Martone PHI goal celebration vs PIT

Porter Martone comprend que les projecteurs soient tournés vers lui à l’approche de sa première saison complète dans la LNH. 

Après tout, l’attaquant de 19 ans a récolté 10 points (quatre buts, six passes) à ses neuf premiers matchs dans la LNH, la saison dernière, pour propulser les Flyers de Philadelphie vers une première présence en séries éliminatoires en cinq saisons. Puis, il est devenu le premier joueur de moins de 20 ans de l’histoire de la Ligue à marquer le but gagnant dans chacun de ses deux premiers matchs des séries éliminatoires.  

Martone est perçu comme un candidat au trophée Calder cette saison – il a d’ailleurs été classé deuxième meilleur espoir de la LNH selon un top-26 établi par LNH.com. L’attaquant devrait également aider un jeu de puissance qui a terminé au dernier rang de la Ligue, la saison dernière. 

Mais Martone ne fait pas qu’aimer la pression. Il l'accueille à bras ouverts et il veut qu’elle soit sur ses épaules. 

« Quand les gens parlent de toi, ça te met de la pression, a énoncé le jeune homme. Mais c’est une chose que j’adore, et c’est le cas depuis que je suis tout petit. J’aime les moments de grande pression, les situations où la pression est à son comble. »

Martone a toujours eu ce désir d’être celui qui performe quand ça compte, que ce soit comme capitaine à 17 ans dans la Ligue de hockey de l’Ontario, comme joueur de première année qui a mené son équipe à l’Université Michigan State pour les buts et les points à 18 ans, ou comme capitaine d’Équipe Canada au Championnat mondial junior 2026. 

Mais réussir à le faire en arrivant dans la LNH au moment où les Flyers étaient en pleine course pour une place en séries? C'est assez unique. 

« J’en savais très peu à propos de son style de jeu, a commenté l’attaquant Trevor Zegras. Je l’avais regardé au Mondial junior et j’avais vu quelques séquences de la fin de sa saison universitaire, car nous savions qu’il s’en venait (à Philadelphie). Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, et il a surpassé toutes les attentes que j’aurais pu me faire à son endroit. »

À son premier match, le 31 mars contre les Capitals de Washington, il a décoché cinq tirs au but, un sommet chez les Flyers, dans une défaite de 6-4. 

À sa deuxième sortie, contre les Red Wings de Detroit deux jours plus tard, il a obtenu son premier point (une mention d’aide) et a enregistré neuf tirs au but, un sommet dans un match pour une recrue dans la LNH la saison dernière. 

Il a été le meneur des Flyers avec 32 tirs dans les 10 derniers matchs de la saison, et il a récolté au moins un point dans chacune des six dernières rencontres du calendrier régulier (quatre buts, cinq passes). 

« Si je n’avais pas pensé pouvoir avoir un impact et aider les Flyers à gagner des matchs, je serais retourné à Michigan State pour une autre année », a soutenu Martone. 

Son impact a été sismique. 

« C’était comme s’il avait été une acquisition de la date limite des transactions », a comparé Zegras.

PHI@DET: Martone saute sur un retour en A.N.

Martone a conclu sa saison en amassant cinq points (un but, quatre passes) en 10 matchs avec le Canada au Championnat du monde 2026, puis s’est offert un congé d’environ deux semaines avant d’entamer sa préparation estivale en vue de la prochaine saison. 

Au sommet de la liste de ses priorités : continuer d’améliorer son coup de patin et sa rapidité. Il a d’ailleurs travaillé sur ces aspects au camp de perfectionnement des Flyers, à la fin juin. 

« Il sait que ce n’est pas l’une de ses forces, alors il met les bouchées doubles, a soutenu le directeur du développement des joueurs des Flyers, Riley Armstrong. Même durant le camp de développement, il était sur la glace. […] Je pense qu’il a sauté une ou deux sessions, mais il était là pour chacune des séances de power skating. Il sait qu’il doit continuer d’améliorer cette facette chaque jour. Et ce sera quelque chose de très important pour lui dans l’avenir. Mais il a fait de beaux progrès. »

Martone a noté qu’il se sentait plus rapide sur ses patins pendant le camp de perfectionnement en comparaison avec le camp de l’année précédente, mais il sait que le travail est loin d’être achevé. 

« C’est un aspect que l’on peut toujours améliorer, a-t-il souligné. Mais j’ai fait de gros progrès depuis le moment où j’ai été repêché. J’ai vraiment travaillé fort, et je pouvais voir une différence au fil de la saison, l’an dernier. Je sens que j’ai une meilleure accélération au départ et que j’ai un peu plus de puissance. Mais c’est une facette que je vais continuer de travailler, car je n’ai jamais le sentiment d’atteindre mon plein potentiel. Je peux toujours m’améliorer et c’est ce sur quoi je travaille au quotidien. » 

Il a également mis l’accent sur de plus petits détails de son jeu, sachant que ce sera nécessaire dans une saison de 84 matchs. 

« Certains soirs, on peut avoir l’impression que tu ne roules pas à plein régime, mais la différence réside dans les jeux que tu réalises et dans les petites choses que tu fais quand tu n’as pas la rondelle, a expliqué Martone. Si tu peux avoir cette constance, tu vas connaître du succès. J’ai travaillé sur les jeux le long des rampes, la protection de la rondelle, les batailles à un contre un, les jeux défensifs. Je pense que tout ça mène au succès offensif, et je dois continuer de travailler en ce sens pour contribuer au sein de cette équipe. » 

La combinaison des talents et de l’état d’esprit de Martone ne peut que ravir ses coéquipiers pour la suite. 

« Il va y avoir des hauts et des bas, mais en fonction de sa personnalité, en fonction de ce que nous avons vu l’an dernier, il peut composer avec tout ça, a estimé le défenseur Jamie Drysdale. Il est tout un joueur. Il a ce don inné. »

Avec la collaboration de la journaliste de NHL.com Tracey Myers