BUFFALO – Ivar Stenberg a perdu un brin de sa concentration pour répondre à une question qui n’avait rien à voir avec le hockey.
« Je porterai un complet vert, vert foncé. Mais je ne sais pas s’il s’agit d’un truc spécial. Mais c’est ça. »
À la veille du repêchage de la LNH au KeyBank Center de Buffalo, Stenberg n’a dévoilé aucun grand secret lors d’une conférence de presse dans les bureaux de New Era Cap World.
Stenberg n’avait pas planifié une question portant plus sur la mode que le hockey à un peu plus de 24 heures du repêchage. Après cette courte description de son attirail vestimentaire, l’ailier gauche de 5 pieds 11 pouces et 190 livres n’arrêtait pas de sourire et il cherchait du mieux qu’il pouvait à regagner ses esprits. Il l’a fait.
Sur le strict plan mode, le vert ne s’agence pas trop bien avec le logo des Sharks de San Jose. D’après la charte des couleurs, le bleu sarcelle, le noir, le blanc et l’orange forment les quatre teintes dominantes de ce logo.
Mais peu importe les couleurs des Sharks, Stenberg semble destiné à entendre son nom dès le deuxième rang au repêchage, immédiatement après celui de Gavin McKenna qui se prédestine pour devenir le premier de classe par les Maple Leafs de Toronto.
Les Sharks cachent toujours leur jeu, tout comme les Maple Leafs. Les deux équipes laissent toutefois quelques indices.
Le 23 juin, Mike Grier, le directeur général des Sharks, a déplacé un pion important en échangeant l’ailier William Eklund aux Sénateurs d’Ottawa contre le neuvième choix au total au repêchage.
Avec cette transaction, Grier a fait d’une pierre deux coups. Il a sorti de sa formation un ailier de son top six pour éventuellement faire une place à Stenberg et il a ajouté un choix hâtif pour repêcher fort probablement un défenseur, un besoin au sein de l’équipe.
Au cours des derniers mois, Stenberg a souvent réitéré son désir d’être le premier choix au total de la cuvée de 2026. Le meilleur espoir européen ne serait toutefois pas un jeune homme malheureux advenant un scénario où il grimperait sur l’estrade en deuxième pour enfiler le chandail des Sharks.
« Oui, je serais heureux d’aboutir là, a-t-il répliqué. Il n’y a pas de doute. Les Sharks construisent de belles choses. Il s’agirait d’un rêve. »
À San Jose, Stenberg deviendrait un complice idéal pour un autre phénomène, Macklin Celebrini, le tout premier choix au repêchage de 2024.
« Ce serait bien agréable (de jouer avec lui), a dit le Suédois. Il est l’un des meilleurs joueurs au monde. Ce serait agréable. »
S’il ne se lançait pas dans des réponses interminables au sujet des Sharks et de Celebrini, l’ailier du HC Frölunda a trouvé une façon de passer un petit message en très peu de mots. Après son expérience avec la Suède au Championnat du monde en Suisse, où il a connu un très bon tournoi contre des joueurs beaucoup plus vieux avec huit points (quatre buts, quatre passes) en huit matchs, il se croit maintenant apte à faire le saut dès l’an prochain dans la LNH.
« Je pense que je suis proche de ce niveau, a-t-il répliqué. Plus les jours avançaient, plus je me sentais à l’aise au Championnat du monde. Je sais que je peux rivaliser avec eux. Je pense que je serai prêt. »
Malgré ses 18 ans, Stenberg a compilé de très bons chiffres la saison dernière à Frölunda dans la Ligue de hockey de Suède (SHL) avec 33 points (11 buts, 22 passes) en 43 matchs. Il a également agi comme l’un des moteurs offensifs de la Suède au Championnat du monde junior avec 10 points (quatre buts, six passes) en sept matchs. Les Suédois avaient remporté l’or à ce tournoi.



















