Zhilkin celly

WINDSOR, Ontario – Dimian Zhilkin ne joue et ne s'exprime certainement pas comme le plus jeune représentant du Canada lors de la Vitrine estivale du Championnat mondial junior.

L'ailier droit de 17 ans (5 pi 10 po, 183 lb), un potentiel choix de première ronde au repêchage 2027 de la LNH, est arrivé au camp cette semaine avec l'intention de faire ses preuves au sein d'une formation canadienne remplie de joueurs déjà repêchés. Jusqu'à présent, Zhilkin a l’air de tout sauf d’un jeune homme dépassé par les événements.

Interrogé sur ce qu'il aura besoin de montrer au camp, Zhilkin a répliqué : « Je dois simplement jouer à ma façon. C'est du jeu compétitif, et je suis un petit joueur, mais je ne recule pas devant les gars plus costauds et je peux effectuer des jeux sous pression. Je crois que c'est dans ces moments que je suis le plus efficace. »

Cette confiance explique en grande partie pourquoi Zhilkin est devenu l'un des joueurs les plus intrigants au camp. Né à Moscou, il a déménagé à Toronto à l'âge de huit ans après avoir entamé son parcours dans le hockey avec l'académie du CSKA de Moscou, en Russie. Sa mère, son frère et sa sœur ont d'abord déménagé au Canada, alors que Zhilkin et son père sont demeurés en Russie pendant deux ans et demi en raison de problèmes de visa.

Il cherche maintenant à se faire une place avec Équipe Canada pour le Championnat mondial junior 2027 après avoir connu une saison d'éclosion avec Saginaw dans la Ligue de hockey de l'Ontario (OHL), amassant 75 points (36 buts, 39 passes) en 59 parties. Il a également occupé le rôle de capitaine, une responsabilité plutôt rare accordée à un joueur de son âge.

Zhilkin look off

« Honnêtement, la chose la plus importante pour moi était mon niveau de confiance, a expliqué Zhilkin. Je pense qu'elle s'est élevée dès ma saison recrue (en 2024-25). Pour cette première saison, tu ne sais pas vraiment à quoi t'attendre, mais une fois bien installé à ta deuxième saison, tu crois que tu peux tout faire sur la glace. Je m'amuse et j'effectue ces jeux. »

La production est une chose. La maturité en est une autre.

L'entraîneur d'Équipe Canada junior, Misha Donskov, a affirmé que Zhilkin avait déjà fait bonne impression grâce à son calme dans un environnement où de jeunes joueurs peuvent parfois sembler hésitants.

« Beaucoup de calme, très habile, très compétitif, a noté Donskov. Il a cette confiance tranquille. C'est un joueur qui est toujours préparé. Il se concentre étroitement sur les détails et sur ses habitudes avec la rondelle et sans rondelle. Il a beaucoup d'aptitudes, beaucoup de talent, et il donne tout ce qu’il a à chaque match. Ce sont de grandes qualités de leadership. »

Le rôle de leader a rapidement été adopté par Zhilkin, mais il a appris des anciens co-capitaines de Saginaw, Michael Misa (Sharks de San Jose) et Ethan Hay (Lightning de Tampa Bay). Misa prêchait par l'exemple, a expliqué Zhilkin, tandis que Hay communiquait toujours avec ses coéquipiers et était prêt à prendre la parole quand quelqu'un avait besoin de soutien. 

Zhilkin a tiré des leçons des deux joueurs, ajoutant qu'il a dû apprendre à se faire entendre davantage la saison dernière.

« Je tente d'assumer cette responsabilité et je dois être responsable envers moi-même. Quand je commets une erreur, je ne crains pas de l'admettre. »

Son expérience internationale l'a également aidé. Zhilkin a mené le Canada avec sept points (cinq buts, deux passes) au Championnat du monde des moins de 18 ans 2026, où le Canada a terminé au sixième rang après avoir perdu en quarts de finale. Drew Bannister, son entraîneur dans cette équipe et un adjoint avec le Canada à la Vitrine estivale, a admis être convaincu par ce qu'il a vu.

« Il est un vrai de vrai, a dit Bannister. Le jeune homme a tous les outils. Il est le rêve de tout entraîneur avec la manière dont il joue. Aux deux extrémités de la patinoire, son jeu est déjà peaufiné pour un joueur de son âge. »

Bannister a fait l'éloge de l'intensité, du leadership et de la touche offensive de Zhilkin, en soulignant sa capacité à décocher des tirs rapidement et à marquer des buts de plusieurs façons, que ce soit sur les jeux de transition ou devant le filet.

Le directeur général du Canada, Alan Millar, a noté qu'il n'y a aucune gêne dans le jeu de Zhilkin.

« Il est un jeune homme confiant avec beaucoup d'arrogance, et il porte attention aux détails, a dit Millar. Ses aptitudes sont très bonnes. Il joue de la bonne façon et il peut jouer dans toutes les situations. Il va être sélectionné très tôt dans un an. »

Zhilkin a indiqué qu'il serait prêt à occuper n'importe quel rôle dans la formation canadienne.

« Je crois que je suis un joueur polyvalent – je peux faire partie des deux premiers trios ou des deux derniers trios, a-t-il dit. Je peux adopter un style de jeu physique quand ils en ont besoin, mais je sais également marquer des buts. Donc, peu importe le rôle qu’on me donnera, je l'accepterai et j'en profiterai au maximum. »

Zhilkin regarde de près des joueurs de la LNH comme les attaquants Seth Jarvis (Hurricanes de la Caroline) et Zach Benson (Sabres de Buffalo) en raison de leurs similarités en ce qui concerne leur gabarit, leur vitesse, leur hargne et leur touche offensive. Il compte également sur son frère aîné Danny Zhilkin, sélectionné par les Jets de Winnipeg en troisième ronde (77e au total) au repêchage 2022. Danny a joué six matchs dans la LNH la saison dernière et a passé le reste de la saison avec le Manitoba dans la Ligue américaine de hockey. 

Mais cette semaine, tout est axé sur le parcours de Dimian. Et ce dernier n’a aucun problème à garder les choses simples.

« C'est le hockey, a-t-il dit. J'aime jouer au hockey, peu importe où ça se passe ou le chandail que je porte. Je profite toujours de l'occasion. »

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