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Éric Gélinas est convaincu qu'il peut toujours apporter sa contribution

À quelques semaines de l'ouverture des camps d'entraînement, le Québécois est toujours à la recherche d'un contrat

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

QUÉBEC - Éric Gélinas n'est pas du genre à passer par quatre chemins. Toujours à la recherche d'un contrat avec une équipe de la LNH, le défenseur québécois a admis n'avoir que lui à blâmer pour la situation dans laquelle il se retrouve en ce moment.

Le patineur de 6 pieds 4 pouces et 215 livres a eu quelques discussions informelles avec certaines équipes, mais aucune offre ne s'est encore matérialisée. À environ deux mois du début de la saison, l'arrière de 26 ans se voit dans l'obligation de commencer à tâter le terrain en Europe, notamment dans la KHL.

Mais il garde encore espoir de recevoir un appel de l'une des 31 formations du circuit Bettman.

« C'est décevant dans un sens, mais d'un autre côté, il n'y a personne d'autre à blâmer que moi... Je n'ai pas eu de grosses saisons », a-t-il admis sans détour, vendredi, dans le cadre du Boot Camp, un tournoi caritatif qui se tient en fin de semaine à Québec.

Le natif de Vanier, en Ontario, semblait pourtant en voie de s'établir dans la LNH en 2013-14 alors qu'il évoluait avec les Devils du New Jersey. Cette année-là, il avait disputé 60 matchs et avait amassé sept buts et 22 mentions d'aide.

Reconnu surtout pour son style de jeu à caractère offensif, il avait ajouté six buts et 13 aides en 61 matchs la saison suivante.

C'est en 2015-16 que les choses se sont mises à piquer du nez. Selon ses dires, les Devils ont commencé à insister sur son jeu défensif et le défenseur a du même coup commencé à perdre ses repères.

Il a récolté six points, dont un but, en 34 rencontres avant de prendre le chemin du Colorado dans une transaction. Sous la gouverne de Patrick Roy, il obtenait plus de temps de jeu, mais le malheur s'est acharné et il s'est disloqué le coude après seulement six rencontres, ce qui a mis fin à sa saison.

Roy a quitté son poste avant le début de la dernière campagne et Gélinas n'a pas été en mesure de gagner la confiance du nouvel entraîneur-chef de l'Avalanche, Jared Bednar.

Tout cela même si la formation était en voie de connaître une saison misérable (22-56-4) et affichait le pire rendement défensif de la ligue.

« J'avais moins d'opportunités, mais c'était à moi d'utiliser celles qu'ils m'ont données et ça n'a pas fonctionné, a déclaré Gélinas. Au mois de décembre, mon agent et moi avons pris la décision d'aller dans les mineures pour jouer davantage et avoir plus de responsabilités. »

Un séjour salutaire

Le défenseur a finalement été envoyé au Rampage de San Antonio, dans la Ligue Américaine, à seulement une semaine de la date limite des transactions au mois de février. Même s'il est survenu un peu plus tard qu'il ne l'espérait, ce renvoi a fait le plus grand bien à Gélinas qui a, de son propre aveu, retrouvé le « goût du hockey ».

« C'est sûr que de passer de six à 25 minutes de temps de jeu, ça fait une grosse différence, a-t-il avancé. Tu as beaucoup plus de temps pour te faire remarquer et c'est plaisant d'être utilisé autant.

« Ce séjour m'a permis de me retrouver, de mettre les atouts appris au cours des années dans la même boîte d'outils et de ne pas me casser la tête. Ç'a fait du bien de ne pas avoir à me questionner constamment et de seulement jouer. »

Même s'il commence à se faire tard à quelques semaines de l'ouverture des camps d'entraînement, Gélinas demeure convaincu qu'il peut faire sa place dans la LNH.

« Je pense que si je joue comme je l'ai fait à San Antonio pour terminer la saison, je suis capable d'aider une équipe. C'est comme ça que j'ai eu du succès », a-t-il lancé.

« Il s'agit simplement d'avoir une occasion et rendu là, ce sera à moi de saisir ma chance et de me prouver. »

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