Il sait qu'une éventuelle victoire des siens contre la très puissante formation canadienne relèverait de l'exploit, et entrerait instantanément dans les annales du tournoi comme étant l'une des plus grandes surprises dans l'histoire récente.
C'est probablement pourquoi l'espoir des Canadiens de Montréal a esquissé un petit sourire en coin lorsqu'on lui a demandé ce que les Tchèques devront faire pour tenter de venir à bout de leurs adversaires, samedi.
« Nous nous attendons à un match difficile, c'est certain, a fait valoir l'attaquant en entrevue avec LNH.com. Il n'y a aucun doute qu'ils forment une très bonne équipe. Mais nous sommes excités pour le match. Nous allons nous battre, je vous l'assure. Je crois que rien n'est impossible. »
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Impossible, non. Improbable, certes.
La troupe d'André Tourigny vient de conclure la ronde préliminaire comme s'il s'agissait d'une promenade dans le parc avec quatre victoires et un différentiel de plus-29. Elle a élevé son niveau de jeu à chacun des matchs pour en venir à complètement dominer la Finlande, qui représentait son défi le plus légitime, jeudi.
De son côté, la République tchèque ne possède pas une feuille de route très intimidante. Elle évoluait quand même dans le « groupe de la mort » en compagnie des États-Unis, de la Russie et de la Suède. Sa tâche était, disons-le, beaucoup plus complexe que celle des Canadiens.
Il faut surtout retenir que les hommes de Karel Mlejnek ont joué un match impeccable en défensive contre les Russes pour les blanchir 2-0, et causer la surprise du tournoi jusqu'à présent.
« Notre mentalité sera la même contre le Canada et peut-être pourrons-nous refaire le coup, a soutenu Mysak. Nous avons bloqué des tirs, nous avons très bien joué dans notre territoire et nous avons patiemment attendu nos chances. Ce sera encore la clé demain.
« Nous savons très bien que personne ne croit en nos chances. C'est ce qui nous motive. Nous voulons faire mentir ceux qui nous comptent déjà battus. »
En sachant ça, la formation canadienne n'a pas voulu en rajouter dans les dernières heures. Elle a beau avoir l'avantage à absolument tous les niveaux, elle sait que ce n'est qu'un match et que tout peut arriver, en théorie.
« Seulement deux de leurs joueurs présentent un différentiel négatif, même s'ils ont joué contre des puissances mondiales, a vanté Tourigny, vendredi. Ça démontre à quel point ils sont bons à forces égales. Ils n'ont eu que sept avantages numériques, et ce sera important de ne pas leur ouvrir la porte. »
Agent Mysak
Déjà capitaine de l'équipe à sa deuxième présence au CMJ, Mysak voit dans cette mission quasi impossible l'occasion de pousser ses coéquipiers dans leurs derniers retranchements en menant par l'exemple. S'ils voient leur parcours se terminer ce soir, ils auront au moins vidé le réservoir.
« Tout le monde devra en faire plus, a lancé celui qui s'aligne habituellement avec les Bulldogs d'Hamilton, dans la Ligue de l'Ontario. Nous devrons trouver le moyen de tirer davantage et de mettre du trafic devant le filet. Si nous réussissons à le faire, nous aurons des chances de connaître du succès. »
Le jeune homme de 18 ans a participé à trois des dix buts des siens jusqu'à maintenant (deux buts, une aide), et il devra assurément noircir la feuille de pointage à nouveau si les Tchèques veulent avoir la moindre chance de passer en demi-finale.