Kucherov Rogers Place

Le Repêchage 2026 de la LNH Upper Deck se tiendra les 26 et 27 juin au KeyBank Center de Buffalo. Le premier tour se tiendra le 26 juin (19 h HE; ESPN, ESPN+, SN, TVAS) tandis que les tours 2 à 7 auront lieu le 27 juin (11 h HE; NHLN, ESPN+, SN, SN1). LNH.com vous aide à vous préparer en vue de ce repêchage en vous offrant une panoplie de textes et de balados. Aujourd'hui, un retour sur le repêchage de 2011 et l'allure qu'il prendrait si on le refaisait 15 ans plus tard.

Connor McDavid, Leon Draisaitl et… Nikita Kucherov?

Si le repêchage de 2011 était à refaire, il n’y a aucun doute que les Oilers d’Edmonton jetteraient leur dévolu sur Kucherov au premier rang. C’est du moins ce que croit l’équipe de LNH.com.

L’attaquant vedette russe figure au sommet de notre repêchage revisité à la place de Ryan Nugent-Hopkins, premier de classe à l’époque. RNH paraît cette fois au septième rang de l’encan chez les Jets de Winnipeg.

Si la sélection de Kucherov semble relever de l’évidence aujourd’hui, plusieurs doutes subsistaient à son sujet il y a 15 ans. D’abord en raison de ses 5 pi 10 po et 171 lbs, mais aussi parce qu’il était lié au CSKA de Moscou pour deux autres saisons, laissant planer le doute sur son éventuelle venue dans la LNH.

Il ne sera finalement resté qu’un an en Russie avant de faire le saut dans la LHJMQ, chez les Remparts de Québec. Quelques années plus tard, voilà qu’il totalise déjà 1124 points (401 buts, 723 passes) en 879 matchs dans la LNH, plus que quiconque dans sa cuvée.

Kucherov n’est pas le seul à faire un bond de géant entre le repêchage de 2011 et cette version revisitée. Le regretté Johnny Gaudreau passe du 104e au 4e rang, John Gibson, du 39e au 6e, puis Vincent Trocheck, du 64e au 13e.

Voici les 30 premiers joueurs qui seraient choisis si l'on refaisait le premier tour du repêchage de 2011 en date d'aujourd'hui.

À titre de référence, vous pouvez consulter les joueurs choisis lors du repêchage de 2011 ici.

1. Oilers d’Edmonton, Nikita Kucherov (initialement choisi au 58e rang par le Lightning de Tampa Bay) : Il ne fait effectivement aucun doute que, cette fois-ci, Kucherov n'attendra pas à la fin du deuxième tour pour entendre son nom être appelé. C'est plutôt incroyable de penser que le Russe a été le 58e à être sélectionné en 2011 quand on considère qu'il totalise, parmi les joueurs de sa cuvée, plus de 200 points d'avance sur son plus proche poursuivant. On peut ensuite parler de ses deux trophées Hart, de ses deux Ted-Lindsay, de ses trois Art-Ross et de ses deux conquêtes de la Coupe Stanley... Mais est-ce vraiment nécessaire d'en rajouter?

TBL@SEA: Kucherov sonne la charge avec son 7e triplé

2. Avalanche du Colorado, Mark Scheifele (initialement choisi au 7e rang par les Jets de Winnipeg) : Difficile d'imaginer l'Avalanche sans Gabriel Landeskog, mais l’imaginer avec un duo Scheifele-Nathan MacKinnon au centre est incroyablement alléchant. Depuis son arrivée à temps plein dans la LNH en 2013-14, Scheifele occupe le 11e rang parmi tous les joueurs de la LNH, et le deuxième rang de sa cuvée derrière Kucherov, avec 906 points en 950 matchs. Il est aussi le deuxième buteur de la cuvée 2011 avec 371 buts. Ce qui est encore plus impressionnant, c'est qu'il ne semble pas sur le point de ralentir à 33 ans, alors qu'il vient de connaître sa meilleure saison en carrière avec 103 points.

