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Inspiré par «trois petits anges», Pietrangelo a mené les Blues en Finale

Le capitaine et père de triplés porte un nouveau regard sur sa quête de rafler le championnat face aux Bruins

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

BOSTON - Profitant des deux jours de congé entre deux matchs en Finale de la Coupe Stanley, Alex Pietrangelo est retourné à la maison à St. Louis pour se consacrer à sa nouvelle routine familiale.

Car ils sont désormais trois de plus à lui souhaiter la bienvenue. Les trois qu'il appelle ses « trois petits miracles ».

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« Si vous avez des enfants, vous savez comment c'est, a souligné Pietrangelo. C'est la plus belle chose qui puisse t'arriver. Ça met les choses en perspective quand tu es un parent. »

L'épouse de Pietrangelo, Jayne, a donné naissance aux triplés Evelyn, Oliver et Theodore le 20 juillet.

Jayne gère tout à la maison pendant que son mari poursuit son rêve en tant que meneur des Blues, qui ont égalé la série quatre de sept contre les Bruins de Boston au moyen d'une victoire de 3-2 en prolongation, mercredi au TD Garden, à l'occasion du deuxième match de la série. C'était la première fois dans son histoire que l'équipe de St. Louis remportait un match de Finale.

La troisième rencontre aura lieu samedi au Enterprise Center (20 h (HE); TVA Sports, CBC, SN, NBCSN), mais avant ça, Pietrangelo passera du temps à la maison, ce qu'il savoure maintenant plus que jamais en raison des enfants que Jayne et lui ne s'attendaient jamais à avoir.

Les Pietrangelo ont perdu un fils à naître qu'ils avaient prénommé Gabriel, le 15 juin 2017, en raison de complications durant la grossesse de Jayne. Gabriel devait naître six mois plus tard.

Jayne a ensuite fait une autre fausse couche.

« Et puis boum, trois enfants, a affirmé Pietrangelo. Trois petits anges. »

Il se souvient nettement de la journée où Jayne et lui ont appris qu'elle était enceinte de triplés.

« Tu le sais quand tu passes l'échographie, a-t-il dit. C'était donc un, deux, puis euh, une minute, il y en a un troisième! Je ne vais pas vous révéler ce que j'ai dit. Vous ne pouvez pas écrire ce que j'ai dit! Mais tu t'habitues à l'idée et c'est la plus formidable des choses. C'est encore mieux que j'aurais pu l'imaginer. Ça me rend heureux tous les jours. »

Pietrangelo avait besoin de tout ce bonheur après avoir vécu tant de deuil.

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Ça semble insignifiant parce que personne n'accorde autant d'importance au hockey qu'au devoir d'être parent, mais Evelyn, Oliver et Theodore ont aidé Pietrangelo à passer au travers les moments difficiles que les Blues et lui ont vécus en première moitié de la présente saison.

Les Blues occupaient le dernier rang au classement de la LNH, le 3 janvier. En tant que capitaine de l'équipe, Pietrangelo sentait la pression, surtout après la saison 2017-18, alors que St. Louis a raté les séries pour la première fois depuis 2011.

« Il en avait beaucoup sur les épaules, mais il a été capable de mettre tout ça dans sa juste perspective et de nous guider durant la période la plus importante de l'année, a indiqué le directeur général des Blues Doug Armstrong. Et la façon dont il nous guide en ce moment, ça va seulement faire de lui un meilleur capitaine dans le futur. »

En quelque sorte, la première partie de la présente saison a rappelé à Pietrangelo ce qu'il avait vécu en début de carrière, après que les Blues l'eurent choisi au quatrième rang du repêchage 2008 de la LNH.

Il est retourné dans la Ligue de hockey de l'Ontario après avoir disputé huit matchs avec les Blues en 2008-09, puis une nouvelle fois après avoir pris part à neuf rencontres en 2009-10. C'est rare de voir un joueur se faire rétrograder deux fois dans les rangs juniors, mais les Blues estimaient que Pietrangelo n'était pas encore prêt. 

