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Cinq questions avec… Jean-Jacques Daigneault

L'ancien entraîneur adjoint des Canadiens est à la barre d'une équipe pour la première fois de sa carrière à Halifax

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Pas moins de 35 ans après avoir disputé sa dernière saison dans la LHJMQ avec les Chevaliers de Longueuil, Jean-Jacques Daigneault effectue cette saison un retour au sein du circuit junior québécois derrière le banc des Mooseheads de Halifax. 

Il y revient avec 898 matchs d'expérience à la ligne bleue dans la Ligue nationale, une conquête de la Coupe Stanley (1993) et un après-carrière de 14 saisons en tant qu'adjoint dans la Ligue américaine de hockey (LAH) et dans la LNH avec les Canadiens, durant six campagnes.

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Et pour la première fois de sa carrière derrière le banc, il occupe le poste d'entraîneur-chef.

« C'est une adaptation pour moi, a-t-il déclaré en entrevue avec LNH.com. Je pense que je m'améliore à tous les matchs. Ce n'est pas facile de gérer son banc et de prendre des décisions pendant le match. C'est quelque chose que je voulais expérimenter, que je voulais barrer de ma liste et voir si j'étais en mesure de le faire. On apprend avec les bonnes choses qu'on fait ainsi qu'avec nos erreurs. »

De passage à Boisbriand pour y affronter l'Armada avec son équipe, Daigneault a accepté de se prêter au jeu des cinq questions avec LNH.com.

Bonjour Jean-Jacques. On sait que tu avais accepté un poste d'adjoint avec le club-école des Blues de St. Louis, l'an dernier, après avoir été remercié par les Canadiens après six saisons. Comment s'est présentée l'opportunité de diriger les Mooseheads?

Après la saison à San Antonio, j'ai regardé mes options dans la Ligue américaine et rien ne s'est concrétisé. Ensuite, le poste s'est ouvert à Halifax (avec le départ d'Éric Veilleux qui a accepté un rôle d'adjoint avec le Crunch de Syracuse). J'ai donné un coup de fil au directeur général Cam Russell et au propriétaire Bobby Smith et tout le monde a jugé qu'à ce stade de ma carrière, c'était le bon moment pour devenir entraîneur-chef dans la LHJMQ.

Après avoir passé 14 saisons à côtoyer des professionnels dans la LAH et dans la LNH, quelle est la différence majeure à laquelle tu dois t'adapter dans le ton et dans la manière de gérer un vestiaire junior?

La patience. Patience, patience, patience (rires). En tant qu'entraîneur-chef et avec le personnel, on essaie d'implanter un système de jeu qui demande un certain niveau d'aptitudes. De mon côté, il faut que je m'arme de patience parce que les bases de mes joueurs ne sont pas aussi développées qu'elles l'étaient chez les professionnels. Les lancers ne sont pas aussi précis, l'exécution n'est pas aussi bonne dans les entraînements, alors c'est facile de devenir impatient.

En même temps, ça fait de moi un meilleur enseignant. […] Je ne pensais pas que le hockey junior était aussi rapide et compétitif qu'il l'est présentement. Ça me surprend un peu. Je pensais que le niveau de jeu serait beaucoup plus lent comparativement à ce qu'il est dans la Ligue nationale et dans la Ligue américaine, mais ce n'est pas tout à fait le cas.

Avec l'expérience que tu as acquise au fil des années, qu'est-ce que tu peux apporter à ces jeunes qui rêvent d'atteindre le prochain niveau?

Je leur rappelle que le hockey, ça implique des sacrifices. C'est une discipline de vie. Nous avons plusieurs joueurs qui ont été repêchés à Halifax. Mais être repêché, ce n'est que la première étape. Ça signifie seulement qu'il y a un club qui te donne un vote de confiance en pensant que tu peux être un bel atout pour l'organisation dans le futur. Mais la route est encore longue. Le joueur qui veut accéder à la Ligue nationale doit être discipliné et persévérant à travers les hauts et les bas.

Les Mooseheads montrent une fiche de 11-10-2 après 23 matchs. Même si l'équipe a atteint la Finale de la Coupe du Président et de la Coupe Memorial, l'an dernier, plusieurs s'attendaient à ce qu'ils soient toujours compétitifs cette année. Comment évalues-tu le rendement de ton équipe jusqu'à maintenant?

On est toujours au stade d'apprentissage. Il y a beaucoup de recrues comparativement à la formation que les Mooseheads avaient l'an dernier. Nous avons perdu beaucoup de joueurs de 19 ans qui ont été remplacés par certains joueurs avec beaucoup moins d'expérience. Ces jeunes sont en apprentissage. Au cours des 20 premiers matchs, on a eu des hauts et des bas, mais je pense que les jeunes s'adaptent bien à notre style de jeu. Ils le font de la bonne façon, mais nous devrions avoir une meilleure fiche que ,500.

Même si ce ne sont évidemment pas tous les mêmes joueurs, tu es quand même le cinquième entraîneur de l'équipe en cinq ans. Est-ce que ça complique un peu la tâche au niveau de leur adaptation?

C'est certain qu'on le ressent. C'est une nouvelle identité, de nouveaux termes de hockey, un nouveau langage. C'est toujours une adaptation pour les joueurs et les entraîneurs. Ce l'est surtout pour moi parce que j'ai 20 joueurs à connaître sur la patinoire, comme à l'extérieur. C'est une grosse adaptation pour tout le monde, mais on est un club en croissance. Quand je fais l'évaluation des rencontres, je vois de meilleures choses à tous les matchs, donc c'est encourageant.

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