« Si les restrictions actuelles restent en place, non seulement il n'y aurait pas de partisans, mais je ne suis même pas certain qu'il serait possible d'avoir tous les membres de la LNH et le personnel des équipes que nous avons besoin sur place afin que le repêchage se déroule comme il se doit », a soutenu Bettman durant sa conférence de presse précédant le concours d'habiletés 2022 présenté par DraftKings Sportsbook au T-Mobile Arena. « Si les restrictions sont toujours en place, nous devrons considérer l'option de présenter le repêchage ailleurs qu'à Montréal. Mais espérons que les restrictions et l'impact de la COVID seront moindres d'ici là. »
Du même coup, le commissaire a indiqué que la Ligue évaluait l'option de permettre aux sept équipes canadiennes de disputer leurs matchs à domicile dans d'autres amphithéâtres si les restrictions ne changeaient pas à travers le Canada.
« Certaines de nos équipes ne peuvent pas accueillir de gens dans leur amphithéâtre, a dit Bettman. D'autres peuvent avoir 50 pour cent de capacité. La nourriture et les boissons sont des enjeux pour les patrons et même pour les partisans qui se rendent aux matchs. […] L'impact est énorme pour les équipes qui jouent au Canada d'un point de vue économique, et aussi d'un point de vue compétitif parce qu'elles n'ont pas l'appui de la foule à domicile comme leurs acolytes américaines. »
Le repêchage 2022 doit avoir lieu les 7 et 8 juillet. Les Canadiens ne peuvent accueillir que 500 spectateurs au Centre Bell jusqu'au 13 février en raison des règles sanitaires de la Santé publique. Bettman a dit que la LNH n'a pas encore eu de discussions avec les autorités sanitaires en lien avec le repêchage.
« Nous savons que les Canadiens entretiennent des discussions parce que c'est extraordinairement douloureux de les voir jouer dans un amphithéâtre vide, surtout quand, selon ce que je comprends, les gens peuvent aller au restaurant, a dit Bettman. Mais je ne vais pas remettre en question ou protester contre ce que les autorités gouvernementales ont décidé de mettre en place.
« Nous n'avons pas eu de discussions directes. Quand nous déterminerons que le moment sera venu de prendre une décision, nous verrons comment la situation aura évolué. Nous espérons que les restrictions seront levées plus tôt que tard. »
Le commissaire adjoint Bill Daly a soutenu qu'il serait peut-être nécessaire de tenir le repêchage de façon virtuelle pour une troisième année consécutive, mais Bettman a mentionné que c'était une possibilité de tenir l'événement à un endroit où il n'y a pas de restrictions reliées à la présence des partisans.
Le commissaire a dit qu'il parlerait avec le directeur au contenu de la LNH Steve Mayer pour déterminer combien de temps et de planification seraient nécessaires pour déplacer le projet vers une autre ville.
« S'il y a des partisans dans les gradins, ce n'est pas quelque chose qui se fait en quelques semaines, a dit Bettman. Nous considérons que le repêchage est un événement important et nous espérons pouvoir le présenter comme prévu à Montréal. »
Bettman a indiqué que des équipes canadiennes s'étaient informées de la possibilité de jouer des matchs à domicile ailleurs en raison de la perte de revenus liée aux assistances dans les gradins.
« Ça démontre à quel point c'est dévastateur pour les équipes, a-t-il dit. Et ce n'est pas quelque chose de souhaitable et que nous encourageons, mais si ça continue, nous devrons possiblement les laisser considérer cette avenue. »
Il est cependant trop tôt pour envisager les possibles sites alternatifs où présenter les matchs.
« Vous avez deux longueurs d'avance sur quelque chose de théorique, mais ils ont soulevé la question », a laissé tomber Bettman.