« Ce n'est pas facile de vivre ça quand tu es un jeune joueur, a affirmé Pietrangelo. Tu es le jeune joueur qui veut monter en grade et jouer. Ç'a été difficile à vivre, mais je pense que ç'a fait de moi un meilleur joueur. Ça m'a rendu plus fort face à l'adversité et ça m'a permis de réaliser que je devais m'améliorer pour être capable de jouer à ce niveau-ci. C'est ce que j'ai fait. »

En cours de route, Pietrangelo a également appris comment faire preuve de leadership. Pour y arriver, il faut en partie savoir s'adapter, chose qu'il a su faire, selon son ancien entraîneur Ken Hitchcock.

« Ce que j'aime chez Alex, c'est que c'est une personne qui a des principes et ça le dérangeait beaucoup si un joueur ne mettait pas l'équipe en premier. Tellement que, lorsqu'il était plus jeune, il ne pouvait pas fonctionner correctement parce que les gens autour de lui n'adhéraient pas assez à la cause de l'équipe, a raconté Hitchcock. Il a appris au fil du temps à mieux gérer ça. Tout le monde ne pense pas de la même façon en tout temps et les gens affichent leur engagement à différents niveaux et de différentes façons. Il a dû devenir plus patient à cet égard. Je pense que ç'a fait de lui un bien meilleur meneur. »

Cette saison, toutefois, Pietrangelo savait qu'il ne pouvait pas être si patient que ça. Il a réalisé qu'il ne pouvait accepter rien de moins qu'un niveau d'engagement entier et complet de sa part et de ses coéquipiers si les Blues allaient s'extirper de la cave de la LNH et se rendre là où ils sont maintenant, c'est-à-dire à trois victoires de remporter la Coupe Stanley pour la première fois.

Ç'a aidé qu'il tisse des liens avec l'entraîneur des Blues Craig Berube, qui a remplacé Mike Yeo le 19 novembre.

« Nous voyons les choses exactement de la même façon, a noté Pietrangelo. Nous préconisons tous les deux une approche directe. Si nous avons quelque chose à dire et s'il a quelque chose à dire, ça sort et nous allons ensuite de l'avant. Ç'a été une bouffée d'air frais quand il est arrivé. »

Et ç'a paru dans le jeu de Pietrangelo.

À l'instar des Blues, il a connu une première moitié de saison difficile, récoltant alors seulement 11 points (quatre buts, sept passes) et affichant un différentiel de moins-8 en 26 matchs en date du 2 janvier, tout en ratant 11 rencontres du 1er au 27 décembre en raison d'une blessure au haut du corps. St. Louis présentait alors une fiche de 15-18-4 et se trouvait à 11 points d'une place dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Pietrangelo a amassé 30 points (neuf buts, 21 aides) avec un différentiel de plus-10 dans les 45 derniers matchs des siens. Les Blues ont alors montré une fiche de 30-10-5, la meilleure dans la LNH durant cette période, et fini la campagne au troisième rang de la section Centrale avec 99 points, 13 points devant les Coyotes de l'Arizona, qui ont terminé en neuvième place dans l'Association de l'Ouest.

Dans les séries jusqu'ici, Pietrangelo occupe le premier rang chez les défenseurs des Blues au chapitre des points avec 13 (deux buts, 11 aides) en 21 rencontres. Il a eu droit à 25:31 de temps de glace par match, un sommet dans l'équipe.

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« J'ai surmonté pas mal de difficultés, a reconnu Pietrangelo. Évidemment, tu apprends et tu gagnes en maturité en vivant ce genre d'expériences. Ça te rend plus fort. C'est difficile de voir les choses de cet angle quand tu es en train de le vivre, mais ç'a fait de moi un meneur plus solide. »

Et peut-être un parent plus solide aussi.

« Il y a un but maintenant à sa façon de jouer, a noté Hitchcock. Il joue pour d'autres personnes maintenant et je pense que ça l'a amené à optimiser sa façon de jouer. Ça ne se résume plus seulement à Alex, ça dépasse les seules frontières du hockey. »

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