3. Panthers de la Floride, Gabriel Landeskog (initialement choisi au 2e rang par l’Avalanche) : Si Scheifele s'avère en effet un meilleur joueur offensif que Landeskog, ce dernier prouve depuis des années maintenant que l'Avalanche a visé juste en le repêchant deuxième. Non seulement totalise-t-il 606 points en 798 matchs jusqu'ici, il est aussi le capitaine au Colorado depuis plus de 14 ans et il suffit de s'adresser à ses coéquipiers pour comprendre toute l'importance qu'a un leader comme lui dans ce vestiaire. Notez d'ailleurs que le vétéran suédois vient de remporter, le 9 juin, le trophée Mark-Messier du leadership ainsi que le Bill-Masterton pour sa persévérance. L'Avalanche n'aurait peut-être pas remporté la Coupe Stanley en 2022 si ce n'était pas de Landeskog, auteur de 22 points (11 buts, 11 passes) dans ce tournoi éliminatoire.

4. Devils du New Jersey, Johnny Gaudreau (initialement choisi au 104e rang par les Flames de Calgary) : Les Devils mettent la main sur un natif du New Jersey et un joueur qui, trois ans après sa sélection, remportera le trophée Hobey-Baker du meilleur joueur universitaire américain. Gaudreau a compensé sa petite charpente par son intelligence et ses habiletés impressionnantes qui lui ont permis de participer au Match des étoiles de la LNH à sept reprises et de remporter le trophée Lady-Byng en 2017. Parmi tous les membres de la cuvée 2011, Gaudreau figure au sein du top-10 au chapitre des buts (243 - 10e), des passes (500 - 5e), des points (743 - 7e), des points en avantage numérique (213 - 7e) et des buts gagnants (48 - 4e). Johnny et son frère Matthew nous ont quittés beaucoup trop tôt il y a deux ans, mais la marque qu’a laissée Johnny sur la LNH et sur le hockey aux États-Unis ne sera jamais oubliée.

5. Islanders de New York, Mika Zibanejad (initialement choisi au 6e rang par les Sénateurs d’Ottawa) : Les Islanders se tournent vers Mika Zibanejad au cinquième rang, un échelon plus tôt que là où les Sénateurs l’avaient repêché en 2011. Et la bonne nouvelle, c’est que comme il est déjà à New York, il n’y a aucune chance qu’il soit échangé aux Rangers avec un choix de deuxième tour contre Derick Brassard, une transaction que l’on regrette encore à Ottawa 10 ans plus tard. Zibanejad avait déjà commencé à prendre son envol au moment de la transaction, et il totalise aujourd’hui 818 points (348 buts, 470 passes) en 1011 matchs dans la LNH, au troisième rang de la cuvée 2011. Il a également prouvé sa valeur en séries éliminatoires, comme le démontrent ses 63 points en 74 parties au printemps.

6. Sénateurs d’Ottawa, John Gibson (initialement choisi au 39e rang par les Ducks d’Anaheim) : Ces situations sont toujours difficiles à prévoir, mais avec le recul, les Sénateurs auraient bien fait de mettre la main sur Gibson tôt dans ce repêchage. L'équipe a eu beaucoup de difficulté à afficher de la constance devant le filet durant les années 2010, avec un Craig Anderson qui était déjà dans la trentaine. Pas moins de 18 gardiens ont disputé au moins un match à Ottawa au cours de cette décennie. Auteur de 233 victoires, Gibson est le gardien le plus victorieux de la cuvée de 2011, et sa présence aurait assuré une relève certaine pour l'ère post-Anderson.

