kulak chaumont

EDMONTON – Originaire de Stony Plain, une ville située à 40 kilomètres de la capitale albertaine, Brett Kulak a grandi avec les Oilers dans le sang. Quand il jouait au hockey dans la ruelle, il s’imaginait dans la peau de Ryan Smyth.

Maintenant plus vieux à 30 ans, Kulak écoute les consignes de Paul Coffey, l’entraîneur des défenseurs chez les Oilers. Né en 1994, le sympathique défenseur est trop jeune pour avoir connu la dynastie des années 1980 avec Wayne Gretzky, Mark Messier, Jari Kurri, Coffey, Kevin Lowe et Grant Fuhr.

Mais il pourrait rêver de suivre les traces des légendes de l’équipe de son enfance. S’il sait que le chemin à parcourir est encore long, le numéro 27 se donne le droit d’y penser.

« Ce serait un rêve qui devient réalité, a dit Kulak dans le magnifique vestiaire des Oilers au Rogers Place. C’est le genre de chose à laquelle tu penses tout le temps en grandissant et en jouant au hockey. Oui, tu joues pour le plaisir, mais tu as toujours cet objectif en tête. J’aimerais soulever la Coupe Stanley. Tu as de grands rêves, tu rêves de le faire pour l’équipe de ton patelin, ton équipe favorite. J’ai encore cette chance cette année. On a une bonne équipe, on a une bonne chance, on a tous faim. On sent que c’est possible. »

« Chaque année, tu te dis que les étoiles sont alignées, que tu as une bonne équipe, que tout le monde est impliqué, a-t-il poursuivi. Pour que ça arrive, tout le monde doit y croire dans sa tête. C’est le plan. »

Vainqueurs 4-3 en prolongation lors du deuxième match de cette série du deuxième tour contre les Canucks, les Oilers ont créé l’égalité 1-1. Ils ont encore besoin de trois victoires avant de passer en finale de l’Ouest et après ça, ils rêveront à quatre autres victoires pour passer en finale et à quatre autres gains pour boire du champagne dans la Coupe. Quand on dit qu’il y a encore plusieurs kilomètres à franchir, c’est le cas.

À quelques heures du troisième match dans cette série contre les Canucks de Vancouver, Kulak a parlé de son plaisir à jouer pour l’équipe de son enfance.

« Oui, ça peut être un cliché, mais c’est spécial, a-t-il reconnu. En grandissant, c’était mon équipe, c’était mes idoles. Je regardais beaucoup les joueurs des Oilers. Ils ont fait partie du gaz qui me motivait à jouer un jour dans la LNH. Je n’ai jamais rien tenu pour acquis. C’est encore plus particulier pendant les séries, c’est un moment spécial de l’année à Edmonton. »

L’expérience de Montréal

Le 22 mars 2021, Kulak a fait ses valises pour Edmonton. Kent Hughes l’a échangé aux Oilers contre le défenseur William Lagesson, mais surtout pour un choix de deuxième tour en 2022 (Lane Hutson) et un choix de septième ronde en 2024.

Le CH a possiblement frappé un circuit avec la sélection de Hutson avec le 62e choix au total. Dans le camp des Oilers, Ken Holland a ajouté un joueur d’expérience avec une grande mobilité à sa brigade de défenseurs.

Kulak n’est pas un défenseur étoile, mais il offre un bon rendement depuis son arrivée à Edmonton. Il a participé aux 82 matchs des Oilers l’an dernier et cette année.

« Il a un côté étincelant avec sa façon de patiner, il peut parcourir la glace avec aisance et rapidité, a noté Kris Knoblauch, l’entraîneur-chef des Oilers. Il a une bonne technique pour patiner. Mais pour les aspects plus étincelants, il ne joue pas au sein de notre première vague en supériorité numérique ou pour notre deuxième vague.

« Nous l’utilisons beaucoup comme défenseur de profondeur. Il joue entre 15 et 19 minutes par rencontre, a-t-il continué. À l’occasion, je l’utilise aussi en infériorité numérique. Au dernier match contre les Canucks, il était un de nos meilleurs défenseurs. Nous avons souvent compté sur lui cette saison. Avec lui, ça part vraiment de sa rapidité. Il bouge bien, il ouvre des lignes pour avancer la rondelle, mais il se sert aussi de son patin pour défendre et bloquer des jeux. »

Utilisé à la gauche de Vincent Desharnais pour la grande majorité des matchs cette saison, mais aussi en séries, Kulak peut servir de grand frère au sein de ce troisième duo à la ligne bleue des Oilers. Il a connu l’expérience des séries dans le passé, dont le long parcours en 2021 avec les Canadiens.

« Oui, ce parcours a fait de moi un meilleur défenseur », a mentionné Kulak qui a passé pratiquement quatre saisons complètes avec le Tricolore. « Je suis chanceux puisque j’ai la chance de participer aux séries pour une deuxième année d’affilée avec les Oilers. Tu apprends tous les ans, tu as plus d’expérience en banque. Nous n’avions pas les mêmes partisans au Canada lors du parcours en 2021, mais sur la glace, ça restait la même chose. Tu réalises encore plus les sacrifices que tu dois faire à cette période de l’année. Tu ne peux pas t’entraîner à vivre les séries, tu dois le découvrir et y jouer. »

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