Quand ils n'avaient pas de tournois à l'horaire, ils tenaient des séances d'entraînement la fin de semaine. Si ce n'était pas un casse-tête pour Poulin et Légaré, tous les deux sur la Rive-Nord de Montréal, Pelletier et ses parents devaient faire la route de Québec pour retrouver l'équipe.
Ces sacrifices auront été payants parce que les trois attaquants ont confirmé que les conquêtes s'étaient succédé à vitesse grand V pendant les quelques étés d'existence du Wild. On va les croire sur parole.
« C'était une belle opportunité pour moi de jouer avec de très bons joueurs, déjà à cet âge-là, a affirmé l'espoir des Flames de Calgary. Je partais avec mon père ou ma mère, on pratiquait le vendredi et le samedi, et on revenait après. Nos parents sont tous devenus de très bons amis et moi j'ai pu jouer avec les 'boys'. »
« Nos parents s'entendaient bien, et en même temps, c'était le 'fun' pour eux de nous voir gagner, a renchéri Légaré, un espoir des Penguins de Pittsburgh tout comme Poulin. Et quand on était couchés à l'hôtel, je ne sais pas trop ce qui se passait, mais je suis pas mal sûr qu'ils en ont profité en masse (rires). »
À voir où ils en sont maintenant - aux portes de la LNH - les jeunes en ont sans doute aussi profité. Ils se sont suivis à toutes les étapes de leur parcours, et ils ont maintenant un nouvel objectif commun avec les Foreurs. Comme dans le bon vieux temps.
Sur le même trio
Quand on connaît la petite histoire qui lie les trois jeunes hommes et qu'on a pu voir la complicité qui les unit au fil des années, ce n'est pas très surprenant d'apprendre que leur entraîneur Daniel Renaud fera le pari pas très risqué de les jumeler sur le même trio.
« On connaît les qualités de Jakob et je sais que Samuel et Nathan sont capables de s'impliquer physiquement, de se servir de leur corps en protection de rondelle et de foncer au filet, a fait valoir le pilote. Ça nous fait un bon trio. À partir de là, on va se croiser les doigts pour qu'ils puissent tous maximiser leurs forces. »
« On a déjà joué ensemble au Championnat mondial des moins de 18 ans avec Hockey Canada, a rappelé Poulin. Ça fait des années qu'on se côtoie sur la glace, et on sait comment chacun joue. Je suis pas mal sûr qu'on va être capables de se repérer assez facilement et aussi rapidement. »