7. Jets de Winnipeg, Ryan Nugent-Hopkins (initialement choisi au 1er rang par les Oilers) : Avec du recul, Nugent-Hopkins n'était effectivement pas le meilleur espoir de la cuvée 2011, mais ça ne l'a pas empêché de devenir un joueur très complet qui aurait pu aider les Jets dans plusieurs facettes du jeu. Il n'est devancé que par Kucherov avec 320 points en avantage numérique, et il occupe le quatrième rang parmi les attaquants de sa cuvée avec plus de 1500 minutes de temps de glace en carrière à court d'un homme. Il répond également présent quand les séries éliminatoires se mettent en branle. Les Oilers ont participé au tournoi printanier au cours des sept dernières saisons, et Nugent-Hopkins a récolté près d'un point par match au cours de cette période (82 points en 89 parties).

UTA@EDM: McDavid inscrit son deuxième but de la saison

8. Flyers de Philadelphie, Sean Couturier (initialement choisi au 8e rang par les Flyers) : Les options sont nombreuses à ce stade-ci du premier tour, mais pourquoi les Flyers bouderaient-ils, 15 ans plus tard, l'homme qui est aujourd'hui leur capitaine? À 33 ans, Couturier est déjà parmi les meneurs dans l'histoire de la concession au chapitre des matchs joués (952; 3e) et des points (579; 12e). Il a connu de bonnes années sur le plan offensif de 2017 à 2020, alignant deux saisons de 76 points et aidant les siens à se qualifier pour les séries éliminatoires à deux reprises. Couturier n'est plus le même joueur aujourd'hui, mais il demeure l'un des attaquants les plus fiables de la LNH et représente toujours une valeur sûre aux cercles de mises en jeu, en plus de porter le « C » sur son chandail. Impossible, donc, de l'associer avec une autre équipe que les Flyers – vice-versa.

9. Bruins de Boston, Jonas Brodin (initialement choisi au 10e rang par le Wild du Minnesota) : Quelques jours après leur conquête de la Coupe Stanley, les Bruins sélectionnent le premier défenseur du repêchage pour améliorer une brigade déjà impressionnante. Brodin n'est pas un catalyseur à l'attaque, lui qui n'a atteint le plateau des 30 points qu'une seule fois, mais il s'est forgé la réputation d’être l'un des défenseurs les plus responsables de la LNH. Parmi tous les défenseurs repêchés en 2011, Brodin occupe une place au sein du top-3 au chapitre des revirements provoqués (306 - 3e), du temps de glace par match (22:07 - 2e), des tirs bloqués (1617 - 2e) et du différentiel (+122 - 1er). Il aurait été un pilier à la ligne bleue des Bruins.

10. Wild du Minnesota, Jonathan Huberdeau (initialement choisi au 3e rang par les Panthers) : Le Wild de 2010-11 est une équipe dont les deux meilleurs marqueurs, Martin Havlat et Mikko Koivu, ont inscrit 62 points. Il faut de l’aide en offensive, et Jonathan Huberdeau est le choix parfait. Oui, le Québécois a ralenti depuis qu’il a été échangé aux Flames de Calgary, mais on oublie rapidement qu’il avait maintenu une moyenne de 0,91 point par match au cours de ses 10 premières saisons dans la LNH (613 points en 671 matchs), au sein d’une équipe en Floride qui n’a passé le premier tour qu’une fois lors de cette période, en plus de rater les séries éliminatoires six fois. Avec des coéquipiers comme Koivu, Mikael Granlund, repêché l’année précédente, et Charlie Coyle, obtenu des Sharks quelques jours avant le repêchage contre Brent Burns, Huberdeau aura quelques bons fabricants de jeux pour compter au même rythme que dans les rangs juniors.

11. Avalanche du Colorado, J.T. Miller (initialement choisi au 15e rang par Rangers de New York) : L'Avalanche ne peut tout simplement pas passer à côté de l'occasion de sélectionner un joueur de la trempe de Miller au 11e rang. Avec 762 points en 939 matchs, l'Américain est le sixième meilleur marqueur de la cuvée de 2011, mais il est surtout un joueur de centre responsable dans les deux sens de la patinoire et un leader qui aurait certainement aidé l'Avalanche avant que celle-ci n'arrive à la terre promise.

