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Les Blues ont encore beaucoup à accomplir, dit leur DG

Armstrong discute avec NHL.com de la remontée des siens de la dernière place au classement jusqu'en finale de l'Ouest

par Mike Zeisberger @Zeisberger / Journaliste NHL.com

ST. LOUIS - Doug Armstrong voit beaucoup de similarités dans la manière dont les formations des Blues de St. Louis et des Sharks de San Jose ont été construites.

La constance a été un point en commun entre les deux équipes, qui s'affronteront en finale de l'Association de l'Ouest, alors que le match no 1 aura lieu samedi au SAP Center (20 h HE, NBC, CBC, SN, TVAS). Les Sharks se sont qualifiés pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley dans 14 des 15 dernières saisons. Les Blues ont fait de même dans sept des huit dernières saisons.

Les visages ont peut-être changé, mais l'objectif d'être de sérieux prétendants à la Coupe Stanley demeure le même.

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« San Jose est une équipe expérimentée », a fait valoir le DG des Blues. « Ils ont beaucoup de joueurs qui sont allés à la guerre. [Le DG des Sharks] Doug Wilson a fait du bon travail pour faire ce que nous tentons d'accomplir ici, c'est-à-dire de réinitialiser l'équipe rapidement. »

La dernière fois que les deux équipes ont croisé le fer remonte à la finale de l'Ouest de 2016, alors que San Jose avait gagné la série quatre de sept 4-2. C'est du passé, la réalité est différente maintenant.

« Nous sommes une équipe différente, et eux aussi, et nous allons voir jusqu'où nous pouvons aller, a dit Armstrong. Nous sommes l'une des quatre équipes encore en vie, et c'est là où tu veux être. Nous n'allons pas affronter une équipe qui n'est pas très bonne. Nous devons simplement être prêts, nous présenter sous notre meilleur jour et voir où ça nous mènera. »

Le fait que les Blues soient rendus là est remarquable. Ils étaient derniers dans la Ligue, le 3 janvier, mais ont démontré la résilience qui fait d'eux l'une des plus belles histoires dans la LNH cette saison.

« La différence est qu'en octobre, novembre et décembre, nous trouvions des façons de perdre. En janvier, février et mars, nous trouvions des manières de gagner, a expliqué Armstrong. Ça sonne simple, mais avec la parité dans la Ligue à l'heure actuelle, la ligne entre gagner et perdre est très mince. »

« Avant la saison, je pensais que Winnipeg et Nashville étaient les meilleures équipes de notre section. Ils l'ont prouvé dans les dernières années. Puis, j'ai vraiment cru que le restant d'entre nous allions nous battre pour les places restantes. Je ne trouvais pas qu'il y avait une grande différence entre les autres équipes qui compétitionnaient. Puis, connaître le départ que nous avons eu a été frustrant, car nous avions joué du bon hockey en octobre et novembre. Je pense que dans 12 de nos 14 premières parties, nous étions à égalité où nous menions au début de la troisième période, mais nous montrions une fiche inférieure à ,500. Nous trouvions des façons de ne pas avoir de succès. »

L'entraîneur Mike Yeo a été relevé de ses fonctions et remplacé par l'adjoint Craig Berube, le 19 novembre. Moins de six mois plus tard, St. Louis est l'une des quatre équipes encore dans la course pour la Coupe Stanley.

Alors que les Blues et les Sharks se préparent pour le match no 1, Armstrong a discuté avec NHL.com de plusieurs sujets, dont Berube, le gardien Jordan Binnington et sa propre sécurité d'emploi.

Pourquoi l'équipe a-t-elle répondu de manière aussi positive à l'arrivée de Berube?

« La chose que Craig m'a apprise depuis que l'on travaille ensemble est que tu dois voir les joueurs de hockey comme des joueurs de hockey, tout simplement, sans chercher à savoir ce qui les dérange. Au final, je pense que ce sont simplement des joueurs de hockey. Ils veulent être dirigés. Ils veulent être tenus responsables de leurs actions. Et ils veulent être guidés. Tu n'as pas besoin d'utiliser toutes ces choses que tu aurais besoin d'utiliser si tu travaillais chez Google, par exemple, pour garder leur attention. Ce sont des joueurs de hockey. Et Craig les traite comme des hommes. Il les tient responsables comme des hommes. Il ne fait pas de jeux psychologiques, car il n'a pas besoin de le faire. Tu dois jouer avec leur mental dans les moments difficiles ou pour tenter de les motiver. Le message de Craig est simple : "Voici ce qui doit être accompli. Si vous le faites, vous pourrez jouer. Sinon, vous ne jouerez pas." »

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Six semaines après avoir procédé au changement d'entraîneur, étais-tu toi-même inquiet pour ton propre poste?

« Pas vraiment. Je ne veux pas avoir l'air arrogant, mais tu ne contrôles pas vraiment ça. Honnêtement, ça ne m'inquiétait pas la veille de mon congédiement à Dallas quand j'étais DG là-bas. Tu ne sais jamais quand le couperet va tomber. La réalité est que ça va finir par arriver, car c'est la business dans laquelle nous évoluons. Tu fais donc de ton mieux jusqu'à ce qu'on te dise qu'on ne veut plus que tu le fasses et tu espères assez bien faire pour que, une fois ce jour arrivé, quelqu'un d'autre tente le coup avec toi. »

Binnington a obtenu son premier départ le 7 janvier et n'a plus jamais regardé derrière. Es-tu aussi surpris de son conte de fées que les gens à l'extérieur de l'équipe?

« Je n'avais jamais vécu une histoire de la sorte, où un joueur arrive et accomplit tout ce qu'il a fait. Comme tout le monde, tu te demandes comment l'histoire va finir. Il me fait croire en lui, car il semble très bon pour faire le travail. Il ne joue pas beaucoup de chance. Il fait de bons arrêts. Il fait en sorte que les arrêts difficiles ont l'air faciles. Sa force mentale… J'ai eu la chance de passer quelques années avec Martin Brodeur ici, et la force mentale est ce qui est nécessaire pour rebondir après un mauvais but ou une défaite. C'est l'une des forces de Jordan. Il met les choses derrière lui et regarde en avant. »

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Votre jeu de puissance a offert un rendement de 2-en-22 dans la deuxième ronde contre les Stars de Dallas. À quel point est-ce que ça t'inquiète?

« Les buts sur le jeu de puissance sont difficiles à obtenir à ce temps-ci de l'année. La raison principale est que tu affrontes les meilleurs gardiens. Et il y a aussi le fait qu'il n'y a que trois ou cinq punitions par match, d'après mon estimation. Les joueurs ne veulent pas placer leur équipe dans une situation précaire. À ce temps-ci de l'année, tu as également affaire aux meilleurs arbitres. Je ne m'attends donc pas à ce que notre efficacité en avantage numérique augmente subitement. Les buts à 5-contre-5 seront plus importants que jamais. »

À quel point était-ce spécial de voir un joueur natif de St. Louis comme Pat Maroon être le héros en deuxième prolongation dans le match no 7 contre Dallas dans ce qui sera l'une des soirées les plus mémorables dans l'histoire du sport à St. Louis?

« Je pense que les matchs sont différents comparativement à la saison régulière. Quand tu regardes d'où les buts sont marqués en ce moment, peu le sont de loin. Ils sont inscrits depuis une distance de 15 pieds ou moins. C'est là où un gars comme Pat est à son mieux. Il a fait tout un travail pour nous dans ces endroits difficiles. Le match no 7 a été une belle partie de l'histoire, mais ce n'est pas la fin de l'histoire. Il y a encore beaucoup de travail devant nous. »

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