McDavid Hyman Draisaitl

EDMONTON – Même s’il ne s’est pas retrouvé derrière un banc de la LNH depuis qu’il a été congédié par les Maple Leafs de Toronto après 23 matchs en 2019-20, Mike Babcock n’aura pas le luxe de s’acclimater tranquillement à son nouveau rôle d’entraîneur-chef des Oilers d’Edmonton. 

Non seulement l’équipe albertaine souhaite obtenir des résultats immédiats, le temps presse. 

La pression d’un titre de la Coupe Stanley est plus élevée que jamais alors que le capitaine Connor McDavid va entamer la première saison de son nouveau contrat de deux ans, et qu’il pourrait devenir joueur autonome en juillet 2028. 

Heureusement pour Babcock, il a le feu vert de McDavid, de Leon Draisaitl et du reste du noyau des Oilers pour apporter les changements nécessaires aux systèmes en place. 

Cela inclut des ajustements aux rôles occupés par les deux attaquants vedettes, un aspect déjà discuté dans une réunion avec eux et l’attaquant Zach Hyman avant même d’être embauché par les Oilers. 

Cette réunion est ce qui a convaincu Babcock de sortir de la retraite et d’accepter le poste. 

« Une interaction avec des joueurs étoiles qui ne veulent rien de plus que gagner et qui te disent à quel point ils sont prêts à changer pour que ça arrive, c’est plutôt excitant pour un entraîneur », a dit Babcock au cours de sa conférence de presse d’introduction à Edmonton, mardi. « J’ai détaillé les changements qui devront être apportés pour que nous connaissions du succès. Quand ils ont mentionné être en total accord, l’étape suivante était de se réunir avec les propriétaires. »

Edmonton espère que Babcock sera en mesure de réussir là où de nombreux autres entraîneurs ont échoué. 

Il devient le sixième entraîneur des Oilers depuis que McDavid a été sélectionné au premier rang du repêchage de 2015. Draisaitl, qui a été repêché au troisième rang en 2014, jouera pour un huitième entraîneur.

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Babcock remplace Kris Knoblauch, qui a été congédié le 14 mai. Ce dernier a mené les Oilers à deux finales consécutives, mais l’équipe s’est inclinée les deux fois contre les Panthers de la Floride. Knoblauch s’est fait montrer la porte de sortie après l’élimination des Oilers au premier tour contre les Ducks d’Anaheim, cette saison. 

Le directeur général Stan Bowman a soutenu que la pression de gagner la Coupe Stanley avait toujours été présente, peu importe la situation contractuelle de McDavid. 

« Je me fais poser cette question depuis que je suis en poste. Je ne sais pas à quel point le temps presse plus qu’il pressait il y a deux ans, a dit Bowman. Je pense que rien ne change.

« Mike a fait allusion à la soif de victoire de ces gars-là. C’est le fil conducteur de tout ceci. Nous faisons tout en notre pouvoir pour donner à notre équipe la meilleure chance de gagner. Et quand tu gagnes, les gars veulent normalement continuer à gagner. C’est notre objectif et ça ne changera pas. »

Avant Knoblauch, Jay Woodcroft, Dave Tippett, Ken Hitchcock et Todd McLellan ont tous essayé de guider McDavid et Draisaitl vers la terre promise. 

« Ce sont tous d’excellents entraîneurs, je les connais très bien (Tippett, Hitchcock et McLellan). Je n’étais pas ici alors je ne sais pas ce qui s’est passé, a dit Babcock. Tout ce que je connais, c’est la conversation que j’ai eue avec ces gentlemen (McDavid, Draisaitl, Hyman). Je leur ai encore parlé hier, et ils savent à quoi s’attendre. »

Babcock a mentionné que D.J. Smith avait été engagé comme entraîneur associé pour l'aider à assurer la transition entre ses deux plus récentes expériences d'entraîneur. Les deux hommes ont travaillé ensemble pendant quatre saisons à Toronto.

Babcock s’amène à Edmonton fort d’un curriculum vitae bien rempli. Il occupe le 12e rang de l’histoire pour les victoires en saison régulière (700) et le huitième rang pour les victoires en séries (90).  

Il a remporté la Coupe Stanley avec les Red Wings de Detroit en 2008 et a atteint la finale la saison suivante, s’inclinant contre les Penguins de Pittsburgh. Il avait également mené les Mighty Ducks d’Anaheim à la grande finale en 2003, à sa première saison comme entraîneur dans la LNH. 

Babcock a mentionné que les joueurs vedettes doivent parfois sacrifier de l’offensive pour qu’une équipe connaisse du succès. 

« Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de ce joueur nommé Steve Yzerman. Il a joué dans la Ligue pendant très, très longtemps, il a inscrit une tonne de points, puis un gentilhomme nommé Scottie Bowman est arrivé. Il n’inscrivait soudainement plus autant de points, mais a remporté trois fois la Coupe Stanley, a raconté Babcock. Stevie est un de mes bons amis, il n’hésiterait pas à vous dire qu’il prendrait les coupes avant les points. 

« Nous ne lui demandons pas (à McDavid) de marquer moins de buts, nous lui demandons de faire les bonnes choses pour que tout le monde dans l’équipe soit important et de jouer d’une façon différente en lien avec quelques petits détails. J’ai tout regardé ça avec eux. Ils sont prêts à aller de l’avant. »

Babcock a également mené le Canada au titre au Championnat mondial junior (1997), au Championnat du monde (2004), aux Jeux olympiques (2010 et 2014) et à la Coupe du monde de hockey (2016). 

Les Oilers espèrent que son pedigree de gagnant aura une influence positive à Edmonton. 

« Nous devons faire ce qui est le mieux pour l’équipe quotidiennement, et c’est ce que nous allons faire, a conclu Babcock. Nous voulons que les partisans des Oilers soient plus que fiers. Ce que je dis aujourd’hui n’a pas d’importance. L’important est ce que nous ferons à partir de maintenant. 

« En réalité, c’est ce qui va se produire. Nous allons faire en sorte que chacun soit davantage impliqué et ait un rôle plus important. Ces gars-là vont être très importants malgré tout, mais ils sont ceux qui ont demandé à ce que ça change. Parfois, quand tu as 18 ans, tu ne penses pas de cette façon. Mais quand tu veux gagner un championnat, tu commences à penser de cette façon. »

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