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BUFFALO – Après des mois, voire des années, de suranalyse, de pression et de spéculations, Gavin McKenna est enfin aux portes de son rêve ultime. Encore un peu plus de 24 heures, et le prodigieux attaquant fera son entrée dans la grande ligue.

« C’est difficile de trouver les mots, a mentionné l’espoir le mieux classé en Amérique du Nord, jeudi, à la veille du premier tour du repêchage. On dirait que ça ne me semble pas encore réel. »

Le jeune homme de 18 ans fera bientôt face à l’heureuse réalité au KeyBank Center de Buffalo. Parce qu’à moins d’une surprise majeure, il entendra son nom dès que les Maple Leafs de Toronto procéderont au tout premier choix de cette séance. 

Les signes ne mentent pas : le nouveau directeur général John Chayka s’est même rendu jusqu’à Whitehorse, au Yukon, pour le rencontrer dans sa ville natale. Un geste apprécié par le principal intéressé, qui est manifestement très attaché au territoire qui l’a vu grandir et évoluer.

« J’ai eu la chance de lui faire découvrir des petits bouts de mon coin de pays, a rigolé le jeune homme, plutôt décontracté. J’espère qu’il s’est bien amusé. Il souriait quand je l’ai amené au sommet de la montagne. J’adore le Yukon, et ce sera toujours ma maison.

« Le soutien que j’ai reçu de la communauté tout au long de mon parcours est assez spécial. Ils organisent même une soirée de visionnement du repêchage. Ça veut tout dire pour moi. »

McKenna est considéré comme le meilleur joueur de son groupe d’âge depuis maintenant près de cinq ans, et tout indique qu’il est parvenu à conserver ce statut en franchissant chaque étape avec brio – de ses années à Medecine Hat, dans la Ligue de hockey de l’Ouest, à son passage dans la NCAA, avec Penn State.

À sa première saison de l’autre côté de la frontière, il a été nommé recrue de l’année dans le circuit universitaire américain avec sa récolte de 15 buts et 51 points en 35 matchs.

Tout ça, toujours sous la plus grande des loupes.

« Ç’a passé très vite, a-t-il réfléchi. Il y a eu beaucoup de hauts et de bas, mais avec du recul, je sais que ç’a été les meilleures années de ma vie. De Medecine Hat à Penn State, j’ai fait beaucoup de chemin. Et maintenant, je suis rendu au repêchage. On dirait que ça s’est passé hier.

« Je suis très reconnaissant de tout ce parcours. Si j’avais su tout ce qui m’attendait jusqu’à être aujourd’hui devant vous, à la veille du repêchage, j’aurais été assez excité. »

Il le sera encore plus s’il enfile le chandail bleu et blanc des Maple Leafs, vendredi. Il s’agira pour lui du début d’un nouveau chapitre, qui se fera dans la continuité. Ses moindres faits et gestes continueront d’être épiés, et le niveau de pression ne descendra pas d’un cran.

Après une première saison sans séries éliminatoires en dix ans du côté de Toronto, les attentes envers le jeune homme sont grandes. Sans dire qu’il est perçu comme un sauveur, plusieurs le voient comme une solution pour permettre aux Leafs de retourner en séries dès la saison prochaine. Ça ne semble pas lui faire peur.

« Les Maple Leafs ont tellement une grande base de partisans passionnés, a reconnu McKenna. Si je suis repêché là-bas, je serai survolté. »