12. Hurricanes de la Caroline, Dougie Hamilton (initialement choisi au 9e rang par les Bruins) : La cuvée 2011 n’est pas la mieux nantie en défenseurs, mais du lot, Hamilton est sans équivoque celui qui a offert le meilleur rendement offensif. Avec 540 points, il a presque doublé Jonas Brodin, qui occupe le deuxième rang à ce chapitre (278). L’écart est encore plus évident en avantage numérique, alors que les 177 points de Hamilton le placent loin devant Oscar Klefbom au deuxième échelon (56). Les Hurricanes auraient bien eu besoin de ce type de défenseur en 2011, alors que leurs meilleurs arrières offensifs étaient Joe Corvo, Joni Pitkanen et Jamie McBain.

13. Flames de Calgary, Vincent Trocheck (initialement choisi au 64e rang par les Panthers) : Ici, les Flames optent pour le meilleur joueur disponible, mais aussi pour un homme à tout faire. Depuis son arrivée chez les Rangers il y a quatre saisons, Trocheck évolue en avantage numérique, en infériorité numérique et son temps de jeu moyen surpasse les 20 minutes par match (20:36), un fait rare pour un attaquant. Il a connu sa meilleure campagne sur le plan offensif en 2023-24, lorsqu'il a totalisé 77 points en saison régulière et 20 points en seulement 16 matchs de séries. Il avait également atteint le plateau des 75 points plus tôt dans sa carrière avec les Panthers. Sa feuille de route est bien plus reluisante que celle de Sven Baertschi, la sélection des Flames avec ce 13e choix il y a 15 ans.

NYR@PIT: Trocheck s'échappe et marque en I.N.

14. Stars de Dallas, Blake Coleman (initialement choisi au 75e rang par les Devils) : Le natif du Texas est un attaquant très tenace avec une capacité à marquer des buts à des moments opportuns. Il se serait très bien intégré au système des Stars. Il est plus efficace du côté défensif, figurant parmi les 10 meilleurs attaquants (mininum de 300 MJ) au chapitre des mises en échec par match (8,17 - 6e), des tirs bloqués par match (2,34 - 8e), des revirements provoqués par match (2,01 - 3e) et des points en infériorité numérique (30 - 3e), mais il est capable de remplir le filet adverse aussi, ayant atteint le plateau des 30 buts avec les Flames en 2023-24. Il totalise également 31 points (12 buts, 19 passes) en 65 matchs de séries, ayant aidé le Lightning à remporter la Coupe Stanley deux fois de suite en 2020 et 2021.

15. Rangers de New York, Adam Larsson (initialement choisi au 4e rang par les Devils) : Est-ce que Larsson aurait dû être le quatrième choix du repêchage de 2011? Non. Les Devils l’ont surestimé à l’époque. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’aurait pas rendu de fiers services aux Rangers. Tout au long de sa carrière, Larsson a su être un défenseur fiable dans sa zone et un exemple d’endurance, le type qu’on veut avoir dans notre équipe quand on veut aller loin en séries éliminatoires. En plus de ses 266 points (59 buts, 207 passes) en 1012 matchs en carrière dans la LNH, il est premier de la cuvée 2011 pour les mises en échec (2234), les tirs bloqués (1834) et le temps de glace total (21 592:07), en plus d’être deuxième pour les matchs joués. C’est dommage qu’il ait rarement évolué pour des équipes de pointe, lui qui n’a participé aux séries éliminatoires qu’à cinq reprises en 16 saisons.

16. Sabres de Buffalo, William Karlsson (initialement choisi au 53e rang par les Ducks d’Anaheim) : Mettons les blessures de côté et axons-nous sur le fait que Karlsson est un joueur hautement efficace dans plusieurs facettes de jeu lorsqu'il est en santé. En plus d'avoir un très bon instinct offensif - il a marqué 43 buts en 2017-18 - le Suédois est bon aux cercles des mises en jeu, excelle en infériorité numérique, et est un spécialiste du jeu défensif. Imaginez, derrière Kucherov (+200), Karlsson affiche le deuxième meilleur différentiel de toute la cuvée de 2011 à +132. Considérant toutes les difficultés qu'ont connues les Sabres au cours des 15 dernières années, il ne fait aucun doute que Karlsson les aurait aidés à bien des égards.

