Ehlers Draisaitl Fiala

Les Jeux olympiques de Pékin 2022 marqueront le retour des joueurs de la LNH au sein de ce grand événement international après une année d'absence en 2018. Afin de souligner leur participation et de mettre la table pour ce rendez-vous tant attendu, LNH.com publiera d'ici la cérémonie d'ouverture des Jeux une multitude de textes en lien avec le tournoi de hockey olympique. Aujourd'hui, le LNH.com se penche sur les nations qui feront appel à des joueurs de la LNH, tout en complétant leur formation avec des joueurs évoluant dans d'autres ligues professionnelles.

Suisse

Le programme masculin de la Suisse semble faire du surplace depuis quelques années : il est à la porte du top-6 mondial, mais il ne fait que cogner, il ne parvient pas à y entrer. Oui, l'équipe a connu de beaux moments ici et là, dont une présence en finale du Championnat du monde senior 2018 et une présence en finale de bronze lors du Championnat mondial junior l'année suivante, mais la constance n'est pas toujours au rendez-vous.
D'un sommet de 15 joueurs dans la LNH lors des saisons 2016-17 et 2017-18, la Suisse n'en compte qu'une dizaine dans le circuit cette saison. Tout de même, le pays pourrait se signaler grâce à la qualité de son attaque. Avec Nico Hischier, Kevin Fiala et Timo Meier, les Suisses auront un premier trio capable de rivaliser avec celui de la majorité des équipes du tournoi.
Nino Niederreiter est un autre élément qui pourrait se signaler, mais par la suite, il faudra que les Gregory Hofmann, Pius Suter et Philipp Kurashev livrent la marchandise dans un rôle un peu plus élevé que celui qu'ils ont habituellement dans la LNH. Malgré tout, on peut s'attendre à ce que presque toute la brigade offensive de la Suisse ait une certaine expérience dans la LNH, entre autres avec la présence possible des Sven Bartschi, Gaetan Haas et Denis Malgin.
En défensive, difficile de demander mieux que Roman Josi, le gagnant du trophée Norris en 2020. Le problème, c'est qu'il est le seul joueur d'impact à cette position. Jonas Siegenthaler joue régulièrement avec les Devils du New Jersey, mais Dean Kukan, le seul autre défenseur, n'a disputé que deux matchs avec les Blue Jackets de Columbus cette saison.
Ce qui pourrait faire le plus mal à la Suisse est l'absence d'un gardien de renom. Jonas Hiller, qui a bien représenté le pays à l'international, est à la retraite. Le pays devrait donc se tourner vers deux anciens de la LNH, Reto Berra (76 matchs) et Gilles Senn (2 matchs). Ça s'annonce difficile.
En se retrouvant dans le groupe B, avec le Comité olympique russe, la République tchèque et le Danemark, la Suisse pourrait tout de même faire un bout de chemin si elle réussit à battre les Tchèques.
Joueurs de la LNH qui pourraient représenter la Suisse aux Olympiques
Sven Bartschi (A)
Kevia Fiala (A)
Nico Hischier (A)
Gregory Hofmann (A)
Philipp Kurashev (A)
Timo Meier (A)
Nino Niederreiter (A)
Pius Suter (A)
Roman Josi (D)
Dean Kukan (D)
Jonas Siegenthaler (D)

Allemagne

Le programme de hockey de l'Allemagne continue sa progression, si bien que selon le classement de la Fédération internationale de hockey sur glace, il est maintenant classé au cinquième rang mondial, devant des pays comme la République tchèque et la Suède.
La bonne nouvelle est que ces succès devraient se poursuivre pour plusieurs années. Le noyau de l'équipe est jeune et n'a pas fini de se développer, avec les Tim Stützle, 19 ans, et Mortiz Seider, 20 ans, deux des joueurs les plus prometteurs à leur position dans la LNH.
Les jeunes Lukas Reichel (17e, 2020) et JJ Peterka (34e, 2020) représentent aussi de beaux espoirs et pourraient jouer un rôle aux Olympiques, eux qui appartiennent respectivement aux Blackhawks de Chicago et aux Sabres de Buffalo.
Mais bien sûr, c'est Leon Draisaitl qui retiendra l'attention. Avec 41 points en 21 parties, au premier rang des marqueurs de la Ligue, le joueur de centre des Oilers d'Edmonton est déjà le meilleur pointeur de l'histoire des joueurs allemands dans la LNH, avec 60 points d'avance sur Marco Sturm, qui a pourtant disputé 439 matchs de plus dans le circuit.

EDM@ARI: 20e but de la saison pour Draisaitl

Devant le filet, Philipp Grubauer devrait être le seul gardien de la LNH représentant l'Allemagne, puisque l'équipe nationale a indiqué qu'elle n'allait pas inviter Thomas Greiss. Grubauer devra se retrousser les manches, puisque sa défensive est beaucoup plus faible que celles de la Suisse ou de la Slovaquie, par exemple.
Joueurs de la LNH qui pourraient représenter l'Allemagne aux Olympiques
Leon Draisaitl (A)
Nico Sturm (A)
Tim Stützle (A)
Moritz Seider (D)
Philipp Grubauer (G)

