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La blessure de Krebs soulève des questions en vue du repêchage

L'attaquant de Kootenay a été opéré pour une déchirure partielle au tendon d'Achille le 7 juin, mais pourrait tout de même être choisi dans le top-15

par Mike G. Morreale @mikemorrealeNHL / Journaliste NHL.com

Peyton Krebs est vu comme un grand leader et la voix de la raison par ses coéquipiers.

Le joueur de centre de 5 pieds 11 pouces et 183 livres de Kootenay, dans la Ligue de hockey de l'Ouest (WHL), verra sa confiance et son éthique de travail mises à l'épreuve cet été, alors qu'il devra se remettre d'une opération subie le 7 juin pour réparer une déchirure partielle au tendon d'Achille.

Krebs, classé au 10e rang de la liste finale des patineurs nord-américains du Bureau central de dépistage de la LNH, était vu comme un potentiel choix parmi le top-15 au repêchage 2019 de la LNH avant de se blesser durant un entraînement sur glace le 4 juin. Il a mené Kootenay avec 68 points (19 buts, 49 passes), une moyenne de 1,06 point par match et huit buts en avantage numérique en 64 parties, et ce, même si Kootenay a terminé au 21e rang sur 22 dans la WHL.

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Il a conclu sa saison comme capitaine du Canada au Championnat du monde des moins de 18 ans 2019 de la FIHG, là où ses six buts en sept rencontres ont constitué un sommet au sein de son équipe et ses 10 points l'ont placé à égalité au premier rang à ce chapitre.

L'agent de Krebs, Kevin Korol, a dit s'attendre à obtenir un échéancier de réadaptation au cours de la prochaine semaine.

On ne sait pas à quel point la blessure de Krebs affectera son rang de sélection en première ronde. Il intéressait déjà beaucoup d'équipes, comme en témoignent les 23 entrevues qu'il a obtenues avec des équipes de la LNH lors de la Séance d'évaluation de la LNH (Combine) au mois de mai.

« C'est malheureux que Peyton ait dû subir une opération, mais même si le moment de l'opération ajoute à l'intrigue du repêchage, ça lui permet également d'avoir la saison morte pour s'en remettre », a fait valoir le directeur du Bureau central Dan Marr. « Il est un espoir respecté et bien connu, donc ça ne devrait pas influencer la décision d'une équipe le jour du repêchage. Peyton Krebs est l'un de ces joueurs de caractère qui trouvent toujours une façon de contribuer. Il est un leader sur la glace et à l'extérieur. »

Le directeur du dépistage de TSN Craig Button, qui a été directeur général des Flames de Calgary de 2000 à 2003, a affirmé que les équipes feront leurs devoirs pour en savoir le plus possible sur la blessure de Krebs.

« La première chose que les équipes feront sera d'obtenir des informations sur sa blessure, de questionner son agent et son groupe de conseillers à propos des rapports médicaux et elles demanderont à parler aux médecins, a expliqué Button. Obtenir ces réponses quant à son dossier médical est la chose la plus importante avant de commencer à déterminer quoi que ce soit d'autre.

« Je n'ai pas le rapport médical (de Krebs), mais de ce que j'ai pu comprendre, pour avoir discuté avec des gens dans le domaine de la médecine, il s'agit d'une blessure qui aura peu ou aucun impact sur son potentiel futur. Ça guérira. C'est surtout une question de temps au cours duquel il ne sera pas sur patins. »

Button a indiqué que même si la réadaptation de Krebs le garde à l'écart de la glace jusqu'au début de la prochaine saison, son talent devrait tout de même faire de lui un haut choix au repêchage.

« C'est un pas en arrière, mais uniquement à court terme, a dit Button. Si tu es satisfait du rapport médical qui indique qu'il n'y aura pas de conséquences à long terme, il faut le voir comme un joueur en santé qui n'aura simplement pas la chance de disputer des matchs à court terme. Mais de toute façon, il ne sera pas prêt à jouer dans la LNH en octobre prochain, donc je pense que tu dois penser à long terme et non à court terme dans une telle situation. »

La première ronde du repêchage aura lieu au Rogers Arena de Vancouver le 21 juin (20 h HE, TVAS, NBCSN, SN). Les rondes 2 à 7 se tiendront le 22 juin (13 h HE, SN, NHLN).

La blessure a ajouté à une saison déjà difficile pour Krebs, un bourreau de travail ayant été nommé capitaine au mois de décembre. Il sait depuis le mois de janvier que l'équipe de Kootenay sera relocalisée de son domicile actuel de Cranbrook, en Colombie-Britannique, à Winnipeg avant le début de la prochaine saison.

« J'aime le hockey et m'améliorer chaque jour, donc j'ai toujours essayé d'arriver à l'aréna avec un sourire au visage », a expliqué Krebs à LNH.com durant la Séance d'évaluation. « Je suis un gars compétitif, je veux gagner et m'améliorer chaque jour, mais j'essayais d'être un joueur sur qui mes coéquipiers pouvaient compter. Je pense que si tu joues de la bonne façon, le vent finira éventuellement par tourner. »

Cette attitude a été tout aussi importante hors de la glace que son excellent jeu l'a été sur la patinoire.

« Dans toute cette adversité, et avec le départ de quelques joueurs, son leadership est demeuré constant », a affirmé l'entraîneur de Kootenay et ancien défenseur de la LNH James Patrick. « La culture qu'il instaure déteint sur les autres joueurs. Il n'est pas du tout un joueur qui va blâmer les autres ou se demander ce qu'il serait en mesure d'accomplir avec d'autres joueurs. Peyton m'a souvent répété qu'il veut faire une différence. »

Krebs a aimé prendre part à ce qui est devenu une tradition post-entraînement avec Patrick.

« Après chaque partie, nous regardions les vidéos, mais après chaque entraînement, l'entraîneur me faisait environ 100 passes pour que je décoche 100 tirs, a raconté Krebs. C'est la seule façon de s'améliorer dans un sport où les joueurs ne font que devenir meilleurs. »

Krebs a porté une attention particulière à son tir sur réception pour s'assurer que ses lancers étaient fluides et précis depuis divers endroits en zone offensive. L'entraînement consistait à prendre 40 tirs sur réception du milieu de la ligne bleue, 40 du cercle des mises en jeu et 20 tirs sur des passes depuis l'arrière du filet.

« Nous avons regardé beaucoup de hockey de la LNH et il me disait des choses comme "As-tu vu le but (de l'attaquant des Canucks de Vancouver) Elias Pettersson?", a relaté Patrick. Je lui disais que c'était une habileté qu'il pouvait améliorer en la travaillant et durant les jours suivants, il me demandait de lui passer des rondelles. Il est comme ça.

« Ce n'est pas tellement une question de vitesse à son âge, mais surtout d'apprendre à bien faire ton transfert de poids, à bien te positionner et à être en mesure de décocher un bon tir même si la passe n'est pas parfaite. Toutes ces choses entrent en ligne de compte, mais Peyton a travaillé sans relâche là-dessus cette année, et ç'a paru. »

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