17. Canadiens de Montréal, Rickard Rakell (initialement choisi au 30e rang par les Ducks) : Les Canadiens de 2011 avaient bien des besoins, et au 17e rang, un joueur polyvalent comme Rakell devenait la meilleure option. Il s'est distingué offensivement, occupant le neuvième rang de sa cuvée parmi les attaquants pour les buts (260), le 11e pour les points (567), le 10e pour les points en avantage numérique (147) et le quatrième pour les tirs (2191). Il a aussi tiré son épingle du jeu sur le plan de la robustesse avec 1188 mises en échec, le 10e total le plus élevé parmi les attaquants de sa cuvée.

18. Blackhawks de Chicago, Ondrej Palat (initialement choisi au 208e rang par le Lightning) : Le déclin abrupt que vit Palat depuis son départ de Tampa Bay nous fait perdre de vue toutes les bonnes saisons qu'il a connues avec le Lightning de 2013 à 2022. Le Tchèque de 35 ans pointe au neuvième rang de l'histoire de la concession avec 423 points (143 buts, 280 passes) en 628 matchs de saison régulière et, surtout, au quatrième rang avec 94 points (48 buts, 46 passes) en 138 rencontres éliminatoires. Il a été un membre important des éditions 2020-21 et 2021-22 gagnantes de la Coupe Stanley. Mais l'impact de Palat s'est aussi fait sentir dès ses premières campagnes dans la LNH. Il aurait donc été d'une grande aide aux Blackhawks pour les dernières années de leur dynastie.

19. Oilers d’Edmonton, Jordan Binnington (initialement choisi au 88e rang par les Blues de St. Louis) : Depuis longtemps, les Oilers sont à la recherche d'un gardien qui sait élever son jeu aux moments les plus importants d'une saison. Et bien que Binnington ait connu beaucoup de hauts et de bas en saison régulière pendant sa carrière de huit ans dans la LNH, Edmonton l'accepterait sans hésiter s'il pouvait reproduire ses succès de la saison 2018-19, quand le gardien recrue a aidé les Blues à lancer une remontée historique qui s'est terminée avec leur première conquête de la Coupe Stanley. Le meneur de l'histoire des Blues au chapitre des victoires (186) s'est également signalé sur la scène internationale, menant le Canada à la médaille d'or à la Confrontation des 4 nations, puis à la médaille d'argent aux Jeux de Milano Cortina en février.

STL@CAR: Binnington se dresse devant Aho en surnombre

20. Coyotes de l’Arizona, Brandon Saad (initialement choisi au 43e rang par les Blackhawks) : Les Blackhawks avaient fait un excellent choix en sélectionnant Saad au deuxième tour en 2011. L’attaquant a participé à leurs conquêtes de la Coupe Stanley en 2013 et 2015, et il aura finalement connu une très bonne carrière en amassant 538 points (269 buts, 269 passes) en 984 parties dans la LNH lors de ses deux passages à Chicago, ainsi qu’avec les Blue Jackets, l’Avalanche, les Blues et les Golden Knights. Il aurait assurément pu aider les Coyotes à faire mieux durant la décennie 2010, eux qui ont raté les séries éliminatoires de 2012-13 à 2018-19.

21. Sénateurs d’Ottawa, Ryan Strome (initialement choisi au 5e rang par les Islanders) : Après avoir sélectionné un gardien en John Gibson plus tôt dans ce premier tour, les Sénateurs garniront leur ligne de centres d'un grand droitier avec Strome. Bon an mal an, l'Ontarien a produit avec constance depuis le début de sa carrière, franchissant le cap des 50 points à trois reprises et enregistrant au moins 40 points dans sept saisons. Strome a atteint le plateau des 500 points en carrière vers la fin de la plus récente saison, et il occupe le 15e rang des meilleurs pointeurs de la cuvée de 2011. Il aurait certainement amélioré la profondeur au centre d’Ottawa.