Slovaquie

Le programme de hockey de la Slovaquie a perdu beaucoup de plumes depuis que le pays a terminé en quatrième place lors des Jeux olympiques 2010 à Vancouver et qu'il a mis la main sur la médaille d'argent lors du Championnat du monde de hockey senior en 2012. Depuis 2014, le meilleur résultat de l'équipe au Mondial est une huitième place en 2021, alors qu'aux Olympiques, elle a terminé 11e lors des deux dernières éditions.
On peut se demander si ce sera réellement mieux à Pékin cette année. Le noyau de joueurs de la LNH qui peuvent évoluer avec l'équipe est vieillissant, et les meilleures années de la plupart des joueurs sont derrière eux. À 45 ans, Zdeno Chara voudra-t-il participer au tournoi? S'il devait faire l'impasse, ça signifierait qu'Erik Cernak du Lightning de Tampa Bay serait le défenseur numéro un de l'équipe, appuyé par la recrue des Capitals de Washington Martin Fehervary.
Devant le filet, ce sera à un autre joueur dont les meilleurs jours sont derrière lui de faire le boulot : Jaroslav Halak. Les Slovaques se croiseront les doigts pour que le gardien des Canucks de Vancouver soit aussi fumant que lors de la Coupe du monde 2016, quand il avait terminé le tournoi avec un pourcentage d'arrêts de ,941 avec Équipe Europe.

Joueurs de la LNH qui pourraient représenter la Slovaquie aux Olympiques
Richard Panik (A)
Marian Studenic (A)
Tomas Tatar (A)
Erik Cernak (D)
Zdeno Chara (D)
Martin Fehervary (D)
Christian Jaros (D)
Andrej Sekera (D)
Jaroslav Halak (G)

Danemark

Les Danois n'ont peut-être pas autant de profondeur que les Slovaques, mais leur noyau est beaucoup plus jeune, et, surtout, doté de joueurs qui pourraient faire une différence.
À l'aile droite, c'est le gros luxe avec la présence de Nikolaj Ehlers et Oliver Bjorkstrand. Ehlers a terminé le tournoi de qualification olympique avec neuf points en trois matchs. Si l'entraîneur décide de faire jouer Ehlers à gauche, le Danemark pourrait compter sur un premier trio pas piqué des vers, avec Lars Eller au centre.

WPG@VAN: Ehlers marque après une brillante manoeuvre

Le Danemark devrait aussi pouvoir compter sur deux joueurs qui ont respectivement joué 925 et 705 matchs dans la LNH : Frans Nielsen et Mikkel Boedker. Les meilleures années des deux vétérans sont passées depuis longtemps, mais ils apporteront une bonne dose d'expérience à l'équipe. Finalement, Joachim Blichfield et Alexander True, qui ont joué dans la LNH l'an dernier avec les Sharks de San Jose et qui sont dans la Ligue américaine cette année, pourraient être réunis et ainsi déjà avoir une certaine chimie. La recrue des Golden Knights de Vegas Jonas Rondbjerg semble aussi un choix logique pour le pays scandinave.
En défensive, c'est plus faible, puisque Philip Larsen devrait être le seul représentant avec de l'expérience dans la LNH, lui qui y a disputé 151 matchs entre 2010 et 2017. Mais devant le filet, les Danois pourront compter sur un des meilleurs gardiens de la LNH en Frederik Andersen. Bien sûr, Andersen ne sera pas aussi bien entouré qu'avec les Hurricanes de la Caroline, mais parmi toutes les équipes de deuxième niveau dans ce tournoi, le Danemark possède le meilleur gardien.
Joueurs de la LNH qui pourraient représenter le Danemark aux Olympiques
Oliver Bjorkstrand (A)
Nikolaj Ehlers (A)
Lars Eller (A)
Jonas Rondbjerg (A)
Frederik Andersen (G)

Lettonie

En parlant de gardiens, la Lettonie sera bien représentée à cette position avec Elvis Merzlikins des Blue Jackets de Columbus. Merzlikins s'est hissé au poste de gardien numéro un de son équipe cette saison, et il a eu son mot à dire sur les surprenants succès de son club avec une fiche de 9-4-0.
C'est toutefois la seule position où les Lettons auront un joueur qui peut être qualifié de pilier dans son équipe de la LNH. La tâche ne sera pas facile dans un groupe C où se retrouvent les puissances que sont la Suède et la Finlande, ainsi que la Slovaquie. À l'avant, Rudolfs Balcers, des Sharks de San Jose, et Teddy Blueger, des Penguins de Pittsburgh, devraient être les deux meilleurs attaquants de l'équipe. Zemgus Girgensons, des Sabres de Buffalo, tentera de les appuyer offensivement, mais c'est surtout par son jeu défensif qu'il pourrait aider son pays.
Les attaquants Ronald Kinins (Vancouver de 2014 à 2016) et Kaspar Daugavins (Ottawa de 2009 à 2013 et Boston en 2013) possèdent aussi de l'expérience dans la LNH, alors qu'en défensive, l'espoir des Maple Leafs de Toronto Kristians Rubins devrait aussi être de la partie.
Pour ceux qui se questionnent, non, le Québécois Bob Hartley ne sera pas derrière le banc de l'équipe nationale lettone pour ces Olympiques, lui qui a dû céder sa place en raison de ses obligations dans la Ligue continentale de hockey. C'est l'ancien des Jets de Winnipeg Harijs Vitolins qui prendra sa relève.
Joueurs de la LNH qui pourraient représenter le Danemark aux Olympiques
Rudolfs Balcers (A)
Teodors Blueger (A)
Zemgus Girgensons (A)
Elvis Merzlikins (G)