 'ballottage'. C'est comme ça. J'essayais simplement de redoubler d'ardeur et d'être le meilleur joueur que je peux être. C'est tout ce que je pouvais faire. »

MTL@TOR, #1: Byron compte depuis ses genoux en I.N.

En plus de ses qualités de joueur et d'athlète, Byron n'a pas l'épiderme sensible pour cinq cennes. Il faut dire que son parcours dans le hockey, qui a loin d'avoir été un long fleuve tranquille, lui a fait s'endurcir la couenne.
On comprend donc que ce que l'avenir lui réserve à brève échéance ne lui effleure absolument pas l'esprit.
« Je reste dans le moment présent. Je ne pense pas du tout à la prochaine saison. Je sais que je peux aider l'équipe et je suis à l'aise dans le rôle qu'on me confie. L'entraîneur n'hésite pas à m'utiliser dans plusieurs situations, incluant en prolongation. »
Staal bien reposé
Ce dont avait le plus besoin Eric Staal au bout d'une frénétique saison, c'était d'un temps d'arrêt. Le vétéran joueur de centre admet que la pause d'une semaine entre la fin de la saison régulière et le début des séries éliminatoires lui a fait le plus grand bien.
Difficile de le contredire après l'avoir vu fournir au Tricolore le rendement auquel on s'attendait de sa part en séries quand on a fait son acquisition des Sabres de Buffalo, en mars.
« Ç'a été une folle saison. Les matchs se sont enchaînés à un rythme infernal à mon arrivée avec l'équipe, qui venait de reprendre ses activités après une interruption d'une semaine. J'avais dû composer avec une situation semblable avec les Sabres, avant d'être échangé et de me soumettre à une période de quarantaine.
« La semaine de répit et de préparation suivant la saison a fait toute la différence. C'est comme un nouveau départ pour moi, le début d'une nouvelle saison. Je chéris cette occasion qui s'offre de jouer en séries. »
Anderson comme Erik Cole
Sa présence dans la formation ne faisait pas l'unanimité chez plusieurs observateurs et partisans de l'équipe, mais Staal leur a fait ravaler leurs paroles en faisant sa marque en compagnie de Corey Perry et de Josh Anderson.
« Je ne prête pas attention à ce qu'on dit à l'extérieur de l'équipe. Toute ma concentration était portée sur ce que je dois faire afin d'aider le groupe. J'avais très hâte d'amorcer les séries. »
Staal a mentionné qu'il voyait de belles possibilités d'évoluer avec le rapide et costaud Anderson, qui lui rappelle son ancien coéquipier chez les Hurricanes de la Caroline Erik Cole.
« Mes frères et moi avons un groupe de discussion et, comme moi, ils voyaient la composition des trios d'un bon œil, a-t-il révélé. Ils me connaissent suffisamment pour voir le potentiel de notre trio. Nous avons connu un bon match, mais nous voulons faire encore mieux, samedi. »