22. Maple Leafs de Toronto, Boone Jenner (initialement choisi au 37e rang par les Blue Jackets de Columbus) : Les Maple Leafs ont misé sur de nombreux joueurs de talent récemment, mais un joueur avec le profil de Jenner leur aurait rendu de grands services au cours des dernières années. En plus d’être un leader reconnu, Jenner occupe le troisième rang parmi les attaquants de sa cuvée avec 1809 mises en échec et le neuvième rang avec 458 minutes de punition. Il est aussi l'un des meilleurs centres de sa cuvée avec un rendement de 54 % en carrière sur les mises en jeu. Lorsque des joueurs comme Auston Matthews et John Tavares pilotaient les deux premiers trios des Maple Leafs, un troisième centre comme Jenner aurait peut-être fait la différence entre des éliminations au premier tour et de longs parcours en séries.

23. Penguins de Pittsburgh, Phillip Danault (initialement choisi au 30e rang par les Blackhawks) : Avec la présence de Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Jordan Staal chez les Penguins à l'époque, les énergies des dépisteurs de l'équipe n'étaient sans doute pas déployées pour la recherche d'un autre joueur de centre, mais force est d'admettre que Danault aurait pu devenir le centre de troisième trio parfait après l'échange de Staal aux Hurricanes, survenu en 2012. Danault aura été, pendant neuf ans, un couteau suisse récoltant entre 40 et 55 points par saison chez les Canadiens, puis chez les Kings de Los Angeles. Il a même formé, pendant quelques semaines en 2019, le meilleur trio de la LNH à 5-contre-5 avec Brendan Gallagher et Tomas Tatar. Il a connu une baisse de régime considérable cette année, mais vient de montrer lors des dernières séries qu'il pouvait encore être, à 33 ans, un joueur fort utile à une équipe de la LNH.

24. Sénateurs d’Ottawa, Jean-Gabriel Pageau (initialement choisi au 96e rang par les Sénateurs) : Les Sénateurs sélectionnent l'ailier local trois tours et 72 choix plus tôt qu'ils l'avaient fait en réalité en 2011. Pageau est un monstre en désavantage numérique, menant tous les joueurs repêchés en 2011 avec 24 buts et 47 points à court d'un homme - en fait, il occupe le deuxième rang dans toute la LNH dans ces deux catégories depuis le début de la saison 2011-12, derrière seulement Brad Marchand. Parmi tous les attaquants de la cuvée 2011, Pageau figure au cinquième rang au chapitre des mises en échec (1767) et au deuxième rang pour les tirs bloqués (695). Il apporte également une contribution appréciable en séries, affichant 43 points (10e de sa cuvée) et un différentiel de +24 (quatrième) en 86 parties.

25. Maple Leafs de Toronto, Josh Manson (initialement choisi au 160e rang par les Ducks) : Il est difficile de croire que Manson a été un choix de sixième tour quand on regarde son gabarit (6 pi 3 po, 218 lb), et qu’on ajoute le fait que son père ait disputé 1103 matchs dans la LNH. Les Ducks ont finalement été l’équipe chanceuse qui a mis la main sur un défenseur redoutable dans sa zone et capable d’aller chercher sa part de points, lui qui s’est même approché du cap des 40 (37) en 2017-18. Manson a récolté 201 points (44 buts, 157 passes) en 705 matchs dans la LNH, et a gagné la Coupe Stanley en 2022 avec l’Avalanche, en plus d’être premier chez les défenseurs de la cuvée 2011 pour le nombre de mises en échec par tranche de 60 minutes (min. : 400 matchs). C’est exactement le défenseur dont les Maple Leafs auraient eu besoin en séries éliminatoires quand ils se faisaient éliminer année après année au premier tour malgré leur puissante attaque.

