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Cinq questions avec… Denis Gauthier

L'ancien défenseur n'a jamais quitté le hockey depuis sa retraite et est plus impliqué que jamais avec les Voltigeurs

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Denis Gauthier a peut-être accroché ses patins en 2009 après avoir passé 11 saisons dans la LNH avec les Flames de Calgary, les Coyotes de Phoenix, les Flyers de Philadelphie et les Kings de Los Angeles, mais il n'a jamais quitté le hockey.

Il participe régulièrement aux soirées de hockey sur les ondes du Réseau des sports (RDS) en tant qu'analyste et il s'implique avec les Voltigeurs de Drummondville - l'équipe avec laquelle il a effectué son stage junior - depuis maintenant plus de dix ans dans différentes fonctions.

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« Je suis un gars de hockey, a-t-il simplement résumé. Ne me demandez pas de clouer des clous ou de bâtir une maison, je ne suis pas manuel. Mais dans un aréna et sur une patinoire, je suis confortable et je me sens à ma place. »

Depuis l'été 2017, sa conjointe, ses trois enfants et lui sont aussi la famille de pension de l'attaquant des Voltigeurs, Dawson Mercer, un espoir de premier plan en vue du prochain repêchage de la LNH. Aucun doute, le hockey est encore et toujours omniprésent dans sa vie.

« Ça faisait quelques années que j'en parlais avec mes enfants et ma conjointe, mais on n'avait jamais vraiment pris la décision, a-t-il expliqué. Quand Dawson est arrivé, nous étions prêts à l'essayer. J'ai vécu de belles années à Drummondville avec la famille Desharnais et j'avais le goût de redonner à mon tour. »

Dans le cadre d'une entrevue au sujet de Mercer, Gauthier a accepté de se prêter au jeu des cinq questions avec LNH.com.

Bonjour Denis. On te connaît beaucoup pour ton rôle d'analyste à RDS, mais un peu moins pour celui que tu joues avec les Voltigeurs depuis maintenant plus de 10 ans. Quelles ont été tes tâches au sein de l'équipe pendant tout ce temps?

J'ai toujours travaillé avec les Voltigeurs à temps partiel parce que mon emploi principal est à RDS. Il y a des années où j'ai été adjoint derrière le banc, d'autres où j'ai travaillé davantage avec les entraîneurs et où je regardais les matchs à partir des gradins. Dans les dernières années, je dirais que je travaille plus avec les entraîneurs tandis que dans les six ou sept premières saisons j'étais plus avec les boys. Je considère que j'ai un bagage d'expérience qui peut être intéressant et qui peut servir à ces jeunes-là. J'ai envie de leur montrer des choses et de leur enseigner. J'ai le goût de partager mes expériences avec eux. 

Comment cette opportunité avec les Voltigeurs s'est-elle présentée aussi rapidement après ta carrière?

C'est drôlement arrivé. J'attendais encore des offres de contrat après mon séjour d'une saison avec les Kings de Los Angeles en 2008-09. J'ai reçu certaines offres que je n'aimais pas et je n'ai pas reçu celles que j'aurais aimé avoir. Je commençais tranquillement à l'analyse à RDS et je me gardais en forme avec les Voltigeurs. L'entraîneur Mario Duhamel me permettait de pratiquer avec l'équipe.

Au fur et à mesure que la saison approchait, je n'avais toujours pas de contrat. Je commençais à prendre ma place à RDS alors j'ai décidé d'accrocher mes patins et les Voltigeurs ont voulu me garder dans l'entourage de l'équipe pour que je continue de partager mes expériences avec les jeunes.

Tu occupes maintenant le poste de conseiller spécial. En quoi ça consiste concrètement?

Quand Philippe Boucher a été nommé directeur général, il m'a donné un titre pour la première fois (rires). Concrètement, je me fais beaucoup l'avocat du diable avec les entraîneurs; je remets en question des décisions, je leur apporte des idées… Qu'ils les prennent ou pas, c'est correct. Mon rôle est de les faire réfléchir et de les faire penser à d'autres approches.

Sur la glace, je travaille surtout avec les défenseurs, mais aussi avec les attaquants à l'occasion. Je collabore beaucoup avec Mathieu Turcotte, l'entraîneur des défenseurs, et on a développé une belle relation. J'essaie de lui transmettre mon expérience et mes connaissances. Il veut gravir les échelons dans le coaching, il est super passionné, à l'écoute et il est très ouvert à ce qu'on partage nos idées. Il m'arrive aussi de travailler avec Philippe Boucher quand il a des questions sur certains joueurs. Je m'implique un peu partout, mais je n'ai pas de rôle décisionnel. Je suis là pour lancer des idées et aider le personnel.

Cette saison est un peu différente des autres. Non seulement tu héberges Dawson Mercer pour une troisième saison, mais ton fils Kaylen a réussi à percer la formation des Voltigeurs à 17 ans. Comment est-ce que c'est de le côtoyer au quotidien dans ce contexte-là?

C'est une grande fierté, surtout que ça sort un peu de nulle part dans son cas. Il y a deux ans jour pour jour, je n'y croyais pas vraiment. Il a toujours eu un gros sens du hockey, mais physiquement il n'a jamais été vraiment grand et fort. Le déclic s'est produit il y a deux ans alors qu'il évoluait au Collège St-Bernard dans la LHPS. Il a fait l'équipe comme cinquième ou sixième défenseur, mais il a eu un entraîneur qui en a pris soin et qui lui a donné beaucoup confiance. Tout a découlé de ça par la suite.

Il a grandi un peu, il est devenu plus fort et il est maintenant capable de suivre le rythme physiquement. Il a une grande discipline, il travaille fort, il est à son affaire et il agit comme un professionnel. Il a mis toutes les chances de son bord. De le voir réaliser son rêve par le chemin qu'il a emprunté, c'est encore plus une fierté que s'il l'avait atteint seulement à cause de son talent. De le côtoyer comme ça, ce sont des moments que je ne pourrai jamais revivre. Je me considère chanceux de vivre ces moments, de côtoyer mes enfants le plus souvent possible et de les avoir autour de moi. Je me sens privilégié d'avoir mes trois enfants à la maison et d'avoir mon plus vieux qui joue pour les Voltigeurs.

Avec ton implication au sein des Voltigeurs, on sent que ton passage dans la LHJMQ a été marquant. Comment est-ce que tu décrirais ton attachement pour la ville de Drummondville?

J'ai rencontré ma femme quand je jouais junior ici en 1995, j'avais 18 ans. Je revenais ici chaque été quand je jouais ailleurs. Ma femme vient d'ici et maintenant tous mes amis sont à Drummondville. On n'a jamais étudié l'option d'aller vivre ailleurs. C'est dans ma nature, je suis un gars de cœur et un gars loyal. Les Voltigeurs ont été ma seule équipe dans le junior et ils ont été un sérieux tremplin pour le reste de ma carrière.

Cet attachement-là, c'est un attachement de cœur. J'ai l'équipe à cœur et j'ai le goût de vivre quelque chose de plaisant avec eux. J'ai le logo tatoué sur le cœur. Deux de mes trois enfants sont nés ici, ils sont allés à l'école ici quand j'ai pris ma retraite. Je me sens chez moi, je suis un Drummondvillois d'adoption. Je suis toujours bien accueilli et je me sens apprécié par l'organisation.

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