SJS@COL: Manson ne laisse aucune chance à Askarov

26. Blackhawks de Chicago, Adam Lowry (initialement choisi au 67e rang par les Jets) : Lowry n'est pas reconnu pour sa production offensive, mais ses qualités de leadership ne font aucun doute, lui qui occupe le rôle de capitaine des Jets depuis le 12 septembre 2023. Ce leadership aurait grandement aidé les Blackhawks pour la période post-Jonathan Toews et Patrick Kane à Chicago, avant la venue de Connor Bedard. Lowry est également un joueur de rôle qui excelle en infériorité numérique et aux cercles des mises en jeu, en plus d'être fiable dans sa propre zone.

27. Lightning de Tampa Bay, Andrew Shaw (initialement choisi au 139e rang par les Blackhawks) : Shaw n'a pas connu une très longue carrière dans la LNH, mais il était le type de joueur qui donnait absolument tout lorsqu'il sautait sur la glace. Il est l'un des cinq attaquants de sa cuvée à avoir distribué 1000 mises en échec, décoché 1000 tirs et passé plus de 500 minutes au banc des punitions, malgré le fait qu'il n'ait disputé que 544 matchs. Il a été l'un des éléments importants des conquêtes de la Coupe Stanley des Blackhawks en 2013 et 2015.

28. Wild du Minnesota, Connor Murphy (initialement choisi 20e rang par les Coyotes) : À défaut de pouvoir choisir un joueur vedette, le Wild se rabat sur un spécialiste défensif en Murphy. Ce dernier a été l'une des rares constantes chez les Blackhawks de 2016 à 2025, alors que l’équipe changeait souvent de visage. Murphy pointe au troisième rang chez les défenseurs de la cuvée 2011 avec 1662 mises en échec, 1612 tirs bloqués et plus de 1786 minutes passées sur la patinoire en infériorité numérique depuis le début de sa carrière. Sa grande fiabilité lui a permis de décrocher un contrat de cinq ans et 20,5 M$ avec les Oilers lundi.

29. Canucks de Vancouver, Joel Armia (initialement choisi au 16e rang par les Sabres) : Les Canucks avaient terminé la saison 2010-11 avec les meilleures unités spéciales dans la LNH, alors ils accueilleraient à bras ouverts un attaquant défensif pouvant assurer la pérennité de l’équipe en infériorité numérique. Parmi tous les membres de la cuvée 2011 (min. : 300 MJ), Armia est le meneur avec 2,21 revirements provoqués par match, et il occupe le troisième rang avec 21 buts à court d’un homme. Le Finlandais a vu sa carrière être teintée par les blessures, lui qui n'a atteint le plateau des 80 matchs qu’une seule fois, mais quand il est sur la glace, il a toujours la capacité de changer la dynamique d'une rencontre.

30. Ducks d’Anaheim, Jamie Oleksiak (initialement choisi au 14e rang par les Stars) : Les Stars se doutaient qu’Oleksiak n’allait jamais être un défenseur offensif quand ils l’ont repêché au 14e rang en 2011, mais avec un gabarit de 6 pi 7 po et 251 lb, on espérait le voir devenir une tour de contrôle à la ligne bleue. Ce n’est pas exactement ce qui s’est passé, mais Oleksiak a tout de même tiré son épingle du jeu dans un rôle défensif, et il est un des piliers de la ligne bleue du Kraken de Seattle depuis l’arrivée de l’équipe dans la LNH en 2021. Il a amassé 161 points (45 buts, 116 passes) en 758 parties depuis le début de sa carrière, en plus d’être troisième pour les mises en échec et cinquième pour les tirs bloqués chez les défenseurs de la cuvée 2011. Avec un défenseur solide dans sa zone de la sorte, John Gibson aurait peut-être été laissé seul un point moins souvent chez les Ducks à la fin des années 2010.